Comment protéger Bébé des polluants durant la grossesse et encore après? Toutes les solutions dans le Guide Pratique en format numérique

AJ001 - Protégez la santé de votre bébé en évitant les polluants
Guide pratique complet  indispensable pour les parents 

Chers parents, quelle joie d’apprendre LA bonne nouvelle: Bébé arrive dans quelques mois!

Si cette annonce vous réjouit, vous savez également qu’elle implique de nouvelles responsabilités, surtout en matière de santé.

Les médecins -généralistes, gynécologues et pédiatres- sont là pour vous aider durant toute la gestation et après la naissance de votre enfant.

Mais de nos jours, ceci ne suffit plus:pour protéger la santé de Bébé, il faut agir sur son environnement quotidien!

Pourquoi?

Parce que depuis quelques années, les scientifiques ont établi que certaines maladies graves sont en lien avec des polluants présents dans l’air, dans l’eau, dans les aliments, les ustensiles ménagers, les produits cosmétiques, les revêtements décoratifs, la literie, les vêtements,etc…

Savez-vous que des polluants sont à l’origine de la multiplication des allergies et de l’asthme, des intolérances et hypersensibilités alimentaires, de la baisse de la fertilité, de perturbations de la glande thyroïde, de cancers et de malformations?

Si vous êtes enceinte, il faut donc tout faire pour éliminer ces molécules polluantes de votre habitat.

Comment agir en pratique?

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Alimentation Biologique: comment choisir les meilleurs labels

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Des légumes issus de l’agriculture biologique

En cette belle journée ensoleillée – c’est l’avantage de vivre dans le Sud -, j’ai prévu de vous faire connaître les différents labels qui existent en France pour certifier les aliments issus de l’Agriculture Biologique.

Vous allez voir qu’ils ne sont pas tous équivalents et qu’il en existe qui sont beaucoup plus exigeants que les  autres en terme d’absence de produits nocifs.

Question: pourquoi est-il important de choisir des aliments issus de l’agriculture biologique?

Réponse: parce qu’ils vous garantissent que la présence de substances toxiques est restreinte au maximum selon les cahiers des charges et que les contrôles  sont effectués tout au long de la production par des laboratoires officiels indépendants.

A l’opposé, si aucun logo officiel n’apparaît sur l’étiquette d’un aliment, vous ne pouvez pas savoir quels sont les procédés et additifs qui ont été utilisés pour le produire.

Par conséquent, l’aliment peut contenir toutes sortes de substances toxiques tant pour vous que pour votre bébé.

Les principales exigences des labels de l’Agriculture Biologique en France

Ces exigences s’appliquent à tous les stades de la production d’une denrée alimentaire.

Elles portent sur la production des matières d’origine (agriculture et élevage) et également sur les procédés et substances utilisés pour la transformation des produits de base en produits finis (conserves, plats tout prêts, salaisons, jus de fruits, confitures, laitages,..).

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Procédé mécanique de transformation du lait 

Un label biologique impose toujours des limites à la présence de résidus de pesticides dans les produits alimentaires non-transformés, c’est-à-dire dans les légumes, les céréales, les fruits, la viande, le poisson, le lait et les œufs.

Si un produit de base doit être transformé, le label exclut les procédés qui dénaturent les aliments comme par exemple le chauffage au delà d’une certaine température, l’utilisation du micro-onde et l’irradiation/ionisation.

Le cahier des charges d’un label comprend toujours:

  • une liste des additifs autorisés:les « inoffensifs »
  •  une liste des additifs interdits: ceux issus de la chimie de synthèse, les dérivés du pétrole, les OGM, les nitrates, les colorants azoïques, certains édulcorants, les conservateurs à risques, etc…

Pour connaître le niveau d’exigence d’un label , il faut consulter son « Cahier des charges« .

Ce cahier détaille les procédés et substances autorisés et ceux qui sont interdits.

Pour y accéder, rendez-vous sur le site officiel du label concerné   et cliquez sur la rubrique « Cahier des charges du label ». Les exigences varient en fonction des catégories d’aliments : fruits, céréales, laitages, viande, poissons, coquillages, huiles, salaisons, etc…

Une entreprise qui produit des aliments certifiés par un label biologique officiel est soumise à des contrôles réguliers par un organisme certificateur indépendant.

Celui-ci effectue des visites sur site programmées ou à l’improviste. Il contrôle les locaux (champs, élevages, entrepôts, usine), les fournitures et  la comptabilité. Il prélève aussi des échantillons sur les aliments et les transmet pour analyse à des laboratoires indépendants.

Les organismes certifiant l’alimentation biologique en France

En France, il existe huit organismes certificateurs officiels agréés par  l’Union Européenne .

Les voici:

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Dans la suite de cet article, je vous explique les principales différences d’exigence des quatre labels que vous rencontrez les plus souvent.

Vous pourrez ainsi choisir les aliments qui contiennent le moins de molécules nocives et qui possèdent encore leurs qualités nutritionnelles d’origine (vitamines, enzymes, minéraux, acides aminés,..).

 

Le Label Biologique Européen

Nouveau logo du Label bio européen

C’est le label de base « minima » pour tous les produits issus de l’agriculture biologique dans la Communauté Européenne. Son cahier des charges répond aux obligations du Règlement CE n°889/2008 et de ses annexes.

Il identifie des produits 100% bios ou contenant au moins 95% de produits agricoles bios s’il s’agit de produits transformés. L’apposition du logo est obligatoire seulement si le produit d’origine européenne est vendu pré-emballé.

Ce label exclut  durant toute la production l’utilisation de semences traitées, de produits chimiques de synthèse et d’Organismes Génétiquement Modifiés (sauf traces accidentelles).

Les fertilisants pour les sols ne doivent pas provenir d’élevages industriels, de dérivés de bois traités après abattage et encore moins des boues des stations d’épuration ou de sites industriels.

Le désherbage doit se faire par des moyens  mécaniques.

Les risques de maladies et d’envahissement par des insectes sont prévenus surtout par le biais de méthodes de culture différentes (rotation, haies, jachères ..) et par le recours à la lutte biologique (extraits de plantes, huiles essentielles, lécithine, gélatine, pièges à phéromones, savon mou..).

Les animaux sont nourris  avec des aliments issus à 100% de l’agriculture biologique, sauf exceptions temporaires.

En cas de maladie, les animaux sont traités en priorité avec de l’homéopathie et de la phytothérapie. Les traitements vétérinaires « classiques » sont limités et vont de 1 à 3 maximum par an, selon les espèces concernées.

Les bâtiments et le matériel utilisés sont nettoyés et désinfectés à l’aide de substances qui figurent sur une liste restreinte (Annexe VII du Règlement 889/2008) afin de limiter les résidus toxiques pouvant contaminer les denrées.

La production de denrées alimentaires transformées en agriculture biologique se fait en utilisant une cinquantaine d’additifs seulement  contre plus de 350 en conventionnel. Cette liste d’additifs autorisés est inscrite à l’Annexe VIII du Règlement 889/2008.

 

Le label AB Agriculture Biologique

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Ce label français a été créé en 1985. A l’origine, son cahier des charges était plus exigeant que le label européen.

Depuis 2009, ses exigences ont été alignées sur celles moins contraignantes du label biologique européen.

Par exemple, de même que le label biologique de l’Union Européenne, il admet la présence de traces accidentelles d’Organismes Génétiquement Modifiés dans les produits alimentaires.

On peut dire que le niveau d’exigence du label AB équivaut actuellement à celui du label biologique européen.

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Huile de sésame biologique

 

 

Le label Demeter 

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C’est un label international créé par l’Allemagne en 1932. Les produits porteurs de ce label sont présents dans 50 pays.

Il est plus exigeant que le label biologique européen.

 

Sommaire du cahier des charges Demeter
Extrait du Sommaire du cahier des charges Demeter

 

Son cahier des charges exige que tout le domaine agricole ou d’élevage du producteur soit conduit en biodynamie. De cette manière, l’exploitant agricole ou l’éleveur ne risque pas de mélanger des produits biologiques avec des produits conventionnels.

Les cahiers des charges limitent l’apport d’engrais azotés et excluent l’enrichissement des sols par du guano ou  des farines de poissons marins très souvent contaminés par des métaux lourds et d’autres toxiques.

Les sols sont biodynamisés par l’enfouissement d’engrais verts (plantes), de la silice de corne et des macérats de plantes médicinales.

La cueillette des aromates doit se faire de préférence avec des outils sans moteurs.

L’utilisation d’éthylène durant le stockage des plantes récoltées est interdite.

Les animaux d’élevage reçoivent des traitements uniquement naturels, sauf exigences contraires de la loi.

L’alimentation destinée aux animaux d’élevage ne doit pas contenir d’additifs de synthèse.

La liste des additifs destinés à entrer dans la composition d’un produit alimentaire transformé n’autorise que 13 substances différentes.

Extrait du cahier des charges Demeter-Lait infantile
Extrait du cahier des charges Demeter-Lait infantile

Les produits laitiers ne doivent pas être mis en contact avec de l’aluminium.

Les contenants en verre sont privilégiées, etc…

 

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Conserve avec le label biologique Demeter

 

 

Un produit portant le label Demeter est doublement certifié, à la fois selon les règles  de l’agriculture biologique européenne et selon les cahiers des charges de Demeter.

 

Le label Nature et Progrès

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Ce label est beaucoup plus exigeant que le label biologique européen.

Les fertilisants utilisés pour l’enrichissement des sols sont analysés et des limites maximales de présence sont fixées pour les pesticides, les métaux lourds, les hydrocarbures aromatiques, les solvants, les antibiotiques, la radioactivité,…

Le cahier des charges des élevages stipule que ceux-ci doivent être éloignés d’une certaine distance réglementaire des sources de pollution telles que les usines ou les voies de circulation.

 

Extrait du Sommaire du cahier des charges Nature et Progrès- Productions végétales
Extrait du Sommaire du cahier des charges Nature et Progrès- Productions végétales

 

Les aliments utilisés pour nourrir les élevages doivent être à 100% d’origine biologique.

L’utilisation de poissons sauvages ne se fait qu’après vérification de leurs taux en produits toxiques tels que les métaux lourds, dioxines, hydrocarbures aromatiques, ...Les valeurs maximales de ces taux autorisés sont deux fois inférieures aux seuils du Règlement européen.

 

La liste des additifs autorisés pour la transformation des aliments est limitée à 32 additifs.Tous les ingrédients de synthèse sont interdits.

Extrait du cahier des charges Nature et Progrès- Produits alimentaires transformés
Extrait du cahier des charges Nature et Progrès- Produits alimentaires transformés
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Conserve portant le label Nature et Progrès

Certains matériaux « à risque » sont exclus du contact avec les aliments: aluminium, téflon, PVC, silicone.

 

Un produit portant le label Nature et Progrès est également doublement certifié par le label européen et celui de Nature et Progrès.

L’essentiel à retenir

  • La méthode la plus simple pour éviter les pesticides est d’acheter des denrées alimentaires produites par l’agriculture biologique et certifiées avec un label officiel.
  • Les produits alimentaires -de base ou transformés- porteurs des labels européen et AB sont les plus répandus parce que leurs cahiers des charges sont moins exigeants que ceux des autres labels.
  • Acheter des aliments labellisés Agriculture biologique de l’Union européenne permet d’éliminer une grande partie des pesticides et autres substances toxiques pour votre santé et celle de Bébé pendant la grossesse.
  • Si vous en avez la possibilité, préférez des aliments certifiés par Demeter ou Nature et Progrès.

Vous pouvez trouver des produits biologiques soit en grande surface, soit dans des magasins spécialisés tels que:

  • Biocoop
  • La Vie Claire
  • La Vie Saine
  • Biomonde
  • Satoriz
  • Chez Marcel

etc…

Les magasins spécialisés en alimentation biologique vous donnent accès à des produits sains mais également ils vous permettent de découvrir de nouveaux aliments pour cuisiner gourmand mais avec toutes les qualités nutritionnelles nécessaires à la bonne santé de Maman et de son futur Bout’chou!

A bientôt pour la suite, des recettes à base d’aliments biologiques savoureux…!

Allergies alimentaires: évitez les pesticides et les additifs chimiques durant la grossesse

Bonjour à toutes et à tous,

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Framboise au jardin

 

Dans l’article précédent, vous avez pu découvrir que la présence de pesticides dans l’alimentation  est un facteur de risques pour la santé d’un bébé. Ces risques sont déjà présents tout au long de la grossesse puisque la plupart des substances chimiques sont susceptibles de traverser le placenta. Ils sont également préoccupants pour la santé des enfants en bas-âge étant donné que leur organisme est beaucoup plus sensible aux substances toxiques que celui d’un adulte.

En tant que parents, vous voulez donner à votre enfant toutes les chances d’être en bonne santé: vous souhaitez que sa croissance soit harmonieuse, qu’il tombe malade le moins souvent possible et également…. qu’il évite ces nouvelles allergies alimentaires qui semblent être de plus en plus fréquentes dans votre entourage!

Quel lien existe-t’il entre les allergies, les pesticides et les additifs alimentaires ?

Depuis plusieurs décennies, la fréquence des allergies alimentaires est en augmentation constante chez les enfants: allergies au gluten, aux protéines du lait de vache, au lactose, aux œufs, aux arachides, aux noix, aux fruits exotiques, aux huiles de tournesol et de sésame, aux lupins, aux poissons, aux épices, etc…

Les pesticides et les additifs alimentaires issus de la chimie de synthèse sont des substances actives qui  perturbent le bon fonctionnement de l’organisme. Il sont susceptibles d’interférer avec le système immunitaire de votre enfant et par conséquent, de favoriser l’apparition de réactions d’allergie.(Cf. Centre d’Allergologie de Bordeaux-Nord)

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Extrait du Site Web du Centre d’Allergologie de Bordeaux Nord– Allergies alimentaires-Août 2016

Les symptômes qui apparaissent en cas d’allergie peuvent être graves: urticaire géant, œdème, choc, etc… Si votre enfant devient allergique à certains aliments, vous serez dans l’obligation de surveiller de manière constante et rigoureuse la nourriture qu’il consomme. Et bien entendu, tout son entourage (famille, école, amis) devra également être informé de la liste des aliments à tenir hors de sa portée.

Pour ne pas risquer tous ces « désagréments », il vaut mieux agir de manière préventive en évitant les substances qui favorisent le déclenchement d’allergies alimentaires. Et en particulier les pesticides et les additifs, même s’ils sont autorisés par le législateur européen….!

Dans la suite de cet article, je vous propose un moyen très simple mais efficace pour écarter de votre assiette et de celle de Bébé la plus grande partie de ces substances nocives.

La meilleure solution pour éviter les pesticides et les additifs, c’est de consommer des aliments issus de l’Agriculture Biologique!

Quelle différence y a t’il entre un aliment issu de l’Agriculture Biologique et un autre issu de l’agriculture conventionnelle classique?

Pour vous aider à faire la différence entre un aliment produit « en bio » et le même aliment produit « en conventionnel », je vous propose d’ examiner trois extraits d’un tableau annuel: celui des traitements chimiques pulvérisés sur les pêchers dans le département du Tarn-et-Garonne.

Ce tableau qui s’intitule « Canevas de traitements conseillé par la Chambre d’Agriculture du Tarn -et -Garonne » est destiné en 2016 aux producteurs de pêches en conventionnel, donc non « biologiques »:

 

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Extrait du canevas (1)

 

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Extrait du canevas (2)

Dans l’extrait (3) ci-dessous, vous pourrez lire tout en bas du tableau la légende qui explique le point rouge accolé au nom commercial de certains pesticides: « Produit classé Mortel-toxique« …..!  Ça fait réfléchir, non?…..

 

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Extrait du canevas (3)

Ces extraits de tableau vous offrent un aperçu des traitements chimiques autorisés en agriculture conventionnelle pour la production des pêches. Le canevas annuel total autorise en réalité l’application de plus de vingt traitements chimiques sur les pêchers avant la récolte.

Nous savons tous que les denrées végétales et animales obtenues par le biais de l’agriculture « classique » impliquent l’épandage systématique dans les cultures et les élevages de milliers de produits chimiques dangereux pour la santé. En Europe, le législateur autorise l’agriculture conventionnelle à utiliser plus de 4000 pesticides différents!

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Un saupoudrage toxique

Or, lorsqu’on applique des traitements phytosanitaires sur des cultures, un pourcentage de ceux-ci reste fixé à la surface des végétaux et/ou rentre à l’intérieur des plantes par le système foliaire . Le reste des pesticides est lessivé par l’eau de pluie: elle entraîne les résidus profondément dans les sols où ils sont absorbés au final par les racines des mêmes plantes.

Les êtres humains et les animaux qui consomment ces végétaux ingèrent forcément les pesticides qu’ils contiennent!

A l’inverse de ce type d’agriculture plus apparenté à un ensemble de pratiques industrielles, l’Agriculture Biologique a pour principe d’éviter au maximum l’épandage de pesticides nocifs dans les cultures et les élevages.logo_ab Le label biologique de l’Union européenne n’autorise que 50 pesticides, lesquels ne sont pas d’origine synthétique. Les autres labels biologiques (Nature et Progrès, Demeter) sont encore plus restrictifs vis à vis des traitements phyto-sanitaires.

Quand on parle d »Agriculture Biologique, on fait référence aussi bien aux productions végétales (légumes, fruits, céréales, légumineuses) qu’aux productions animales (viandes, poissons, lait, œufs, crustacés). Un aliment certifié « bio », ça signifie que les ingrédients végétaux et animaux entrant dans sa composition ont été produits selon des règles  qui excluent au maximum les substances toxiques pour la santé. Ces règles d’exclusion varient en fonction de l’aliment produit (animal ou végétal) et également en fonction du label biologique officiel apposé sur cet aliment: label de l’Union Européenne, Demeter Biodynamie, Nature et Progrès,.. (Cf. Article sur les labels biologiques).

Dans la suite de cet article, nous allons  comparer les pratiques utilisées par les deux types d’agriculture afin de mieux comprendre  le lien entre « alimentation biologique » et « santé ».

Quels sont les procédés utilisés en Agriculture Biologique pour fertiliser les sols sans utiliser d’engrais chimiques?

Pour enrichir les sols et permettre aux plantes de trouver la nourriture nécessaire à leur croissance, l’Agriculture Biologique dispose de plusieurs techniques. En voici quelques-unes…

  • la fertilisation des sols: en Agriculture Biologique, les sols sont enrichis essentiellement par des apports de matières organiques telles que du fumier ou du compost issus d’exploitations en bio ou encore par de l’engrais vert.Pour vous aider à comprendre, voici un tableau de l’Agence Agrobio de Bretagne qui présente une liste des plantes utilisées en tant qu’ engrais vert: trèfle, phacélie, lupin, seigle, pois, vesce,… Durant leur croissance, ces plantes captent les minéraux solubles des sols. Après leur floraison, elles sont enfouies dans ces sols afin qu’elles restituent ces minéraux rapidement aux cultures vivrières semées à la suite.
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Fiche technique du réseau GAB/FRAB- Agrobio Bretagne
  • La rotation des cultures: toutes les plantes ont des besoins en minéraux et en substances organiques différents. Certaines sont gourmandes en azote, d’autres en phosphore, etc…L’agriculture conventionnelle utilise des engrais chimiques ( superphosphates et azote) en grandes quantités, voir même des boues de stations d’épuration! Ces « engrais » contiennent de nombreux polluants dont des métaux lourds extrêmement toxiques (mercure, plomb, chrome, cadmium,..) qui se retrouvent en bout de chaîne dans nos aliments. L’agriculture biologique interdit ces fertilisants. Elle pratique la technique dite de « rotation des cultures« . Cette technique consiste à ne pas cultiver plusieurs années de suite le même végétal au même endroit et à intercaler également des années de jachère (pas de culture vivrière mais semis d’engrais vert qui sera enfoui). On permet ainsi aux sols de se renouveler et aux plantes de disposer des éléments dont elles ont besoin de manière naturelle. Cette technique évite aussi l’apparition des maladies et des prédateurs en trop grand nombre.

 

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Fiche technique Agrobio Bretagne

Quels sont les moyens utilisés en Agriculture Biologique pour lutter contre les maladies et les prédateurs des cultures?

Pour limiter les ravageurs et les maladies, l’agriculteur bio dispose de plusieurs outils:

  • le maintien de petites surfaces délimitées par des haies: les haies sont des lieux de vie pour les prédateurs des nuisibles, c’est-dire les oiseaux, les petits rongeurs, les hérissons, etc.. Ceux-ci contribuent naturellement à éviter la prolifération des insectes nuisibles.
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Arsinoé, le hérisson ami des jardins naturels
  • la culture de variétés végétales plus résistantes
  • la mise en oeuvre de procédés non-polluants pour lutter contre les insectes nuisibles: pièges à phéromones, appâts collants, lumineux et alimentaires, savon noir, huile de colza, huiles essentielles, autres insectes prédateurs des nuisibles, Bacille de Thuringe, barrières mécaniques (limaces), pyréthrines, Quassia, huile de Thuya, vinaigre,…
  • l’utilisation de procédés réglementés plus naturels pour lutter contre les maladies des plantes: décoctions et purins de plantes (ortie, prêle, chêne, absinthe,..), silicate de soude, bicarbonate de sodium, soufre, cuivre, permanganate de potassium,..

 

Quels sont les moyens utilisés par les éleveurs en conventionnel et en bio pour protéger les animaux d’élevage ?

Plus personne n’ignore les conditions difficiles dans lesquelles « survivent » les animaux (bovins, moutons, porcs, volailles, poissons, …) dans les élevages conventionnels:

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La vache en conventionnel, c’est pas la joie!
  • Ils sont nourris avec des rations alimentaires les moins coûteuses possible. Leur alimentation (fourrages, tourteaux, acides aminés de synthèse, compléments divers) est contaminée à la fois par des pesticides, des métaux lourds , des Organismes génétiquement Modifiés (OGM) ainsi que par des additifs de synthèse servant à « booster » leur croissance de manière artificielle (Cf. Etude de l’Observatoire des Résidus de Pesticides d’octobre 2010). Les élevages et les bâtiments dans lesquels ils sont parqués sont nettoyés et désinfectés avec des substances très toxiques. Les animaux sont  traités préventivement et de manière systématique à l’aide de médicaments vétérinaires tels que des vaccins, des antibiotiques, des corticoïdes, des insecticides et antiparasitaires, des psychotropes, etc.. Or, il est reconnu que les animaux (bovidés, moutons, porcs, volailles, poissons,..) sont des organismes bio-concentrateurs. Ce qui signifie qu’un pourcentage des substances absorbées (médicaments, additifs, antibiotiques, hormones, pesticides,..) reste dans les organismes animaux. Ces substances nocives sont ainsi « concentrées » dans les denrées animales , en particulier dans le lait, les abats, les parties contenant de la graisse et dans toute la viande en général.
  • Les élevages conventionnels ne respectent pas les besoins physiologiques et de confort des animaux: ils sont « surpeuplés », les animaux sont confinés dans des bâtiments ou des cages étroites, l’accès à l’air libre est rare voir inexistant, les cycles naturels d’accouplement ne sont pas respectés (synchronisation des chaleurs  des vaches par injection d’hormones, césariennes consécutives aux fécondations répétées des vaches avec des mâles d’une autre race beaucoup plus volumineuse,..), etc…
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Pas mieux pour les volailles en conventionnel!

A l’opposé de ce comportement envers les animaux, les éleveurs bios respectent les besoins physiologiques et de bien-être des élevages:

  • la densité d’animaux par mètre carré est beaucoup moins élevée
  • les caillebotis sont interdits
  • les petits veaux ne sont pas isolés du reste du troupeau
  • les animaux ont accès à un parcours extérieur
  • le pâturage est obligatoire durant un nombre de mois déterminé, un abri est prévu pour les animaux quand ils sont en extérieur
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Elevage biologique
  • la ration alimentaire est issue de l’agriculture biologique. Elle contient des végétaux frais, des feuilles, des racines, des fleurs et exclut les OGM.
  • la « synchronisation des chaleurs » et les transferts d’embryon sont proscrits.
  • les bâtiments sont construits en matériaux non-toxiques et désinfectés à l’aide de substances les moins nocives possible.
  • pour éviter les maladies, les éleveurs choisissent des races locales rustiques et évitent les consanguinités.
  • les traitements allopathiques, les antiparasitaires et les vaccins sont limités. Si un animal est malade, il est soigné en priorité avec des médecines alternatives naturelles: homéopathie, phytothérapie et aromathérapie.

Les élevages bios sont bien supérieurs en qualité aux élevages conventionnels: ils respectent les besoins des animaux et les aliments obtenus (viande, œufs, laitages) contiennent beaucoup  moins de substances chimiques nocives.

Les produits transformés biologiques ont-ils des qualités nutritionnelles supérieures à leurs homologues « classiques »?

Tout d’abord, qu’appelle t’on « produit transformé« ?                                                                Cette expression désigne les  aliments obtenus après transformation des produits végétaux ou animaux de base.

Par exemple, la transformation des céréales (décorticage des grains, mouture, chauffage, mélange avec d’autres ingrédients) aboutit aux aliments à base de céréales: farine, semoule,flocons, pains, viennoiseries, gâteaux,  etc…

La transformation des végétaux permet d’obtenir diverses conserves: confitures, compotes, plats préparés frais, surgelés, légumes en bocaux, légumes lacto-fermentés, purées, saumures, huiles, jus, sirops, …

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La transformation des viandes produit essentiellement des charcuteries, des salaisons, des fumaisons et des conserves.

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Le lait transformé sert à fabriquer les produits laitiers que vous connaissez: lait écrémé, yaourts, beurres, crèmes, fromages, entremets, glaces, …

Un produit alimentaire transformé « classique » est fabriqué à partir de matières premières non-biologiques.

Les diverses opérations nécessaires pour obtenir le produit fini incluent l’incorporation de nombreux additifs chimiques de synthèse: conservateurs, colorants, exhausteurs de goût, améliorants de texture, arômes artificiels, …

Autre point négatif, les procédés autorisés pour transformer les matières de base ne respectent pas l’intégrité des nutriments : chauffage à ultra-hautes températures, extraction par solvants pétrochimiques, micro-ondes, ionisation, atomisation,…

Par conséquent, ce type de produit alimentaire contient des pesticides et des additifs de synthèse nocifs. Les procédés utilisés étant très agressifs, les nutriments (protéines, lipides, oligo-éléments, vitamines, enzymes,..) présents au départ dans les matières premières sont extrêmement modifiés et dégradés. Ces aliments « appauvris » ne possèdent plus toutes leurs propriétés nutritives.

Ce n’est pas le cas des produits transformés dans la filière biologique!

Les matières premières utilisées sont issues de l’Agriculture biologique et ne contiennent donc pas de pesticides.

Leur transformation se fait selon des cahiers des charges qui exigent l’utilisation de procédés « doux » qui ne dénaturent pas les nutriments: chauffage à basse température, pasteurisation, extraction par pression, broyage à froid, malaxage, filtration, etc..

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De même, l’ajout d’additifs ne se fait qu’à partir de listes restreintes de substances généralement inoffensives: lécithine biologique, carotène, acide citrique, charbon végétal, pectine, extraits d’algues, huiles essentielles, acide lactique, …

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Tout ceci explique pourquoi les produits transformés bios sont supérieurs en qualité à ceux de l’industrie alimentaire classique.

En résumé, on peut  dire que les produits alimentaires issus de l’Agriculture Biologique  contiennent:

-moins de: pesticides, produits vétérinaires de synthèse, métaux lourds, additifs chimiques, solvants pétrochimiques.

-plus de: nutriments non-dénaturés, sels minéraux, vitamines, oligo-éléments, enzymes.

Ils sont meilleurs à la fois pour la santé et du point de vue du goût, ce qui n’est pas non plus à négliger !

Qui plus est, ils respectent la nature et le bien-être des animaux!!

Peut-on produire soi-même ses aliments biologiques?

 

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Un potager pour les grands ..et les petits!

La réponse est « OUI », dès lors qu’on dispose d’une surface de terrain de quelques mètres carrés, celle-ci sera suffisante pour aménager un petit potager. Même si vous n’avez qu’une terrasse ou un balcon, vous pouvez  y installer des « carrés potagers » vendus dans les jardineries habituelles. Ils vous permettront déjà de cultiver quelques plantes simples du type persil, ciboulette, laitue, tomate, radis, …

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Cultures variées

Pour pratiquer le jardinage biologique, il vous faudra tout de même posséder un minimum de connaissances en jardinage naturel: savoir comment fertiliser un sol, composter ses déchets verts, semer à la bonne période, faire les meilleurs associations de légumes pour éviter les maladies, etc…Il existe de nombreux sites internet de jardinage bio. Ceux-ci sont des mines d’informations pour démarrer votre projet « sans prise de tête », comme on dit actuellement. Voici les liens vers ces sites fiables et agréables à consulter. Vous y trouverez tous les conseils indispensables pour bien débuter:

Terre vivante.org

Un jardin bio.com

Tous au potager.fr

Rustica.fr

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Un panier bio, ça vous tente?

 

Si vous n’avez pas le temps, l’envie ou la surface de terrain nécessaire pour jardiner, vous pourrez acheter vos aliments bios soit sur les marchés paysans, soit dans des magasins spécialisés (Biocoop, Biomonde, La Vie Saine, ..) ou encore dans les rayons bios des supermarchés classiques.

Et si vous n’êtes pas encore tout à fait convaincus que le Bio, c’est meilleur, il existe par chance des blogs de recettes bios et gourmands qui peuvent vous faire basculer du côté lumineux de la force! En gros, ils sont tellement bien faits et appétissants que vous allez céder rapidement à l’envie de tester des plats bios simples et succulents. Je m’empresse donc de vous mettre les liens de ces merveilleux blogs, en vous précisant qu’ils proposent également des recettes destinées tout spécialement aux bébés:

Biogourmand.info

Cleacuisine.fr

100-vegetal.com

les recettes de juliette.fr

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un bon appétit!

Et n’oubliez pas de me tenir au courant de vos essais au jardin et en cuisine, ce serait sympa comme dirait C.!

 

 

 

 

 

 

Comme vous le constatez, les aliments issus de l’Agriculture Biologique sont l’idéal pour vous permettre d’élaborer des menus avec le moins de pesticides possible. Mais pour être certain qu’un aliment est réellement issu de l’Agriculture Biologique, il est nécessaire qu’il porte la garantie d’un label officiel. Dans notre prochain billet, nous allons nous pencher sur les différents labels bios existant en France et découvrir quels sont les plus exigeants.

Pesticides et alimentation

Connaissez-vous les pesticides?

Oui me direz-vous, on n’entend parler que de ça depuis des années!  Presque tout le monde sait que ce sont des substances chimiques utilisées dans l’agriculture pour favoriser la croissance des végétaux, les protéger contre les herbes envahissantes, les insectes et les maladies. Même les jardiniers amateurs utilisent des herbicides, des insecticides,  des fongicides, etc.. pour s’assurer d’une bonne récolte.

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Epandage de pesticides 

 

Pourquoi ces pesticides représentent un danger pour la santé des bébés

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