Comment protéger Bébé des polluants durant la grossesse et encore après? Toutes les solutions dans le Guide Pratique en format numérique

AJ001 - Protégez la santé de votre bébé en évitant les polluants
Guide pratique complet  indispensable pour les parents 

Chers parents, quelle joie d’apprendre LA bonne nouvelle: Bébé arrive dans quelques mois!

Si cette annonce vous réjouit, vous savez également qu’elle implique de nouvelles responsabilités, surtout en matière de santé.

Les médecins -généralistes, gynécologues et pédiatres- sont là pour vous aider durant toute la gestation et après la naissance de votre enfant.

Mais de nos jours, ceci ne suffit plus:pour protéger la santé de Bébé, il faut agir sur son environnement quotidien!

Pourquoi?

Parce que depuis quelques années, les scientifiques ont établi que certaines maladies graves sont en lien avec des polluants présents dans l’air, dans l’eau, dans les aliments, les ustensiles ménagers, les produits cosmétiques, les revêtements décoratifs, la literie, les vêtements,etc…

Savez-vous que des polluants sont à l’origine de la multiplication des allergies et de l’asthme, des intolérances et hypersensibilités alimentaires, de la baisse de la fertilité, de perturbations de la glande thyroïde, de cancers et de malformations?

Si vous êtes enceinte, il faut donc tout faire pour éliminer ces molécules polluantes de votre habitat.

Comment agir en pratique?

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Babyphones et santé de Bébé : comment le protéger des ondes électromagnétiques?

 

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Lorsqu’on parle de santé environnementale, on pense bien évidemment à la pollution par les produits chimiques mais on oublie souvent que les champs électromagnétiques ont également un impact sur les processus physiologiques qui permettent le fonctionnement de nos organes.

De nos jours, nous sommes littéralement bombardés par des ondes électromagnétiques de fréquences et de puissances variables et nous ne connaissons pas réellement leurs effets en terme de santé.

Depuis quelques dizaines d’années , une nouvelle pathologie en lien avec ces ondes a fait son apparition sous le nom d’Electrohypersensibilité ou EHS. Bien entendu, il ne s’agit là que de la partie visible du problème et mieux vaut agir avant que cette pathologie ne se déclare. S’il est clair qu’un adulte est affecté par les champs électromagnétiques, que dire alors des impacts sur un enfant durant ces périodes de « fragilité » que sont  la grossesse et les premières années de sa vie?

De nombreuses études scientifiques se rapportant aux ondes électromagnétiques et à leurs effets sur la santé des enfants ont été réalisées depuis les années 90. Certains mécanismes cellulaires toxiques ont  été mis en évidence. Nous allons dans un premier temps faire le tour de ces effets négatifs en listant quels sont les appareils qui peuvent émettre des ondes dans la chambre d’un bébé. Bien entendu, les babyphones sont concernés et en particulier ceux de dernière génération qui fonctionnent à l’aide des technologies DECT ou Wifi . Ensuite, nous verrons quelles sont les solutions les plus simples et les plus efficaces pour que votre bébé soit le moins possible affecté par toutes  ces ondes.

Tout d’abord, quelques rappels sur les ondes électromagnétiques….

  • Tout fil conducteur mis sous tension (relié à une prise) produit un champ électrique dans son voisinage. C’est-à-dire que lorsque le fil d’un appareil électrique est branché à une prise de courant, des charges électriques sont émises  à proximité de ce fil, même si l’appareil n’est pas en fonctionnement.
  • Quand un appareil fonctionne, le courant se déplace alors dans le fil et produit des champs magnétiques qui se surajoutent au champ électrique. C’est la raison pour laquelle on parle de champs électromagnétiques.
  • la fréquence est le nombre d’oscillations de l’onde électrique dans une période de temps. Par exemple, un Hertz équivaut à une oscillation de l’onde par seconde. Une fréquence d’un kilohertz (1 kHz) correspond à 1000 oscillations par seconde. Un mégahertz (1MHz)= 10 puissance 6 Hertz. Un Gigahertz (1 GHz)= 10 puissance 9 Hertz. Selon ce nombre d’oscillations, on va parler d’appareils qui fonctionnent avec des extrêmement-basses-fréquences, des moyennes-fréquences ou des hautes-fréquences.
  • les extrêmement basses fréquences ou EBF: elles vont de 1 Hz à 300 Hz. Ce sont des fréquences qui émanent de l’alimentation électrique courante et des appareils domestiques branchés sur celle-ci.

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  • les moyennes fréquences: elles s’étendent de 300 Hz à 10 MHz. Elles sont émises par les écrans d’ordinateurs et certains dispositifs antivols.
  • les hautes-fréquences ou HF sont appelées également radio-fréquences. Elles s’étendent de 10 MHz à 300 GHz. Elles proviennent des antennes de radio, de télévision, de téléphonie mobile et des radars, ainsi que des téléphones portables, des babyphones, des DECT, de la Wifi, des fours à micro-ondes, du Bluetooth, …

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Toutes ces fréquences créent des champs électromagnétiques dans leur voisinage. Ces champs donnent naissance dans l’organisme à des courants induits qui ont de réels effets sur le fonctionnement du corps humain. En effet, le corps humain est « conducteur ». La présence de champs électromagnétiques dans son environnement proche fait apparaître des micro-courants dans les tissus. Ces micro-courants entrent en interaction avec les charges électriques des cellules humaines qui sont déjà polarisées au départ. Ces phénomènes sont complexes car ils varient en fonction des fréquences , des puissances et des modulations des courants. Ces courants induits entrent en compétition avec l’ensemble des phénomènes électriques physiologiques qui servent habituellement à commander ou à réguler les cellules et les organes. Pour ceux qui souhaitent obtenir des détails sur les effets des courants induits sur l’organisme humain, vous trouverez des explications complémentaires sur la fiche de l’INRS concernant les champs électromagnétiques et leurs effets sur le fonctionnement de l’organisme. Les conséquences de ces courants sur le bon fonctionnement des cellules est difficile à mettre en évidence car les études à ce sujet nécessitent de prendre en compte la multiplicité des sources d’exposition aux rayonnements avec des fréquences, des puissances et des durées variables.

Malgré ces difficultés , de nombreuses études ont été menées dans différents pays et ont apporté les preuves des effets délétères des champs électromagnétiques sur le corps humain, dans certaines conditions. Voici donc un résumé des conclusions de ces études qui mettent en évidence les risques encourus , en particulier pour les enfants durant la grossesse ainsi que pour les enfants en bas-âge.

 

Les effets néfastes des champs électromagnétiques – Conclusions des études scientifiques

 

  • le CIRC (Centre Internationale de Recherche sur le Cancer) a classé les champs électromagnétiques comme « possiblement cancérogènes pour l’Homme ».
  • l’Etude de Divan HA et al, en juillet 2008: l’utilisation par une femme du téléphone portable durant la grossesse augmente de 49% le risque d’avoir à terme un enfant présentant des troubles du comportement et de 34% le risque que l’enfant présente des troubles de l’acuité visuelle.
  • le Rapport Bioinitiative de 2012: il se base sur la lecture de 1800 études scientifiques réalisées sur les ondes. Ces études mettent en évidence que les champs électromagnétiques sont génotoxiques, qu’ils font apparaître dans les cellules des protéines de stress et qu’ils gênent la réparation de l’ADN des mitochondries.
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ADN

Les champs électromagnétiques ou CEM provoquent également des perturbations du système immunitaire à l’origine d’une moindre résistance du corps aux maladies. Les CEM perturbent certaines fonctions en lien avec la reproduction (spermatogenèse par exemple). Les radiofréquences modifient le rythme cardiaque et diminuent la production de mélatonine chez le nouveau-né. Elles augmentent la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique permettant ainsi le passage des toxines présentes dans le corps vers les structures cérébrales. Pour exemple, une exposition de deux heures aux ondes émises par un téléphone portable est suffisante pour « ouvrir » cette barrière hémato-encéphalique. Les champs provenant des émissions des téléphones portables, des téléphones sans fil DECT et de la Wifi  ont des répercussions sur les systèmes biologiques, même lorsque ces émissions ne se font que sur de très courtes durées. L’exposition du fœtus ou du nouveau-né peut avoir des conséquences néfastes qui apparaîtront sur sa santé des décennies plus tard.

  • Lettre de l’Académie Américaine de Pédiatrie aux membres du Congrès le 12-12-2012:Les enfants ont une densité osseuse plus faible que celle des adultes, entre autres au niveau de leur boîte crânienne et leur cerveau contient une masse d’eau plus importante. De ce fait, ils sont plus exposés aux CEM et les limites réglementaires de puissance (Débit d’Absorption Spécifique ou DAS) imposées aux téléphones mobiles ne garantissent pas la sécurité des enfants.

 

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Nouveau-né

 

  • ANSES: Le rapport d’expertise collective en date d’octobre 2013 intitulé « Radio-fréquences et santé » rapporte les résultats de certaines études scientifiques. Celles-ci ont mis en évidence des modifications des neurones, des oxydations et des cassures de l’ADN des cellules, des modifications de l’activité électrique cérébrale et des effets de type « réponse inflammatoire » après exposition in-vivo à des radio-fréquences d’une puissance déterminée.
  • Courrier en date du 8 février 2013 de Martha Herbert, Professeur adjoint en service de Neurologie Pédiatrique à Los Angelès (USA): les champs électromagnétiques de basses et hautes fréquences ont des effets neurologiques. Les enfants y sont plus vulnérables que les adultes.
  • Etude de Lerchl et al. en 2015: Les radiofréquences favorisent l’apparition de tumeurs cancérogènes à long terme après des expositions, même in-utéro. Les effets sur le métabolisme humain s’observent même à des doses très inférieures aux limites réglementaires.
  • Appel de 190 scientifiques internationaux le 11 mai 2015: Ces scientifiques issus de 39 pays demandent à l’ONU de réviser à la baisse les normes fixées par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) et l’ICNIRP (Commission Internationale sur les Radiations Non-Ionisantes). Ils insistent aussi sur la nécessité de protéger tout particulièrement les enfants et les femmes enceintes.

Comme vous le voyez, la nocivité des champs électromagnétiques est bien réelle. Si vous voulez protéger la santé environnementale de votre bébé, il est nécessaire d’intervenir vis-à-vis des équipements électriques présents dans son environnement et qui sont susceptibles d’émettre ces fameux CEM. Nous allons dans un premier temps passer en revue ces équipements de la manière la plus exhaustive possible. Ensuite, nous verrons ensemble quelles sont les solutions les plus simples pour atténuer leur impact sur votre enfant.

Certains de ces appareils peuvent être utilisés quotidiennement à quelques dizaines de centimètres de la tête de Bébé. C’est le cas des babyphones par exemple. D’autres appareils ne seront pas forcément dans la chambre de votre enfant mais pourront tout de même présenter des risques du fait qu’ils émettent à distance et que leurs ondes traversent les murs. C’est le cas entre autres d’une box Internet ou d’un téléphone sans fil.

 

Liste des appareils émettant des champs électromagnétiques importants 

 

  • le téléphone portable: il émet des micro-ondes selon diverses fréquences, en fonction de l’opérateur et de l’abonnement choisi. Les fréquences utilisées vont de 800 MHz à 3500 MHz. Ses effets nocifs ont été largement étudiés. Les normes de DAS (Débit d’Absorption Spécifique) qui sont censées limiter les effets sanitaires des portables ne prennent en compte que les effets thermiques des ondes mais  pas leurs impacts biologiques beaucoup plus néfastes.

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  • le téléphone sans-fil DECT: il est composé d’une base fixe branchée à une prise électrique et d’un combiné libre. Il permet de passer ou de recevoir des appels téléphoniques quel que soit l’endroit où on se trouve dans la maison ou le jardin. Il fonctionne par le biais de la technologie dite  des « micro-ondes pulsées ». La base du téléphone émet en permanence des micro-ondes de 2450 MHz de fréquence (hyperfréquences) selon un rythme d’impulsions de 100 Hz (Extrêmement Basses Fréquences). Un téléphone fonctionnant avec cette technologie peut émettre à 200 mètres de sa base. Dans une lettre en date du 9 octobre 2002, 150 médecins allemands toutes spécialités confondues ont lancé un cri d’alarme. Celui-ci constitue l’Appel de Fribourg . Cet appel fait le constat d’une augmentation très importante des cas de maladies chroniques graves dans toute la population. Il relie cette évolution fatale à l’augmentation des ondes de radiofréquences et cible en particulier les antennes-relais, les téléphones portables et les téléphones sans-fil DECT. D’après ces médecins, le standard DECT altère les défenses immunitaires et anéantit les systèmes de régulation du corps. Ils préconisent par conséquent d’interdire ce système, en particulier dans l’environnement des femmes enceintes et des enfants.
  • le routeur Internet ou Box Wifi: Elle émet en permanence des micro-ondes de fréquence égale à 2450 MHz, sur une pulsation basse-fréquence de 10 Hz. Le fonctionnement de la Wifi est à l’origine du Syndrôme des micro-ondes qui perturbe tous les mécanismes physiologiques chez les adultes et encore plus chez les enfants. Un routeur Wifi émet des ondes sur une portée de 20 à 50 mètres selon les obstacles.

 

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  • la technologie Bluetooth: Elle fonctionne sur une hyperfréquence de 2400 MHz. Sa puissance est variable de 1 à 100 mW et la portée des émissions peut aller de moins de 10 mètres à 100 mètres de distance. Elle permet de connecter des appareils de type oreillettes, tablettes, souris de clavier, caméras, etc…

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  • le babyphone: Cet appareil sert à surveiller Bébé, soit uniquement par l’écoute des sons (émetteur audio) , soit par la surveillance audio et vidéo de Bébé (module avec caméra). Il existe deux technologies possibles pour le fonctionnement de ces appareils. La technologie analogique et la technologie numérique. Les babyphones analogiques émettent  des champs électromagnétiques à partir d’hyperfréquences qui vont de 863 à 865 MHz; leur puissance est limitée réglementairement à 10 milliwatts maximum. Les babyphones numériques émettent des CEM à partir d’hyperfréquences qui vont de 865 MHz à 870 MHz; leur puissance est limitée à 25 milliwatts maxi. Les babyphones numériques émettent plus de rayonnements nocifs que les analogiques, en particulier quand ils fonctionnent en utilisant les technologies Wifi ou DECT.

 

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Babyphone avec caméra

 

  • l’ordinateur: il émet des ondes à la fois par le biais des microprocesseurs et par celui de l’écran. Les microprocesseurs rayonnent sur des fréquences allant de 86 Hz à 700 MHz. Les champs magnétiques sont de l’ordre de 0,2 à 0,6 Microteslas  selon qu’on est placé à 50 ou 10 cms de distance.
  • le radiateur électrique: il peut rayonner des ondes allant jusqu’à 600 Volts/mètre, en fonction de sa puissance de chauffe. Les champs magnétiques autour d’un radiateur peuvent avoir des valeurs de 0,2 Microteslas à 1 m de distance et de 9 Microteslas à 10 cms du radiateur.
  • le four à micro-ondes: il produit les mêmes effets que le téléphone sans-fil DECT, avec en supplément l’émission de basses-fréquences provenant du transformateur qui alimente le magnétron.
  • les ampoules fluo-compactes: elles sont appelées également « Ampoules à basse-consommation ».leur ballast électronique émet des basses-fréquences allant de 50 à 500 Hz. Le correcteur d’intensité émet sur des fréquences situées entre 20 et 60 KHz. Ces ampoules peuvent émettre des rayonnements radioélectriques pouvant dépasser les 3 Volts/mètre, ce qui est contraire aux Directives européennes et constitue une menace importante pour la bonne santé. A ceci se rajoute la présence de mercure hautement toxique dans chaque ampoule basse-consommation. Une sévère mise en garde au sujet des effets néfastes de ces ampoules a été effectuée en 2007 par ARCA-IBERICA et le CRIIREM.
Ampoule fluo-compacte: elle émet des CEM et contient du mercure toxique- A bannir
Ampoule fluo-compacte: elle émet des CEM et contient du mercure toxique- A bannir
  • les transformateurs: tous les transformateurs émettent des champs électromagnétiques d’intensité variable en fonction de la puissance d’utilisation.
  • les plaques de cuisine à induction: elles peuvent émettre sur une fréquence de 23 KHz des champs électriques de 36 V/m et magnétiques de 1,2 Microteslas ou 1,2µT.
  • le téléviseur: il produit à 30 cms de distance un champ électrique d’une valeur moyenne de 60 V/m et des champs magnétiques de 2 Microteslas ou 2µT.
  • le compteur Linky: il émet environ 4000 fois par jour des ondes d’hyperfréquences de 800 MHz. On retrouve des champs électromagnétiques d’une valeur de 1 Volt/m à environ un mètre de ce compteur. Ce compteur dit « intelligent » est en réalité très toxique car il injecte dans les câbles électriques de l’habitation concernée des radiofréquences comprises entre 63 et 95 MHz . Ces radiofréquences sont émises jusqu’à une distance de 2,50 mètres autour des câbles électriques dans tous les murs, les fils électriques apparents et les appareils branchés à une prise. L’habitation est alors entièrement polluée par ces courants porteurs en ligne (CPL).
  • les appareils électroménagers: l’aspirateur, le réfrigérateur, le fer à repasser, le sèche-cheveux, la chaîne Hifi, le rasoir électrique, les robots de cuisine, le radio-réveil, etc… tous ces appareils émettent des rayonnements électromagnétiques dont les effets s’additionnent sur le corps humain.
  • les jouets connectés et les modules anti-éloignement destinés aux bébés sont également des sources de rayonnements électromagnétiques.

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Pour rappel, le rapport Bioinitiative préconise pour rester en bonne santé que lorsqu’il existe une exposition de longue durée aux champs électromagnétiques,  celle-ci ne doit pas dépasser les valeurs suivantes: pour les basses fréquences (50/60 Hz), pas plus de 0,1 Microteslas pour le champ magnétique et pas plus de 10Volts/m pour le champ électrique. Pour les hautes fréquences, pas plus de 0,6 Volt/m pour le champ électrique. Si vous comparez ces valeurs-limites préconisées aux valeurs retrouvées au niveau des équipements de votre habitation, les émissions d’ondes dans votre environnement quotidien dépassent largement ce qui est préconisé par le rapport Bioinitiative, rapport élaboré en 2007 après l’analyse de 1500 études scientifiques par des sommités internationales.

Il est actuellement impossible d’échapper à une grande partie des rayonnements électromagnétiques dans les lieux publiques ou privés puisque leur présence est due à des installations effectuées sans concertation. C’est le cas des antennes-relais, des spots Wifi, du WiMax, des compteurs Linky, des radars, des appels passés depuis les portables un peu partout, des appareils connectés dans la rue, etc… Toutefois, il reste indispensable d’un point de vue santé que vous fassiez de votre mieux pour protéger votre bébé de ces excès d’ondes étant donné les risques encourus par votre enfant à moyen et long terme.

Dans le paragraphe qui suit, nous allons voir comment agir concrètement pour éviter à Bébé d’être bombardé par ces rayonnements toxiques.

 

Les solutions pour éviter l’exposition de Bébé aux champs électromagnétiques: babyphones, éclairage, chauffage, jouets…

 

 

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Les solutions qui vous sont proposées dans ce paragraphe sont passées en revue de manière chronologique, c’est-à-dire en fonction de la période de développement de votre bébé.

Nous allons commencer par examiner les moyens à mettre en oeuvre pour que les ondes affectent le moins possible l’embryon et le fœtus durant votre grossesse. Ensuite, nous verrons quelles précautions ou matériel utiliser -dont les babyphones– pour continuer à protéger votre nourrisson même après sa naissance.

 

Grossesse et champs électromagnétiques: les solutions

 

Vous ne la saviez peut-être pas, mais le temps de la grossesse est aussi celui des listes. En voici donc une (de plus) qui va vous indiquer tout ce qu’il faut faire ou ne pas faire pour éviter qu’un excès d’ondes nocives perturbe le bon développement de votre bébé durant ces neuf mois.

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Les conseils qui suivent vous permettront également -et c’est tout aussi important- de diminuer la quantité d’ondes nocives pour vous-même et votre famille et il serait intéressant que vous continuiez à les appliquer même après la naissance de Bébé.

Le téléphone portable

⇒ A faire:

  • L’éteindre dès lors qu’on n’attend pas un appel ou qu’on n’est pas obligé de s’en servir dans l’instant
  • Utiliser le téléphone filaire fixe autant que possible pour communiquer
  • S’il reste en veille, poser le téléphone sur un meuble et pas sur soi.

A ne pas faire:

  • Les longues conversations , celles qui durent plus de 10 minutes
  • Etre en communication au cours d’un déplacement physique rapide (train, voiture,..) car le téléphone fonctionne alors à pleine puissance pour trouver des émetteurs relais au fur et à mesure du déplacement.
  • Etre en communication dans un endroit où la réception est mauvaise car la puissance d’émission est à son maximum.
  • Ne pas mettre un portable en veille sur soi, dans une poche ou dans un sac en bandoulière et encore moins près de votre ventre, ce que votre bébé n’apprécierait pas.
  • Utiliser une housse de portable anti-ondes car celle-ci en diminuant les émissions du rayonnement oblige l’appareil à émettre à plus forte puissance.

Le téléphone au domicile

⇒ A ne pas faire:

  • Utiliser son portable, en particulier si la conversation est susceptible de ne pas être très courte
  • Utiliser un téléphone à technologie DECT

⇒ A faire:

  • Utiliser un téléphone filaire, en particulier pour les conversations de moyenne ou de longue durée. Voici quelques marques qui en proposent: Telefunken, Doro, Alcatel,.. mettent en vente des téléphones filaires, donc qui n’émettent pas d’hyperfréquences. Le Litefon de Piezo est un téléphone filaire conseillé pour les personnes électrohypersensibles (EHS) qui doivent éviter à tout prix les ondes de basses et de hautes fréquences.
  • Ecourter les conversations sur le téléphone portable

L’ordinateur, la tablette

⇒ A ne pas faire:

  • Utiliser la technologie Wifi ou le Bluetooth
  • Poser l’ordinateur sur vos genoux ou tout près de votre abdomen

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⇒ A faire:

  • Relier votre ordinateur au routeur (Box internet) avec un câble ethernet (liaison filaire)

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  • Poser votre ordinateur ou votre tablette sur un meuble et pas sur vous
  • Protéger votre abdomen avec un tissu anti-ondes. Voici quelques sites qui en proposent: Geotellurique.fr et ExperCem. Ces deux sites vendent au mètre du tissu anti-ondes de marque Swiss Shield qui limite les émissions de basses et hautes fréquences. Ces tissus sont constitués de fibres textiles mêlées à des fils d’argent. Le fabricant Belly Armor propose des bandeaux de protection pour la grossesse confectionnés avec du tissu protecteur RadiaShield contenant également des fils d’argent.

Les équipements électroménagers et audio-visuels 

⇒ A éviter:

  • rester près d’un four à micro-ondes sous tension, près du lave-vaisselle, du réfrigérateur, du congélateur, de la plaque électrique à induction
  • utiliser des ampoules fluocompactes « basse consommation » pour l’éclairage domestique

⇒ A faire:

  • désactiver la Wifi et le Bluetooth et connecter les appareils en mode filaire

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  • respecter une distance suffisante avec le téléviseur, la chaîne Hifi et les transformateurs électriques.
  • utiliser des ampoules halogènes à incandescence pour l’éclairage de vos pièces

Les sorties

⇒ A éviter:

  • les endroits saturés en ondes de hautes fréquences telles que les centres commerciaux et salles de spectacles avec spots Wifi , matériels audio et vidéo ainsi que de multiples téléphones portables activés.
  •  rester à côté de personnes utilisant la technologie Wifi ou Bluetooth
  • les lieux où sont présentes des antennes-relais

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⇒ A privilégier:

  • les sorties dans les endroits moins chargés en ondes, la campagne, les lieux moins fréquentés
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Impossible de trouver mieux!
  • demander aux amis d’éteindre la Wifi et le Bluetooth si c’est possible

 

Les solutions pratiques pour protéger Bébé des ondes électromagnétiques après sa naissance

 

Si vous avez bien suivi les recommandations précédentes, le maximum a été fait pour que le développement de votre bébé durant la gestation n’ait pas été affecté de façon notoire par les champs électromagnétiques.

A présent que votre enfant est né, qu’il est enfin arrivé dans votre petite famille, il va falloir continuer à  protéger sa santé environnementale en tenant compte des CEM présents tout autour de lui dans votre habitat.

Nous en avons déjà parlé au début de cet article, la boîte crânienne d’un petit enfant est moins épaisse et moins minéralisée que celle d’un adulte. Elle est plus perméable aux ondes nocives de « l’électrosmog ». Le cerveau de Bébé est donc susceptible de subir des perturbations beaucoup plus importantes que celui d’une personne adulte.

L’organisme d’un nourrisson n’étant pas complètement mature, il aura également plus de difficultés à bien gérer les perturbations électromagnétiques qui peuvent impacter le développement ou/et le fonctionnement de ses organes.

Sachant tout cela, il ne vous reste plus qu’à mettre en oeuvre des solutions simples et peu coûteuses pour mettre votre bébé à l’abri des « interférences » électromagnétiques.

Nous allons à nouveau faire une liste de ces solutions en les classant en fonction de l’endroit dans lequel va séjourner votre bébé. Nous examinerons successivement l’environnement dans sa chambre, puis dans son lieu d’habitation global et enfin dans le cadre de ses déplacements en extérieur ou chez des amis.

 

Solutions anti-ondes dans la chambre de Bébé

Nous allons voir comment faire pour éviter d’installer des appareils qui émettent trop d’ondes électromagnétiques dans la chambre destinée à votre enfant.

Choisir le bon babyphone

⇒ A faire:

  • choisir un babyphone analogique qui émet avec une puissance inférieure à 10mW. La performance d’émission doit correspondre à la distance réellement nécessaire entre la chambre de votre enfant et le séjour. L’appareil doit être doté de la fonction VOX afin de n’émettre que lorsque Bébé fait entendre sa voix. Voici quelques marques qui en proposent: Sanitas, Babymoov, Chicco, Beurer, Phillips Avent, Badabulle,…

 

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  • il est possible d’installer une caméra de surveillance si vous le souhaitez. Dans ce cas, il faudra la relier à votre ordinateur par un câble adapté qui évitera la transmission par les ondes.
  • installer le babyphone à au moins 1 mètre de la tête de votre bébé, après avoir vérifié que cela n’empêchait pas le recueil des sons émis par votre nourrisson.
  • mettre en route la fonction VOX quand l’appareil est utilisé.
  • éteindre et débrancher l’appareil de la prise électrique quand vous ne vous en servez pas afin d’éviter l’émission de champs électriques inutiles et dérangeants

⇒ A ne pas faire:

  • acheter un babyphone possédant des gadgets technologiques qui augmentent la puissance des émissions. Par exemple, ceux qui affichent la température de la pièce,  qui ont une fonction veilleuse, berceuse, talkie-walkie,…et ceux qui émettent sur des distances qui dépassent celles de votre logement.

 

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Babyphone avec système vidéo
  • utiliser un babyphone numérique fonctionnant avec le Wifi ou la technologie DECT

 

L’éclairage de la chambre

⇒ A choisir: les ampoules halogènes à haute performance: penser à installer cet éclairage hors de portée de l’enfant du fait des risques de brûlures

⇒ A éviter: les ampoules fluo-compactes basse-consommation car elles génèrent des courants électromagnétiques perturbants.

Les jouets

⇒ Bannir les jouets connectés qui exposent bébé aux hyperfréquences.

Le matériel électrique dans la chambre

⇒ Enlever tout le matériel électrique qui n’a pas sa place dans la chambre de votre enfant: téléviseur, ordinateur, chaîne Hifi, téléphone, tablette, routeur,…

⇒ Débrancher des prise électriques tout matériel qui ne fonctionne pas afin de faire disparaître les champs électriques présents dans les fils même quand un appareil n’est pas en marche.

⇒ Ne pas faire passer des fils électriques sous le lit de votre enfant.

⇒ Éloigner le lit de Bébé des appareils électriques présents à demeure: radiateur électrique, volet électrique, …

 

Réduire les émissions électromagnétiques dans l’habitat

Pourquoi faut-il réduire ces émissions d’ondes à l’extérieur de la chambre de votre bébé? Tout simplement parce que votre enfant ne va pas passer toute sa vie dans sa chambre et que de plus, les ondes électromagnétiques  peuvent traverser les murs des habitations.

Pour réduire ces ondes néfastes, vous savez que la priorité est d’éliminer les rayonnements provenant de la Wifi, du Bluetooth et des téléphones DECT et portables.

Une fois que tous ces rayonnements sont éliminés-du moins les vôtres, car le voisin peut également vous en envoyer malheureusement-, il vous reste à prendre la précaution de ne jamais installer Bébé tout à côté d’un appareil générant des champs électromagnétiques: téléviseur , chaîne Hifi, transformateur, radiateur électrique, ordinateur, micro-ondes, réfrigérateur, congélateur, lave-vaisselle, etc…

∗ Autre point très important: refusez que votre fournisseur d’électricité, de gaz ou d’eau vous pose un compteur dit  » intelligent » tels que Linky, Gazpar, etc…Ces compteurs électroniques émettent des ondes extrêmement nocives et transmettent ces rayonnements dans toute votre habitation par le système des courants porteurs ou CPL.

 

Eviter la pollution électromagnétique lors des sorties

 

Les premières sorties avec Bébé sont de grands moments de détente autant pour les parents que pour leur enfant. Pour qu’elles le restent, pensez à choisir des endroits moins pollués par les ondes . Bien entendu, il vous sera impossible d’y échapper totalement car nous vivons actuellement dans un électrosmog dû à l’omniprésence des antennes-relais de téléphonie mobile et de radio-télévision, au WiMax, aux spots Wifi, au Bluetooth des appareils connectés, aux multiples appels effectués depuis les portables, à la 3G, la 4G,  etc…

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Une concentration de stress électro-magnétique

Lorsque vous vous promenez avec Bébé, choisissez de préférence des endroits où la nature est présente, hors des grandes agglomérations et des centres commerciaux en tous genres.

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No-stress pour maman et son enfant

Si vous allez chez des amis, demandez-leur gentiment de bien vouloir couper la Wifi de leur routeur ainsi que les autres appareils émetteurs à technologie DECT ou Bluetooth.

Si vous passez une communication avec un téléphone portable, ne le faites pas avec Bébé dans les bras. Posez au préalable votre enfant dans son maxi-cosy ou son landau afin qu’il ne reçoive pas les mêmes rayonnements que vous.

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Un bébé posé quand Maman téléphone

Dernière petite astuce pour protéger votre bébé à l’extérieur: il existe des bonnets et des couvertures anti-ondes destinés aux tout-petits. Le fabricant Belly Armor en propose au prix de 29 euros le bonnet et 89 euros le plaid. Ces accessoires ne sont que des précautions supplémentaires et ne vous dispensent pas des précautions de base listées précédemment!

Pour conclure, vous disposez à présent des informations nécessaires pour comprendre que la santé environnementale de votre bébé inclut cette protection vis à vis des rayonnements électromagnétiques.

Je vous ai indiqué les principales sources d’émissions présentes dans votre environnement familial quotidien. Pour vous en protéger de manière simple et peu coûteuse, suivez les conseils donnés dans la mesure où il vous est possible de le faire. Chez vous, il est facile de transformer votre routeur Wifi en routeur câblé. De même, faire l’achat d’un téléphone filaire plutôt que d’un sans-fil DECT et d’un babyphone analogique au lieu d’un babyphone numérique, ce n’est pas sorcier!

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Babyphone essentiel et sans gadgets inutiles

Pour le reste, les antennes relais, la Wifi et les téléphones des autres, ce sera moins évident mais plus vous informerez votre entourage des risques qu’ils prennent avec ces technologies et plus ils sauront coopérer pour vous aider à protéger vos enfants.

Donc, parlez-en autour de vous , ce sera bénéfique pour tout le monde!

N’hésitez pas à commenter cet article ou à demander des précisions en utilisant le formulaire mis à votre disposition sur ce blog. En attendant, belle journée avec les rayonnements …du soleil !

Matelas et santé environnementale de Bébé

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Comme je vous l’avais promis, voici l’article qui vient compléter celui sur l’ameublement de la chambre de bébé.

L’achat du lit – et par conséquent du matelas  – est un achat très important car votre tout-petit va y passer beaucoup de temps, surtout au cours des premiers mois. Un lit sert en principe à se reposer. Mais il peut tout autant servir de « poste d’observation » pour Bébé. Depuis son lit, votre enfant va commencer à découvrir son petit monde. Vous allez l’entendre  jaser ou  gazouiller et s’émerveiller en regardant tourner au-dessus de lui un joli mobile coloré et musical. En bref, Bébé va y passer de nombreuses heures à rêvasser tout doucement en attendant que papa ou maman vienne le prendre dans leurs bras…

Avant de vous mettre en quête du matelas idéal, sachez déjà qu’il y aura plusieurs critères à prendre en compte.

Tout d’abord, il faut prévoir de sélectionner les dimensions du matelas en fonction de celles du lit. Ceci paraît évident à première vue mais il existe de nombreuses tailles de matelas disponibles sur le marché. Pour être certains de faire le bon choix, vous devrez opter pour une dimension qui évite tout espace entre le matelas et le cadre du lit. Dans le cas contraire, si le matelas est plus petit que le lit, votre bébé risque en gigotant de coincer une partie de son corps dans cet espace vide.

Le second point à prendre en compte est la densité du matelas. Un matelas pour bébé doit avoir une densité d’au minimum 35kg/m3 si vous ne voulez pas qu’il se transforme en « cuvette » au fur et à mesure que bébé va prendre du poids. En principe, cette information figure sur l’étiquette qui décrit le matelas . La densité d’un matelas n’a rien à voir avec sa fermeté. Un matériau peu dense peut être très ferme et peu résistant. La densité est plutôt un gage de durée de vie du matelas car elle fait référence à la quantité de matière présente dans le matelas. Plus cette densité est importante, plus il y a de matière et plus le matelas va résister à l’usure et à la déformation définitive.

La troisième question importante à se poser avant l’achat est la suivante: quelles matières conviennent le mieux à la santé environnementale de mon enfant? Les fabricants proposent un choix de matelas fabriqués à partir de matières naturelles et /ou synthétiques. Il est important de comprendre les descriptifs pour déterminer si la composition d’un matelas risque d’avoir un impact sur la santé environnementale de votre enfant. En effet, les matériaux qui sont utilisés émettent à la fois des substances volatiles  – les fameux Composés Organiques Volatils dont nous avons déjà parlé dans l’article sur l’ameublement de la chambre de Bébé – ainsi que des particules fines résultant de leur usure progressive au quotidien. Lorsque Bébé est allongé dans son lit, son petit nez est très proche du matelas. Il inhale ainsi à chaque respiration des substances chimiques sous forme gazeuse et solide qui proviennent de la literie.

En résumé, le matelas de votre futur bébé devra être aux bonnes dimensions du lit, d’une densité suffisante et contenir le moins possible de substances toxiques et/ou allergisantes. Vous savez déjà comment choisir les dimensions du matelas ainsi que son degré de fermeté. La suite de l’article va vous aider à comprendre comment et avec quels matières sont fabriqués ces matelas. Ceci vous aidera à faire le tri entre ceux qui sont sains et respectent l’air respiré par votre enfant, et les autres qui risquent de le polluer et favorisent les risques d’allergies et d’autres pathologies .

 

La constitution d’un matelas

 

Un matelas est toujours constitué d’une « âme » centrale, entourée ou non d’une ou de plusieurs couches de matelassage. L’ensemble est enveloppé dans un tissu appelé « coutil » ou « housse ».

L’âme centrale représente le matériau principal du matelas. Ce matériau peut être d’origine naturelle ou synthétique. Voici tout d’abord une liste des principaux matériaux « naturels » utilisés pour confectionner les matelas bébés:

  • le latex d’Hévéa
  • la laine de mouton
  • le coton
  • la fibre de coco.

La liste des matériaux de synthèse se résume essentiellement aux mousses de polyéther et de polyuréthane.

Il existe également  des matelas dont l’âme est constituée d’une structure de ressorts, ensachés ou pas. Nous conseillons d’éviter ces matelas qui contiennent un taux important de métal, celui-ci pouvant être à l’origine d’effets gênants en termes de champs électro-magnétiques. Cet aspect fera l’objet d’un prochain article en lien avec les perturbations dues aux ondes électro-magnétiques.

Le matelassage est également appelé « rembourrage , « garnissage » ou « nappage ». Il est composé d’un ou plusieurs plateaux textiles qui entourent l’âme principale et servent à augmenter l’épaisseur et le confort du matelas. Ces plateaux peuvent être composés de fibres de laine, de ouate de coton ou encore de plaques de mousse  polyester ou visco-élastique.

Le coutil ou enveloppe sert à maintenir ensemble l’âme et les divers rembourrages. Il a aussi pour fonction de protéger le matelas des souillures. En général, il est  confectionné en tissu de coton, de polyester ou de fibres de bambou. Il est fréquemment revêtu d’un traitement anti-bactérien ou anti-acarien.

Tous les éléments qui constituent un matelas sont susceptibles de contenir des molécules nocives. Ces molécules proviennent des matériaux utilisés, de leurs procédés de fabrication et des traitements qui ont été appliqués. Dans la suite de cet article, nous allons tout d’abord  faire le tour des étiquettes et des descriptifs des matelas. Ceci vous permettra de connaître précisément  les matériaux utilisés  et de savoir quelles sont les substances qu’ils sont susceptibles d’émettre dans l’air ambiant. Dans un deuxième temps, je vous proposerai de suivre une méthode qui se décline en quatre étapes simples. Celles-ci vous guideront pour choisir un matelas confortable et non-toxique en sélectionnant des matériaux naturels, garantis par des labels officiels.

Les matériaux synthétiques

Les termes « Mousses polyuréthane, PUR, latex, polyéther, haute-résilience, visco-élastique, à mémoire de forme » font référence à des matelas fabriqués à partir de polymères de synthèse pétrochimiques.

Le terme « latex » ou « 100% latex » fait référence soit à du latex entièrement synthétique, soit à une mousse  fabriquée avec un maximum de 50% de latex d’Hévéa, mélangé à des polymères de synthèse. La plupart des matelas synthétiques sont fabriqués avec de la mousse de polyuréthane. Le sigle PUR  équivaut à « Mousse de polyuréthane ».

Lorsqu’il est précisé « Haute-résilience » ou HR, cela signifie qu’il s’agit d’une mousse de polyuréthane – élaborée à froid – qui est très élastique. En gros, elle se déforme sous la pression pour épouser les contours du corps mais reprend immédiatement sa forme initiale, sans se tasser . Cette haute-résilience -réservée à des mousses d’une densité d’au moins 35Kgs/m3- donne un « accueil » plus agréable. Cette propriété n’est pas nécessaire pour un tout-petit dont l’appareil locomoteur est très souple.

La mousse « à mémoire de forme  » appelée aussi « visco-élastique » est une mousse polyuréthane qui a pour propriété de se déformer sous l’effet de la chaleur. Cette mousse se creuse en suivant la morphologie du corps , ce qui est censé éviter des contacts trop durs au niveau des points d’appui. Elle reprend sa forme initiale au fur et à mesure qu’elle refroidit. Cette propriété de thermo-élasticité est obtenue en rajoutant certains additifs durant la fabrication de la mousse polyuréthane. Les matelas qui mettent en avant cette technologie sont pour la majorité d’entre eux fabriqués avec  une âme centrale en mousse de polyuréthane HR, recouverte d’un plateau de quelques centimètres d’épaisseur de mousse  visco-élastique. Cette technologie peut éventuellement répondre à des besoins particuliers pour des adultes qui présentent des pathologies spécifiques. Elle est à éviter pour un enfant en bas-âge du fait de son effet « enveloppant ». L’air présent dans le creux formé au niveau de la tête de l’enfant devient un air « confiné », ce qui  favorise la concentration des polluants chimiques dans l’air qu’il respire.

La mousse de polyéther est une mousse polyuréthane de faible densité ( de 17 à 25Kgs/m³). Les matelas fabriqués en mousse de polyéther sont considérés comme des couchages d’appoint du fait de leur faible résistance à l’usure.

Les procédés de fabrication des mousses polyuréthanes incluent l’utilisation de nombreux additifs chimiques. Ceux-ci sont généralement nocifs et peuvent se retrouver dans l’air de la chambre de bébé soit sous forme gazeuse, soit sous forme de petites particules solides. En effet, dès sa fabrication, un matelas émet des composés organiques volatils puis des particules fines résultant de l’usure des matériaux. Ces dernières font partie de la poussière qui se dépose dans la chambre, sur les meubles et le sol. Ces particules peuvent également rester en suspension dans l’air et c’est ainsi que Bébé va les inhaler.Pour savoir à quels risques Bébé est exposé en respirant toutes ces molécules, nous allons passer en revue les principaux agents chimiques  qui rentrent dans la composition des  mousses de polyuréthane destinées aux matelas.

 

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Mousses de polyuréthane et pétrochimie

Une mousse de polyuréthane est fabriquée à partir d’isocyanates et de polyols auxquels sont rajoutés divers additifs en fonction des propriétés d’élasticité  souhaitées. Les isocyanates utilisés – diisocyanates de toluène (TDI) et diisocyanates de diphénylméthane (MDI) – sont des molécules extrêmement volatiles et toxiques. Le TDI est toxique par inhalation, irritant des yeux, de la peau et des voies respiratoires. Il peut  provoquer de l’asthme et de l’eczéma et il est potentiellement cancérigène. Les additifs incorporés pour  l’obtention des mousses de polyuréthanes sont les suivants:

  • des vulcanisants: dithiomorpholine,sels de cobalt, vanadium, amines tertiaires…La dithiomorpholine est irritante pour la peau et les yeux. Les sels de cobalt sont irritants pour les voies respiratoires et possiblement cancérigènes. Les amines tertiaires (TEA, diméthyléthylamine, 4,4-méthylènedianiline) sont nocives, corrosives, sensibilisantes et certaines sont classées cancérigènes 1B ou 2B par le CIRC.

 

  • des catalyseurs: le peroxyde de benzoyle est irritant et sensibilisant; le peroxyde de méthylisobutylcétone est nocif et irritant pour les voies respiratoires.

 

  • des accélérateurs de polymérisation: naphténates de plomb et de cobalt. Ils sont toxiques, sensibilisants et le cobalt est classé cancérigène 2B.

 

  • des agents d’expansion: le trichlorofluorométhane est nocif par inhalation; le dichlorométhane est nocif par inhalation, il traverse la barrière du placenta et il est classé cancérigène 2B (CIRC).

 

  • des sels d’étain: le dilaurate de dibutylétain irritant, susceptible de traverser la barrière cutanée et de causer des dommages hématologiques, immunologiques et hépatiques; le tributylétain toxique du système nerveux central, irritant et sensibilisant.

 

  • des plastifiants: le dibutylphtalate (DBP) et le butylbenzylphtalate (BBP) sont susceptibles de nuire au fœtus (reprotoxique catégorie 2).

 

  • des ignifugeants et retardateurs de flamme: le trioxyde d’antimoine est une substance nocive et classée cancérigène 2B par le CIRC. Les retardateurs de flamme polybromés (PentaBDE et octa-BDE) sont des perturbateurs hormonaux  reprotoxiques et cancérigènes suspectés. Les retardateurs de flamme organo-phosphorés (TCP, TCEP, TCPP, TDCPP, TEHP,..) sont suspectés de reprotoxicité, de cancérogénicité et de neurotoxicité. Dans les rapports et avis de l’Anses concernant l’ « Evaluation des risques liés à l’exposition aux retardateurs de flamme dans les meubles rembourrés » en date de septembre 2014 et 2015, il est précisé que ces substances organo-phosphorées peuvent nuire à la santé des enfants même à faibles doses.

Cette liste des molécules susceptibles d’être présentes dans les mousses de polyuréthane n’est pas exhaustive, d’autant que les industriels élaborent constamment de nouvelles formules pour se démarquer de leurs concurrents.

 

Les matériaux naturels

Les matériaux naturels qui composent un matelas sont principalement le latex 100% naturel, la laine et la fibre de coco.

 

Le latex 100% d’origine naturelle

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Récolte de la sève d’Hévéa

 

 Il contient au minimum 85% de latex de sève provenant de l’arbre appelé « Hévéa Brasiliensis ». Le reste, c’est-à-dire au maximum 15% du latex est constitué des résidus de fabrication (agents vulcanisants, catalyseurs, savons, …), ds charges minérales qui diminuent le coût du latex et d’agents ignifugeants. Pour que le latex du matelas soit naturel, l’étiquette doit indiquer « Latex 100% naturel ». La simple mention « Latex naturel » indique que le latex utilisé pour fabriquer le matelas est un mélange de sève d’Hévéa et de mousse de polyuréthane. Il n’est donc pas « naturel ». Plus un latex contient un pourcentage important de sève d’hévéa et plus il est sain. Il n’est pas possible d’obtenir un latex constitué de 100% de sève d’Hévéa car il est nécessaire de rajouter des agents de vulcanisation pour que la sève récoltée se transforme en plaque ferme et élastique. Un latex 100% naturel peut contenir jusqu’à 15% de substances chimiques rajoutées ou résiduelles. Voici une petite liste des principales substances possiblement présentes dans ce type de latex:

  • des charges minérales: poudres de silice, de kaolin, de talc…
  • des résidus de vulcanisants: COV, nitrosamines cancérigènes, disulfure de carbone reprotoxique et neurotoxique, dithiocarbamates, thiourames allergisantes et nocives,…
  • des ignifugeants

 

La fibre de coco

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Elle est obtenue à partir des fibres entourant la coque des noix de coco. Celles qui sont utilisées dans la confection de matelas sont latexées, c’est-à-dire qu’elles ont été enduites d’un latex qui sert ainsi de liant. La fibre de coco est une matière naturelle saine, à condition qu’elle n’ait pas subi de traitements chimiques. Elle assure un couchage ferme et « respirant ». Les matelas contenant cette fibre végétale peuvent être constitués uniquement d’un cœur en coco-latex recouvert d’un nappage en laine ou en ouate de coton. D’autres matelas sont constitués d’une assise en coco-latex surmontée d’une certaine épaisseur de latex 100% naturel. La fibre de coco latexée est saine à condition que la fibre de coco et le latex soient certifiés par un label spécifique garantissant l’absence de polluants toxiques.

 

La laine

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La laine utilisée dans la confection des matelas provient de la tonte des moutons. C’est une fibre naturelle qui possède des qualités d’isolant vis à vis de la température et de l’hygrométrie. Elle procure un surcroît de chaleur à la personne qui dort dessus et absorbe l’humidité provenant de la transpiration la nuit. Elle est considérée comme étant un matériau « ignifugeant »  car elle s’enflamme difficilement. Un matelas peut-être fabriqué entièrement avec de la laine ou être seulement revêtu d’une couche de laine sur une ou deux faces. De nombreux matelas sont conçus avec une face « hiver » comprenant une nappe d’un demi-centimètre de laine et une face « été » en coton. La laine est un matériau très sain à condition de provenir d’élevages biologiques et de ne pas contenir de résidus toxiques issus des traitements de la laine après la tonte. En effet, pour obtenir une laine utilisable dans un matelas, celle-ci doit subir des traitements mécaniques et chimiques. Ces traitements ont pour objectifs de la dégraisser, de la débarrasser des débris végétaux et minéraux, de la filer et de la protéger ensuite des insectes (mites, acariens, …). De ce fait, elle peut contenir les résidus nocifs suivants:

-des insecticides: des pyréthrinoïdes et des organo-phosphorés, irritants et neuro-toxiques.

-des détergents tensio-actifs: alkylphénols éthoxylés, éthoxylates de nonylphénol suspectés de reprotoxicité.

-des solvants organiques: trichloréthylène, toxique et cancérigène possible.

 

Le coton

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C’est une fibre végétale naturelle et saine à condition d’être issue de l’agriculture biologique et de ne pas contenir de résidus toxiques issus de sa transformation en textile. Dans les matelas, il peut être utilisé sous la forme de « nappe » de ouate de coton reposant sur une âme en fibre de coco ou en latex. La plupart du temps, il est utilisé pour la fabrication du coutil , en association ou non avec de la viscose de bambou ou du polyester. Le coton est une fibre dont le contact donne une impression de fraîcheur et de confort . Il est résistant et facile d’entretien.

 

Le bambou

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C’est un arbuste dont les fibres servent à la production de viscose de bambou. Cette viscose est utilisée pour fabriquer des coutils qui présentent des qualités de douceur « extrême ». La viscose de bambou n’est pas une matière écologique et naturelle du fait de son procédé de fabrication. Celui-ci nécessite l’emploi de produits chimiques dangereux pouvant laisser des résidus dans la matière obtenue: de l’hydroxyde de soude, de l’acide sulfurique, des catalyseurs et du disulfure de carbone reprotoxique.

 

Les traitements des matelas et des housses de matelas

Il existe de nombreux traitements appliqués en usine sur les matelas et leurs housses. Ils ont pour objectifs de protéger la literie des taches, des odeurs et de la prolifération des acariens, des bactéries et des moisissures. Voici quelques exemples des traitements les plus courants:

  • Microstop de Breyner: anti- acariens et anti-bactérien, il contient entre autres du géraniol et il est certifié Oeko-Tex Standard 100
  • Aegis TM de Dow Corner: anti-bactérien, anti-acarien et anti-moisissures, il est constitué de molécules de silanes (dérivés du silicone) contenant des molécules d’amine quaternaire.
  • Proneem de Proneem: anti-acarien, à base d’huile de neem et certifié Oeko-Tex Standard 100
  • Pure Essential de Proneem: anti-acarien, anti-bactérien et anti-odeurs, il utilise la micro-encapsulation et la molécule de zinc-pyrithione. Il est certifié Oeko-Tex Standard 100
  • Greenfirst de Breyner: à base entre autres d’huiles essentielles de lavande, de géraniol, de citron et d’eucalyptus, il est certifié Oeko-Tex Standard 100.
  • Sanitized: anti-bactérien et anti-acarien. Il contient du triclosan, du trichloro-hydroxyphényléther, des alcools gras éthoxylés, du 1-méthoxy-2-propanol, de la perméthrine…
  • Scotchgard: traitement anti-taches à base de copolymères fluorés d’identité non-révélée

Tous ces traitements sont des facteurs de risques chimiques supplémentaires et par conséquent, d’allergies. En effet, les industriels ne révèlent pas la totalité des ingrédients entrant dans les formulations. Celles-ci sont couvertes par le secret industriel. Ces traitements sont au demeurant inutiles. La présence de bactéries et d’acariens dans la literie est tout à fait normale et fait partie d’un environnement sain et équilibré.

Si vous souhaitez éviter la prolifération en excès des acariens et des bactéries, vous pouvez appliquer des règles d’hygiène simples mais efficaces:

  • aérer le matelas de votre enfant et le retourner aussi souvent que possible pour faire partir l’humidité.
  • laver la housse du matelas une ou deux fois par mois.
  • changer la literie dès que celle-ci est souillée et secouer les draps et les couvertures tous les jours
  • si le matelas n’est pas déhoussable, rajouter une housse supplémentaire que vous laverez une ou deux fois par mois.

L’idéal est d’acquérir un matelas et des accessoires de literie qui n’ont pas subi de traitements chimiques.

 

Les labels pour des matériaux plus sains

 

Il existe un certain nombre de labels officiels garantissant que les matériaux entrant dans la composition d’un matelas sont plus sains. Voyons ensemble à quoi correspondent ces différents labels.

La certification d’un latex 100% d’origine naturelle

Il existe plusieurs labels spécifiques au latex d’origine naturelle. Les voici…

  • QUL ou Qualitätsverband Umweltverträgliche Latexmatratzen

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C’est un label allemand qui restreint les substances toxiques entrant dans la fabrication du latex d’un matelas, ainsi que les émissions de substances à risques par celui-ci. Il concerne spécifiquement le latex 100% naturel ainsi que les housses de matelas. Pour connaître les restrictions en détail, il vous suffit de consulter le cahier des charges qui est disponible sur le site du label QUL.

 

  • Eco-Institut-Label

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C’est un label allemand qui certifie le latex 100% naturel, ainsi que d’autres matériaux. Son cahier des charges est un peu plus exigeant que celui du label QUL. Le cahier des charges du label Eco-Institut-Label peut-être consulté par le biais de son site Web.

 

 

  • EuroLATEX Eco Standard

eurolatex logoC’est un label développé par des fabricants européens de matelas en latex naturel. Son cahier des charges est consultable sur son site en ligne Eurolatex.

  • L’écolabel européen

ecolabel.eu C’est un label créé par l’Union Européenne et qui certifie entre autre les matelas en latex naturel. Les règles de ce label sont consultables sur le site en ligne Ecolabel.fr à la rubrique Ecolabel Européen matelas.

  • Le label Oeko-Tex Standard 100

confiance textiles C’est également un label allemand qui certifie des matelas en latex naturel et d’autres matériaux. Vous pouvez connaître ses exigences en vous rendant sur son site internet Oeko-Tex à la rubrique « Valeurs-limites ».

 

Les labels certifiant des mousses synthétiques

  • Le label CertiPUR

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Ce label a été créé par les fabricants européens de mousses souples en polyuréthane, réunis sous le sigle de l’association Europur. Il restreint la présence de certaines substances toxiques dans la mousse de polyuréthane et impose des valeurs-limites d’émissions de COV et d’autres substances nocives par ces mousses. Vous pouvez consulter l’ensemble des conditions de certification sur le site internet d’Europur.

  • Les autres labels qui certifient également des mousses de polyuréthane moins toxiques sont le label Oeko-Tex Standard 100, le label Eco-Institut-Label et l’Écolabel Européen.

 

Les labels qui certifient la laine, la fibre de coco, le coton et les fibres synthétiques

Il en existe plusieurs, avec des cahiers des charges différents.

  • La fibre de coco non-latexée et la laine sont certifiées plus saines d’un point de vue toxicologique si elles portent les mentions  » Eco-Institut-Label » ou encore  » Ecolabel Européen« .
  • Le coton, la laine et les fibres synthétiques sont certifiés du même point de vue si leur étiquetage indique qu’ils sont certifiés par les labels « Oeko-Tex Standard 100 », « Global Organic Textil Standard (GOTS) » ou par « Écolabel Européen ».gots logo

Un tissu dont l’étiquette précise qu’il est fabriqué avec des fibres certifiées d’origine « biologique » ne garantit pas qu’il est moins émissif en substances nocives. La mention « issu de l’agriculture biologique » signifie seulement que la culture (coton) ou l’élevage (laine) ont été pratiqués sans utiliser de pesticides nocifs. Les labels Oeko-Tex, GOTS et Ecolabel Européen sont plus exigeants: ils restreignent l’utilisation de pesticides avant et après la récolte des fibres végétales ou animales et limitent le recours à des substances toxiques lors de la confection des tissus. Par conséquent, ces matières présentent beaucoup moins de risque d’émettre des particules indésirables.

Après lecture de ce qui précède, vous connaissez (presque) tout sur les matelas et leur composition. Vous avez découvert que certains matériaux conviennent mieux que d’autres pour préserver la bonne santé environnementale de Bébé, puisqu’ils polluent moins l’air de sa chambre. Lorsque vous serez en quête du matelas idéal, il ne faudra pas oublier que les fabricants de matelas décrivent les articles qu’ils vendent en usant volontairement de termes élogieux qui peuvent vous induire en erreur. Lorsque vous parcourez les descriptifs des matelas, ces derniers sont tous « sains, hypoallergéniques, naturels, hygiéniques, moelleux, confortables, … ». En bref, ils possèdent toutes les qualités! En réalité, ce n’est pas tout à fait ça. Nous allons voir dans la suite de cet article comment procéder pour choisir un matelas qui réponde réellement aux normes sanitaires exigées  pour votre nourrisson.

 

Acheter plus sain en quatre étapes

 

Pour vous faciliter la prise de décision au moment de l’achat du matelas pour votre enfant, je vous propose cette méthode simple en quatre étapes qui résume ce que vous avez pu lire précédemment 

Première étape: déterminer le budget dont vous disposez

Pour cela, il vous faudra réfléchir à l’utilisation et à la durée de vie que vous souhaitez pour ce matelas. Si vous prévoyez que votre enfant dorme sur celui-ci pendant plus de trois ans ou si vous envisagez de l’utiliser pour  plusieurs (futurs) enfants, il sera préférable d’acheter un matelas d’ une densité d’au moins 35Kgs/m³. En dessous de cette limite, le confort et la résistance du matelas ne seront pas garantis au bout de quelques années. Evidemment, le prix d’un matelas varie en proportion de la densité de son âme. Plus la densité est élevée et plus il risque d’être coûteux au départ.

Deuxième étape: le choix du matériau principal

Le latex 100% naturel, la fibre de coco et la laine sont les matériaux les plus naturels. Ils émettront moins de COV et de poussières nocives que les matériaux de synthèse, à condition bien entendu d’être certifiés par un label officiel. Pour le latex 100 %naturel, l’étiquette du matelas devra mentionner que le latex est certifié par un des labels cités précédemment: Eco-Institut, QUL, Eurolatex, Oeko-Tex 100, etc… Les labels les plus exigeants vis à vis du latex 100% naturel  sont « Eco-Institut-Label » puis « QUL ». Si le matelas contient de la fibre de coco, de la laine ou de la ouate de coton en tant que rembourrage ou garnissage, ceux-ci doivent également être certifiés par un label officiel (Cf. Labels certifiant la laine, le coton, la fibre de coco et les fibres synthétiques). Les plus exigeants sont GOTS et Oeko-Tex Standard 100. Si pour diverses raisons vous optez malgré tout pour un matelas en mousse de polyuréthane, exigez que celle-ci soit certifiée par les labels Certipur, Oeko-Tex 100 ou l’Ecolabel Européen.

Troisième étape:la certification du garnissage

Vous devrez vérifier que le garnissage du matelas (rembourrage) et son coutil (housse) sont également certifiés par un label officiel. Cela doit figurer dans le descriptif du matelas.

Quatrième étape: éviter les traitements chimiques

Il est préférable d’éviter l’achat de matelas et de housses qui ont subi en usine des traitements chimiques contre les acariens, les bactéries, les moisissures et les taches.Certains traitements anti-acariens sont garantis par le label Oeko-Tex mais il reste préférable de choisir une literie non-traitée afin d’éviter la  multiplication des molécules chimiques dans l’air que va respirer votre bébé.

 

Pour plus de transparence dans les matelas 

Vous disposez à présent des informations essentielles pour faire le choix d’un matelas respectueux de la santé environnementale de votre enfant. Avant de terminer cet article, nous allons faire un dernier survol des qualificatifs utilisés par les fabricants et les commerçants pour vous inciter à acheter un matelas. Vous allez voir qu’il y a de quoi s’y tromper… sauf quand on connaît la traduction!

  • Latex naturel ou 100% latex naturel:il s’agit d’un latex composé d’un mélange de latex d’Hévéa et de latex d’origine pétrochimique. La réglementation permet d’utiliser ces termes pour des latex contenant moins de 85% de latex d’hévéa. Seule la mention « Latex 100%naturel ou d’origine naturelle » témoigne d’un matériau contenant un minimum de 85% de latex d’Hévéa. Comme vous le constatez, il est facile de confondre les termes! Seul un latex 100% d’origine naturelle et  garanti par un des labels cités précédemment peut être considéré comme étant plus sain.
  • Latex, véritable latex , latex pure: il s’agit d’un latex pétrochimique.
  • Pure laine vierge: c’est une laine qui contient au maximum 0,3% d’autres fibres
  • Laine vierge: c’est une laine qui contient jusqu’à 7% d’autres fibres.
  • Pure laine ou laine: c’est une laine qui peut contenir plus de 7% d’autres fibres et être produite à base de laine recyclée.
  • Laine naturelle et laine mérinos: équivaut à « laine »
  • Bambou: il s’agit de viscose de bambou , substance issue de transformations chimiques poussées
  • Mousse bio: appellation qui ne correspond à rien
  • Mousse naturelle de soja: en réalité, il s’agit d’ une mousse synthétique fabriquée à partir de dérivés de la pétrochimie et d’un pourcentage d’huile de soja.
  • Mousse mémoire, memory, morphologique: mousse synthétique visco-élastique qui ne présente aucun intérêt pour l’organisme très souple d’un nourrisson. En réalité, c’est un matériau à bannir car il « enveloppe » Bébé qui respire de ce fait un air confiné, mal renouvelé.
  • Matelas bio: cette appellation ne correspond à rien. Le terme « bio » s’applique uniquement aux aliments, à l’agriculture et aux élevages.
  • Coton ou laine bio: ils doivent nécessairement porter la certification GOTS ou Oeko-Tex Standard 100 pour ne pas contenir de substances nocives en lien avec leur transformation textile.
  • Quelques expressions qui ne garantissent rien: » hypoallergénique, respectueux de l’environnement, écologique, naturel, haute qualité, sans pesticides,… »
  • Des labels qui ne certifient pas des matelas plus sains pour l’air : « Fabrication française », « Approuvé par les bébés », « Label Parents »,..
  • Bébé et la transpiration: matelas « aéré, ventilé, climatisé, respirant, anti-transpiration... » Il est normal qu’un bébé transpire et cela n’a rien à voir avec la structure du matelas. Il faut adapter sa vêture (vêtement, turbulette) et sa literie (couverture, draps) à la température de la pièce et à la saison. Pour éviter un excès d’humidité ou de moiteur, l’idéal est d’aérer le matelas tous les jours et de changer la literie (draps, couverture, alèse) régulièrement. Attention à ne pas utiliser de housses ou d’alèses imperméables en PVC car ce matériau  émet des composés toxiques.

Et pour finir par un trait d’humour, je ne résiste pas au plaisir de vous faire lire un descriptif  trouvé sur Internet et qui vante les qualités d’un matelas bébés. Vous apprécierez la qualité des arguments:

 » Matelas en mousse visco-élastique qui ventile les fesses et la tête, libère les zones de tension et permet à bébé de faire l’apprentissage de la marche »!

Comme vous le voyez, tout est bon quand il s’agit de convaincre les parents!

N’hésitez pas à commenter cet article et à poser toutes les questions auxquelles vous n’auriez pas trouvé de réponse dans ce qui précède.

Le nouveau thème de santé environnementale que j’aborderai dans les jours prochains sera le suivant: l’impact de l’installation électrique et des appareils présents dans la chambre de Bébé sur sa santé.Nous parlerons entre autres des babyphones, de l’éclairage et des divers systèmes utilisant les ondes Wifi.

A très bientôt pour de nouvelles découvertes et des solutions toujours pratiques !

 

 

Santé environnementale et ameublement de la chambre de Bébé

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Pourquoi faut-il se préoccuper de santé environnementale lorsqu’on choisit les meubles destinés à la chambre de Bébé?

C’est tout simplement parce que les meubles peuvent être à l’origine d’importantes émissions de molécules nocives. Ces molécules sont appelées des COV ou Composés Organiques Volatils. Ce sont des substances chimiques qui se retrouvent très facilement sous forme gazeuse dans l’atmosphère. Alors évidemment, les COV sont présents en grand nombre dans l’air pollué des villes. Mais il faut savoir qu’on les retrouve également concentrés dans l’air intérieur des habitations (CF. Site de l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur).

Quelles sont les sources de ces substances volatiles?

Dans l’atmosphère extérieure, elles proviennent principalement des industries et des transports. On peut donc retrouver des molécules dérivées des hydrocarbures et de toutes les substances fabriquées par la chimie organique. Les analyses effectuées au niveau de l’air détectent des solvants, des éthers de glycol, des hydrocarbures aromatiques, des phtalates, des parfums de synthèse, etc… Le fait de les respirer quotidiennement même à de faibles doses est susceptible d’avoir un impact important sur la santé en termes d’allergies, d’asthme, de problèmes respiratoires, d’infections et d’autres pathologies. Dans l’air intérieur de la chambre de votre bébé, vous retrouverez donc en premier lieu ces substances issues de la pollution extérieure mais sur lesquelles il vous sera difficile d’agir directement.

Ce qui est important et que vous ne savez peut-être pas, c’est que les meubles présents dans la chambre de votre enfant risquent également d’être à l’origine d’une émission supplémentaire de Composés Organiques Volatils nocifs. La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez agir sur cette pollution supplémentaire et l’éviter en choisissant des meubles peu émissifs en COV. Nous allons voir comment les parents peuvent procéder pour choisir un ameublement sain pour la chambre de Bébé.
Les Composés Organiques Volatils émis par les meubles.
En France, les autorités de santé ont reconnu que les meubles étaient à l’origine de l’émission de substances volatiles toxiques et qu’il était nécessaire de s’en préoccuper. Suite à sa Saisine n° 2013-SA-0040, l’ANSES a effectué une « Expertise en appui à l’étiquetage des produits d’ameublement » qui a été publiée en juin 2015. Dans son rapport, l’Agence s’appuie sur plusieurs études scientifiques réalisées au préalable . Elle recense au final un minimum de 661 substances différentes potentiellement émises par des meubles. Les émissions de polluants varient en fonction des matières qui composent les meubles: bois massif, panneaux de particules, tissus, plastiques, mousses de rembourrage, métal, revêtements et finitions.

Voici un aperçu de la liste des meubles qui ont été testés dans l’étude MOBAIR DE en 2013:meubles1

 

Et voici les deux tableaux listant les composés émis par ces meubles et détectés par les analyses de l’air:

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Nous allons à présent examiner de plus près quelques-unes de ces substances afin d’ avoir un aperçu des risques qu’elles font courir à tous ceux qui les respirent.

  • le formaldéhyde: c’est une substance classée Mutagène 2, cancérigène 1B et corrosive. Elle est émise par les résines des panneaux de particules, les colles, les vernis et les peintures.
  •  le styrène: il est toxique par inhalation, cancérigène 2B (Classement du CIRC) et toxique pour la reproduction 2 (Classement CLP). Il est émis par certains produits fabriqués à partir de latex.
  • Le trichloréthylène: il est cancérigène certain (classement 1 du CIRC), mutagène 2 (CLP). C’est un solvant des adhésifs, des vernis et des peintures.
  • l’acétaldéhyde:il est carcinogène probable ( CLP) et irritant.
  • le naphtalène: il est classé comme carcinogène probable (2 CLP). C’est un hydrocarbure aromatique polycyclique (HAP) qui rentre dans la production des phtalates plastifiants et des résines.
  • le phénol: il est toxique par ingestion, corrosif et mutagène probable (2 CLP).
  • le toluène: il est toxique par inhalation et toxique probable pour la reproduction (2 par le CLP). C’est un hydrocarbure aromatique qui est utilisé comme solvant dans les colles, les vernis, les peintures et les cires.
  • le furfural: c’est un solvant toxique par contact cutané et par inhalation et carcinogène probable (classement 2 par le CLP).
  • le xylène: c’est un hydrocarbure aromatique toxique par contact cutané et par inhalation.
  • le benzaldéhyde: classé toxique par ingestion
  • l’hexanal: c’est un aldéhyde irritant pour les yeux et la peau.
  • le propanol-2-ol: c’est un solvant irritant pour les yeux et provoquant à forte dose des troubles de conscience (narcolepsie, coma).
  • le benzène:c’est un cancérigène avéré, mutagène, toxique et irritant. Il rentre dans la fabrication de résines, de colorants et d’élastomères.

Comme vous le constatez, toutes ces substances sont extrêmement  préjudiciables à la santé humaine. Il est indispensable d’en protéger votre bébé. La future maman doit se préserve de ces substances durant sa grossesse car l’embryon ou le fœtus sont plus sensibles à la toxicité des molécules chimiques qu’une personne adulte. En parallèle, il vous faudra prévoir l’achat des meubles de Bébé en privilégiant ceux qui sont les moins émissifs en Composés Organiques Volatils.

Actuellement, vous ne trouverez pas de meubles étiquetés avec un classement permettant de repérer les produits les plus sains car il n’y a pas encore de réglementation en vigueur. Pour vous aider à choisir les meubles de Bébé, il faudra se baser principalement sur leur composition . Pour exemple, un meuble en bois massif émet en principe moins de COV qu’un meuble en panneaux de particules ou de fibres. La quantité de COV varie également en fonction de la finition qui a été appliquée sur le meuble et du montage des différentes parties du meuble avec ou sans colles. Dans la suite de cet article, vous trouverez les informations nécessaires pour vous permettre de faire des choix éclairés de manière simple.

Les meubles en bois massif

Ce sont des meubles constitués uniquement de planches de bois entières. Ces planches peuvent être assemblées soit à l’aide de systèmes de tenons-mortaises, de vis et de clous ou encore à l’aide de colles. Plusieurs finitions sont proposées: ils peuvent être teintés , cirés ou huilés ou encore vernis ou peints. Ce type de meubles émet peu de COV, en particulier s’ils sont assemblés sans colles et si leur finition est peu émissive. La plupart des émissions sont « naturelles » et en rapport avec l’essence du bois (résineux et feuillus). Les planches de bois émettent en particulier des terpènes et des aldéhydes élaborés par les arbres eux-mêmes: alpha et bêta-pinènes, bornéol, monoterpènes, sesquiterpènes, … Si le meuble a été assemblé avec des colles, il peut émettre durant quelques semaines des composés nocifs provenant de celles-ci: des hydrocarbures chlorés ou aromatiques, des isothiazolinones, des phénols, .. De même, les vernis, les cires, les huiles et les peintures peuvent être à l’origine de l’émanation provisoire de certaines substances  toxiques et allergisantes: alcool éthylique, acétate de n-butyle, méthyléthylcétone, propane-2-ol, hydrocarbures aromatiques, térébenthine, ..

Les meubles en bois aggloméré

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Ce sont des meubles fabriqués  à base de panneaux de particules ou de panneaux de fibres. Les panneaux de particules sont des matériaux qui se présentent sous forme de plaques composées de copeaux, de fibres ou de particules de bois liés par l’addition de résines du type urée-formol (aminoplastes). Les panneaux de fibres de moyenne densité sont appelés plus communément MDF pour Medium Density Fiberboard. Ils sont constitués de fibres de bois liées entre elles par des résines du type « Urée-Formol » ou « Mélamine-Formol ». Ces deux types de panneaux contiennent également des adjuvants de fabrication et des résidus de catalyseurs. Pour être utilisés dans les meubles, ces panneaux doivent être revêtus de finitions dont les objectifs sont de décorer et de protéger le meuble. Les finitions les plus courantes sont le stratifié et le mélaminé.

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Un panneau « stratifié » est recouvert d’un revêtement collé à froid. Ce revêtement a été fabriqué en utilisant un ensemble de 10 à 20 feuilles de papier kraft surmonté d’une feuille de papier décor, le tout imprégné de résine mélamine pressée à chaud. Un panneau « mélaminé » est plus simplement recouvert à chaud d’une feuille de papier décor imprégnée de mélamine. Les côtés de ces panneaux, appelés également « chants », sont protégés en principe par des bandes collées fabriquées  soit à base de Polychlorure de vinyle ou PVC, soit de mélamine ou encore d’Acrylonitrile Butadiène Styrène ou ABS. Tous ces panneaux émettent durant plusieurs années de nombreux composés organiques volatils nocifs et en particulier, du formaldéhyde cancérigène. Celui-ci provient des résines aminoplastes utilisées comme liants pour les particules et les fibres de bois. Ces résines contiennent dès le départ des résidus de formaldéhyde libre qui n’a pas été lié aux polymères au cours de la fabrication . Ensuite, il faut savoir que les panneaux d’agglomérés émettent du formaldéhyde provenant de l’hydrolyse progressive des résines sous l’action conjuguée de la chaleur et de l’humidité de l’air ambiant. D’autres molécules toxiques peuvent être émises par ces panneaux: des acétaldéhydes, de l’acétone, de l’acroléine, des hydrocarbures aromatiques tels que le benzène, l’éthylbenzène, les xylènes,.. Les revêtements décoratifs de ces panneaux peuvent laisser diffuser dans l’air ambiant d’autres molécules indésirables pour la santé: des monomères de PVC, du styrène, des solvants organiques, des isothiazolinones servant de conservateurs des colles (MIT,BIT, CMIT,..).etc.

Les meubles rembourrés

Ce sont des meubles qui sont conçus à partir de bois massif ou de panneaux MDF. Ils sont rembourrés en général avec de la mousse polyéther et recouverts de tissus enduits ou du polyester. Parmi ces meubles, on trouve principalement des fauteuils, des poufs et des banquettes pour enfants. Les mousses synthétiques qui servent pour le rembourrage sont génératrices de COV et de particules fines de substances nocives. Parmi celles-ci, on retrouve des composants des mousses tels que des diisocyanates de toluylène, des amines aromatiques (MDA et TDA), du toluène, du styrène, du dichlorométhane, de la triéthanolamine, du formaldéhyde. La plupart de ces molécules sont irritantes, sensibilisantes et suspectées de cancérogénicité. Se rajoutent à cette liste des produits ignifugeants appelés retardateurs de flamme. Certains de ces retardateurs sont cancérigènes probables (TDCP, trioxyde d’antimoine), corrosifs (TCEP, acide orthophosphorique) et suspectés d’être toxiques pour la reproduction (HBCCD, TCP). Par conséquent, il est tout à fait déconseillé d’installer des meubles rembourrés dans la chambre d’un bébé.

Un joli meuble rembourré à éviter dans la chambre de Bébé
Un joli meuble rembourré à éviter dans la chambre de Bébé

Les meubles en métal

Ce sont des meubles composés d’éléments fabriqués avec de l’acier ou du fer. En général, ils sont recouverts d’une finition décorative à base de peinture époxydique de couleur foncée. La plupart de ces meubles sont destinés au rangement: étagères basses ou hautes, étagères murales, armoires. Il existe également des lits bébés qui sont constitués de tubes de métal revêtus d’une laque époxy de couleur claire. Il faut savoir que les métaux émettent très peu de Composés Organiques Volatils et ne sont donc pas une menace pour la santé environnementale de votre enfant. Seules leurs finitions peuvent être à l’origine de molécules toxiques. Les meubles métalliques présentent toutefois quelques inconvénients: ils comportent des angles durs dangereux et sont légers et instables. De ce fait, si vous installez des étagères ou une armoire en métal dans la chambre de votre enfant, il sera nécessaire de bien les fixer au mur pour éviter qu’elles chutent, en particulier si bébé s’y cramponne. De plus, lorsque votre bébé commencera à se déplacer à quatre pattes, il sera impératif de protéger tous les angles de ces meubles métalliques avec un rembourrage spécifique. Ceci évitera à votre bébé de se blesser lorsqu’il se cognera contre ces meubles.

 

Les finitions des meubles

Si vous achetez un meuble fabriqué à base de panneaux de particules ou de fibres, il sera revêtu d’un décor en  stratifié ou en mélaminé. Ces deux types de revêtements sont à l’origine de l’émission de formaldéhyde et de solvants provenant des résines et des colles. Les côtés de ces meubles appelés « chants » peuvent également être renforcés à l’aide de bandes en PVC ou en ABS. Ces deux types de protection peuvent relarguer dans l’air ambiant des monomères toxiques de chlorure de vinyle ou du styrène provenant de l’Acrilonitryle Butadiène Styrène. Les meubles en métal sont en général protégés et décorés avec des peintures époxydiques. Juste après que les éléments en métal aient été enduits en usine avec ce type de peinture , il peut y avoir des émanations de molécules toxiques comme par exemple des hydrocarbures aromatiques , des éthers de glycol et des phtalates (BPA et BPF) reprotoxiques, des polyisocyanates irritants et sensibilisants. Ces émanations durent environ une dizaine de jours, ce qui signifie qu’il n’y en a pratiquement plus au moment où vous allez  faire l’achat du meuble métallique en magasin. Les meubles en bois massif sont pour la plupart recouverts d’une finition à base de vernis ou de laque ou encore enduits simplement d’une couche de cire ou d’huile dure. Il peuvent  également être proposés à la vente sans aucune finition, autrement dit le bois a été laissé à l’état « brut ». Les laques et vernis destinés à la finition des meubles émettent des composés nocifs essentiellement durant leur phase de séchage, c’est-à-dire au cours du premier mois qui suit l’ application du revêtement décoratif. Etant donnés les délais de commercialisation, le risque que votre enfant respire des substances nocives provenant de la finition des meubles est minime. En réalité, le véritable risque par rapport aux finitions est que votre bébé ingère ces substances nocives par voie orale. Comme vous le savez, un enfant en bas-âge a pour principe de goûter à tout ce qui l’entoure. Son lit et les autres meubles de sa chambre n’y feront pas exception. Dès qu’il sera capable de se mettre debout, Bébé ne pourra s’empêcher de sucer et de mordiller les montants du lit ainsi que les autres meubles à portée de sa bouche. C’est la raison pour laquelle il est préférable de prendre en compte la composition chimique des vernis, des peintures, des huiles dures ou des cires des meubles si vous souhaitez préserver la santé environnementale de votre tout-petit. Pour exemple, voici quelques substances nocives présentes dans les finitions du mobilier:

  • des isothiazolinones, nocives et sensibilisantes
  • des éthers de glycol et des phtalates reprotoxiques
  • du N-Méthyl-2- pyrrolidone irritant et reprotoxique
  • du butanone-oxime, cancérigène de catégorie 2
  • des benzotriazoles nocives, irritantes et allergisantes
  • des isocyanates toxiques
  • des acrylates irritants et allergisants
  • des métaux lourds nocifs et cancérigènes (cobalt, chrome, cadmium, nickel, étain,..)
  • des nanoparticules de dioxyde de titane mutagènes et cancérigènes (Cf. Site Veillenanos)

Les solutions pour bien choisir les meubles de la chambre de votre bébé

Les solutions qui vont suivre privilégient la santé environnementale de votre enfant avant toute chose. Il est évident qu’au départ, le choix des meubles par les parents prend en compte plusieurs aspects: l’aspect esthétique, l’aspect pratique et l’aspect financier, en rapport avec votre budget. Si vous disposez d’un budget important, il ne sera pas difficile de meubler la chambre de votre enfant en tenant compte de tous les aspects en même temps. Mais si votre budget est plutôt restreint, il vous faudra faire des priorités. Pour exemple, il sera préférable d’acheter à bas coût un meuble sain même peu esthétique plutôt qu’un meuble au décor agréable mais qui va dégager de grandes quantités de Composés Organiques Volatils.

L’achat du lit

C’est l’achat pour lequel il faut absolument prendre en compte les risques pour la santé environnementale. En effet, Bébé va passer de nombreuses journées dans son lit dès les tout premiers moments de sa vie. Il importe que l’air qu’il va respirer soit le plus inoffensif possible. Dans cette optique, l’idéal est de choisir un lit entièrement en bois massif et si possible monté sans collage. Les montants du lit, les faces, le sommier et les lattes doivent être constitués de bois plein et pas de panneaux de particules ou de fibres. Le choix de l’essence du bois a peu d’importance. Le lit peut être fabriqué en hêtre, en érable, en aulne, en châtaignier, etc..Il peut être proposé avec ou sans finition décorative. Si le lit est vendu avec une finition telle que de la peinture, du vernis ou de l’huile, il faut s’assurer qu’elle répond bien à la norme NF-EN 71-3 + A1. Cette norme  fait partie en réalité de la réglementation européenne relative à la sécurité chimique des jouets . Elle limite la migration à partir du revêtement de finition (peinture, vernis ou huile) de dix-neuf substances  reconnues comme étant dangereuses par contact cutané, succion, léchage ou ingestion.   Parmi ces substances, on trouve des métaux lourds toxiques tels que le chrome hexavalent, le cadmium, le plomb, le mercure, l’arsenic, le nickel,..Si la finition du lit respecte cette norme, votre enfant a donc beaucoup moins de risques d’ingérer des produits toxiques en touchant ou en mettant sa bouche en contact avec les montants en bois de son lit.

Lit en bois massif
Lit en bois massif

Vous avez également la possibilité d’acheter un lit en bois massif brut, c’est-à-dire sans finition du tout. Dans ce cas, il vous faudra le protéger vous-même avec un enduit décoratif adapté au bois. Vous avez le choix entre la peinture, le vernis et l’huile dure. Pour éviter un revêtement du bois trop émissif en COV, choisissez un produit étiqueté A+ et écolabellisé. Les labels qui limitent les émissions de molécules toxiques pour les peintures, les vernis et les huiles dures sont l’Ecolabel Européen, le label NF Environnement et le label allemand Der Blaue Engel (L’Ange Bleu).

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Voici à la suite quelques fabricants qui proposent des produits de finition du bois écolabellisés….

  • les huiles dures: Blanchon, Héliotan, Livos( n’est pas labellisée mais conforme à la norme NF EN 71-3)
  • les vernis: Blanchon, Heliotan,..
  • les peintures: Tollens, Blanchon, Syntilor, Sikkens, Zolpan, Onip,..

Il existe aussi des produits étiquetés « Naturels » chez Natura, Auro, Biorox mais ils ne sont pas écocertifiés. Si vous souhaitez les utiliser, l’idéal est de connaître leur composition exacte , la quantité de COV émise et de vérifier leur Fiche des Données de Sécurité qui doit être fournie par le vendeur.

De nos jours, il est assez simple de se procurer un lit bébé en bois massif brut ou avec une finition. Certaines chaînes d’hypermarchés en proposent ainsi que d’autres fabricants plus spécialisés tels que Mathy By Bols, Sauthon, Le Bois d’Antan, Autour de Bébé, Combelle, Aubert,..

L’achat des armoires, commodes et étagères

L’achat de ces meubles requiert aussi un minimum de précautions. Si votre budget vous le permet, choisissez des meubles de rangement en bois massif, sans panneaux de particules ou de fibres. Vous pourrez en faire l’acquisition soit par le biais des grandes chaînes d’ameublement classiques, soit en passant par des magasins spécialisés comme ceux référencés plus haut pour l’achat d’un lit: Combelle, Sauthon, Le Bois d’Antan, etc… Si votre budget ne vous permet pas d’acheter des meubles de rangement en bois massif, il existe d’autres solutions: soit vous achetez des petits meubles de rangement en métal, soit vous faites l’acquisition de meubles d’occasion à base de panneaux de particules ou de contreplaqué. Ces deux solutions nécessitent de prendre les précautions suivantes:

  • les meubles de rangement métalliques: il s’agit de meubles du type « étagères » hautes ou basses . Ils sont pour la plupart revêtus de peinture époxydique. Il est indispensable de les fixer solidement au mur pour éviter qu’ils chutent. Dès que votre enfant est capable de se déplacer dans la chambre, il faut protéger tous les angles de ces meubles en métal avec des dispositifs spécialisés de rembourrage pour les angles ou les arêtes. Ceci évitera que votre nourrisson se blesse lors de ses déplacements dans la chambre.
  • les meubles d’occasion à base de panneaux de particules ou de fibres:ces meubles ont évacué une grande partie des composés volatils toxiques (solvants, formaldéhydes, conservateurs, ..) durant la première période de leur utilisation. Ils sont donc plus sains en terme de toxicologie que les mêmes meubles achetés neufs en sortie d’usine. Toutefois, certaines précautions s’imposent. Avant l’achat de ces meubles, vous devrez vérifier qu’ils remplissent bien toutes les conditions de sécurité inhérentes à l’environnement d’un bébé. C’est-à-dire qu’il faudra vérifier la stabilité de ces meubles, leur bon état général, celui des fermetures , des gonds d’huisserie s’il y en a, des tiroirs, la fixation d’un miroir si c’est le cas, etc…Le but sera de s’assurer que le meuble ne présente aucun danger mécanique ou physique tel que celui des pincements, coupures, chute, incendie,étouffement avec des petites pièces, etc.. pour votre enfant.

Quelques précisions…

Au final, à partir du moment où vous avez connaissance des risques présentés par les différents matériaux des meubles, il vous est plus facile de faire les bons choix. A l’heure actuelle, les meubles ne sont que très rarement dotés d’une étiquette permettant de connaître leur classe d’émission de Composés Organiques Volatils. Mais ce projet d’étiquetage est à l’étude et devrait voir le jour vers 2020 selon le rapport de l’ANSES cité précédemment.

En attendant la mise en place de cet étiquetage, les parents doivent faire eux-même le tri dans les matériaux de base non toxiques, privilégier le bois massif et les finitions les moins nocives ( produits écocertifiés ou finitions certifiées avec la norme NF EN 71-3).

Les finitions en phase solvant sont à bannir car elles émettent des molécules d’hydrocarbures aromatiques toxiques pour tout le monde. En cas de doute sur la nocivité d’un produit, il est préférable de consulter la Fiche des Données de Sécurité ou FDS du produit.

Les meubles achetés neufs doivent être montés et « aérés » pendant environ un mois avant leur utilisation, afin d’évacuer une grande partie des molécules nocives.

Les meubles en plastique et les meubles rembourrés n’ont pas leur place dans la chambre de Bébé: ils émettent de nombreuses molécules indésirables provenant des mousses synthétiques avec lesquelles ils sont fabriqués.

Les meubles de rangement en métal sont sains pour l’air ambiant. Il faudra veiller à ce qu’ils ne soient pas une source de danger physique en les fixant solidement aux murs et en les dotant de systèmes de rembourrage des arêtes et des angles.

Le mobilier d’occasion en panneaux de particules est à réserver aux meubles de rangement. Il doit être en bon état et ne  pas présenter de risques mécaniques ou physiques pour Bébé.

Dans le prochain article, nous continuerons à aménager  la chambre de Bébé en faisant un tour indispensable du côté …des matelas où il fait bon dormir.

A très bientôt et n’hésitez surtout pas à nous laisser des commentaires ou des questions !