Protections solaires des enfants, que choisir?

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Bonjour à tous,

Bientôt l’été, le plaisir de retrouver la lumière, la chaleur  et surtout les vacances pour profiter enfin des belles journées sans se presser.

Les tout-petits vont bien s’aérer, jouer en plein-air et bénéficier du soleil à condition de respecter certaines précautions indispensables. En effet, l’exposition solaire d’un enfant  surtout s’il a moins de 3 ans peut avoir des conséquences dommageables sur sa santé, allant d’une simple réaction cutanée à un état de choc dû à l’hyperthermie.

Dans cet article, vous allez découvrir quels sont les meilleures gestes et produits de protection solaire permettant de bien protéger vos enfants de la chaleur et des rayonnements ultra-violets du soleil.

Les effets du rayonnement solaire

 

Le soleil est nécessaire à l’organisme humain: il nous apporte  lumière et chaleur et il régule aussi nos rythmes veille-sommeil.

Mais saviez-vous qu’il  intervient également dans la synthèse d’une vitamine indispensable à la croissance et à la solidité de vos os ?

La synthèse de la vitamine D par les rayons solaires

La vitamine D est une substance indispensable à la croissance des os et à leur solidité. Elle favorise la minéralisation osseuse en augmentant l’absorption du calcium et du phosphore par la muqueuse intestinale.

L’organisme se procure cette vitamine soit en absorbant des aliments qui contiennent cette vitamine sous la forme  D2 ou D3, soit en la fabriquant lui-même. Pour en fabriquer, le corps synthétise un dérivé de cholestérol qu’il dépose dans les couches supérieures de la peau. Quand la peau est exposée au soleil, les rayons ultra-violets B  transforment ce dérivé de cholestérol en cholécalciférol appelé également vitamine D3.

Il est important d’exposer des parties de sa peau au soleil de manière régulière, par exemple deux ou trois fois par semaine pendant 15 minutes. Toutefois,  il faut respecter certaines précautions car en dehors des bienfaits que nous venons de voir, les rayonnements solaires peuvent avoir d’autres effets moins favorables.

Les effets d’une surexposition au soleil

Le rayonnement solaire est composé de 5% d’ultra-violets, 55% d’infra-rouges et de 40% de lumière visible. Ces rayons correspondent à différentes longueurs d’ondes qui n’ont pas les mêmes effets sur la peau et sur l’organisme en général.

La lumière visible: elle permet de percevoir les couleurs et les formes

Les infra-rouges invisibles: ils sont responsables de l’augmentation de la température et des « coups de chaleur ».

Les ultra-violets A, B et C invisibles:

– les UVC sont absorbés par la couche d’ozone dans l’atmosphère et ne parviennent pas jusqu’à la peau.

-les UVA pénètrent profondément dans la peau, jusqu’à l’hypoderme et sont responsables du vieillissement de la peau et de cancers.

-les UVB pénètrent jusqu’au derme et sont à l’origine de coups de soleil et de cancers cutanés.

Les mécanismes du bronzage

Le bronzage est un système de défense de la peau face aux effets des rayons ultra-violets. Lorsque la peau est exposée au soleil, les mélanocytes  ( cellules spécialisées de l’épiderme) fabriquent un pigment foncé appelé mélanine. Ce pigment est libéré dans l’épiderme et le colore (bronzage). La mélanine sert d’écran en absorbant 90% des UVB. Par contre, elle n’arrête pas les UVA qui atteignent l’hypoderme où ils déclenchent différents phénomènes de dégradation cellulaire.

Il existe deux types de bronzage, l’immédiat et le différé.

Le bronzage immédiat

Il apparaît au bout de 30 minutes d’exposition. Ce sont les UVA qui déclenchent rapidement une sécrétion de mélanine. Ce bronzage très léger appelé « hâle » disparaît environ deux heures après la fin de l’exposition au soleil.

Le bronzage différé

Il est déclenché par les UVB. La peau exposée plus longtemps commence à brunir au bout de deux à trois jours et cette pigmentation disparaît seulement au bout de 4 semaines.

Les risques en lien avec la surexposition solaire

Une exposition trop prolongée ou répétée au soleil peut avoir des conséquences plus ou moins sévères sur la peau ou/et sur l’organisme lui-même.

Nous allons les passer en revue, en sachant qu’il existe des effets négatifs visibles dans l’immédiat et d’autres qui apparaissent seulement au bout de plusieurs années .

Les effets à court terme d’une surexposition solaire

l’insolation: c’est l’augmentation exagérée de la température au niveau de la tête. Elle est due à l’action des infra-rouges. Les symptômes qui apparaissent sont des maux de tête violents, une augmentation de la température de la tête et du corps, des nausées, de la somnolence pouvant aller jusqu’à la perte de connaissance.

le coup de chaleur: également dû aux infra-rouges, il est en lien avec une augmentation importante de la chaleur du corps. Il se traduit par une fièvre, des maux de tête violents, des nausées et vomissements, parfois une perte de connaissance.

le coup de soleil: c’est l’apparition retardée d’un érythème sur les parties de peau qui ont été exposées. Cet érythème parfois accompagné de cloques est visible au bout de quelques heures et provoque douleurs et démangeaisons. Il correspond à une brûlure du derme sous  l’action des infra-rouges et des ultra-violets B. Il disparaît au bout de plusieurs jours et s’accompagne parfois d’une desquamation de la peau lésée.

les lésions oculaires: elles sont dues à l’action des infra-rouges et des ultra-violets sur la cornée, le cristallin et la rétine. Elles se traduisent par des sensations d’irritation des yeux, un larmoiement , des rougeurs oculaires et peuvent aller jusqu’à des atteintes graves de la vision.

Les effets à long terme des excès de soleil sur la peau

Sous l’action du rayonnement solaire, les mélanocytes secrètent un pigment qui se disperse dans l’épiderme (bronzage). Ce pigment  bloque 90% des rayons UVB en absorbant leur énergie mais pas les UVA qui atteignent  la couche profonde de la peau (hypoderme). Les UVA et B sont responsables de l’apparition d’un stress oxydatif dans les cellules avec la production de radicaux libres et des risques mutagènes par rupture de l’ADN des chromosomes.

Les 10% d’UVB qui pénètrent dans l’épiderme peuvent être à l’origine d’érythèmes et de cancers cutanés lorsque la peau est exposée trop longtemps ou trop souvent.

Les 90% d’UVA ne provoquent pas de symptômes visibles immédiatement. Si la peau est trop exposée à ce rayonnement, il apparaît au cours des années un vieillissement des tissus cutanés (dégradation du collagène et de l’élastine) et parfois des cancers de la peau.

Les meilleures protections solaires

 

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Le soleil est notre ami tant qu’on n’en abuse pas. Depuis toujours, l’être humain sait quand il doit se protéger d’un excès de soleil. Mais depuis des années, on  assiste à l’arrivée de nouveaux comportements vis à vis du soleil. Le bronzage est devenu le symbole d’une vie aisée permettant de pratiquer des loisirs de plein-air réservés habituellement aux plus riches: les vacances dans des îles paradisiaques, la pratique de sports en montagne (trekking, sports d’hiver) ou à la mer (yachting, ski nautique, surf). Dans notre société, une personne bronzée atteste une vie épanouie au contraire d’une personne au teint pâle qui semble ne pas être en forme. Sauf qu’il ne s’agit que d’une idée et qu’elle a de lourdes conséquences. S’exposer au soleil sans retenue a des conséquences sur la santé. Pour éviter ces risques, il faut retrouver du bon sens et tenir compte du ressenti du corps qui lui ne ment pas.

Nous allons découvrir à présent quels sont les gestes essentiels pour protéger les enfants de moins de trois ans des rayons du soleil.

Comment protéger un nourrisson du soleil

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Les dangers du soleil pour les enfants de moins d’un an

L’exposition directe d’un nourrisson au soleil est absolument proscrite. Pourquoi?

Parce que d’une part sa peau est trop fine et immature et ne peut se défendre contre l’agression des rayons et que le cristallin de ses yeux laisse passer les rayons solaires, ce qui peut occasionner des dégâts oculaires plus ou moins réversibles.

D’autre part, parce que le système de régulation thermique d’un nourrisson ne lui permet pas de supporter des changements de température importants.

Si l’air ambiant est trop chaud, la température corporelle d’un nourrisson augmente en parallèle pouvant entraîner une déshydratation et une perte de connaissance avec un risque vital engagé.

Un nourrisson doit donc rester au maximum à l’abri du soleil direct, dans une ambiance tempérée et avec une vêture légère lui évitant de transpirer. Il faut également lui proposer de l’eau régulièrement.

Protéger un nourrisson du soleil

Voici une liste des gestes à mettre en œuvre pour un enfant de moins d’un an et en cas d’ensoleillement important (saison d’été, haute altitude, pays à fort taux d’ensoleillement).

  1.  Les heures de sortie: évitez de sortir votre nourrisson entre 12 et 16h en été.
  2.  Les vêtements: la vêture doit être légère, ample et couvrante et le chapeau ou la casquette est nécessaire si la tête est exposée au soleil.
  3. Les lunettes de protection solaire: ce sont des lunettes filtrantes munies de protections sur les côtés (coquées). Elles sont vendues avec bandeau (pour un enfant en position allongée) ou avec des branches classiques. Il est important de les acheter chez un opticien afin que le filtrage soit d’un indice suffisant et que leur qualité soit garantie.
  4. Le pare-soleil et l’ombrelle: ce sont deux accessoires indispensables durant la promenade ou un déplacement . Le pare-soleil s’installe sur la coque du siège auto ou sur la poussette. L’ombrelle anti-UV réglable s’accroche sur l’avant du landau ou de la poussette.
  5. La tente anti-UV: elle permet d’installer bébé en extérieur tout en le protégeant du rayonnement solaire. Une tente anti-UV de qualité (SPF 50+) arrête 99% des ultra-violets présents dans l’atmosphère. Cette tente s’installe dos au soleil et doit être fixée dans le sol avec les piquets fournis. L’enfant doit tout de même être surveillé constamment pour vérifier que tout va bien et qu’il n’y a pas d’insecte qui risquerait de le piquer.
  6. Le biberon d’eau: il faut proposer régulièrement au nourrisson un biberon d’eau tempérée et ne pas  laisser traîner cette eau ni au soleil ni à la chaleur. Si votre enfant transpire beaucoup, il vaut mieux le mettre à l’abri de la chaleur, par exemple dans une chambre où la température ne dépasse pas les 20°C.

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Protéger du soleil les enfants entre 1 et 3 ans

Entre 1 et 3 ans, un enfant ne doit pas être exposé directement au soleil. Cependant, à partir d’un an votre enfant commence à se déplacer de manière autonome pour explorer son environnement, ce qui va l’amener à se retrouver exposé au soleil direct pour de courtes périodes. Il faut donc compléter la protection déjà mise en place avant un an.

Les risques pour l’enfant âgé de 1 à 3 ans

Jusqu’à environ 3 ans, les systèmes qui protègent le corps des excès de chaleur et du rayonnement solaire ne sont pas tout à fait matures.

L’immaturité du système thermo-régulateur

L’organisme humain soumis à un excès de chaleur  rétablit sa température idéale (autour de 37°C) grâce à un système neuro-végétatif complexe de thermo-régulation qui évacue les excès calorifiques. Ce système se traduit par l’augmentation de la sécrétion de sueur et par la vaso-dilatation des vaisseaux sanguins cutanés. Chez l’enfant de moins de 3 ans, ce système n’est pas encore totalement efficace et ne permet pas à l’enfant de s’adapter à des chaleurs excessives. Le risque encouru est le coup de chaleur avec déshydratation et somnolence pouvant aller jusqu’à la perte de connaissance et le coma.

L’immaturité du système de défense de la peau

Chez un enfant de moins de 3 ans, la couche cornée et la peau en général sont beaucoup plus minces que chez un adulte. La kératine réfléchit ou absorbe donc moins de rayonnement et l’ensemble des rayons solaire traverse plus facilement l’épiderme et le derme qui sont peu épais . Les mélanocytes sont présents en nombre suffisant mais secrètent moins de mélanine que chez un adulte. Les mécanismes visant à neutraliser les radicaux libres  et à réparer les dégâts causés par les UVs à l’ADN des cellules sont vite dépassés si le rayonnement est trop important.

Le capital soleil

D’après les dernières études scientifiques, il est établi que chaque personne possède un capital-soleil individuel. C’est-à-dire que la peau de chaque individu est capable de se protéger d’une quantité limitée de rayons ultra-violets. Quand la limite est atteinte, la peau n’a plus de système de défense et subit des dommages irréversibles pouvant aller jusqu’au déclenchement d’un cancer.

Le capital soleil est fixé à la naissance. Il dépend de l’origine ethnique, de l’hérédité, de la couleur du teint, des yeux et des cheveux, ainsi que de l’état de santé du corps. Un enfant aux yeux clairs et aux cheveux blonds ou roux aura en général un capital-soleil plus faible qu’un enfant au teint mat, aux cheveux et aux yeux foncés. Dès les premières expositions d’un enfant au soleil, son capital-soleil décroit d’où l’intérêt de le protéger des excès d’ensoleillement dès ses premières années de vie.

Protéger l’enfant de moins de 3 ans du soleil

Entre 1 et 3 ans, votre enfant a besoin de se déplacer pour explorer le monde qui l’entoure et développer ses capacités sensorielles et psycho-motrices. Plus question pour lui de rester allongé dans son landau, la poussette ou son parc ni assis dans son relax. Votre enfant va être en contact direct avec le rayonnement solaire pour de courtes périodes et il faut adapter sa protection de manière à ne pas trop limiter ses mouvements. Les gestes de protection déjà vus pour les nourrissons seront conservés et vous pourrez les compléter ponctuellement en appliquant préventivement une crème solaire sur les endroits du corps exposés lors des déplacements de votre enfant.

Les bons gestes à conserver

Le meilleur moyen d’éviter les méfaits d’un ensoleillement excessif reste de ne pas exposer sa peau directement au soleil. Pour cela, il faut éviter de sortir l’enfant durant les heures d’ensoleillement les plus à risques, l’habiller avec une vêture adaptée et la compléter avec certains accessoires de protection. Voici les principales consignes à respecter lorsqu’un enfant de un à trois ans est exposé au soleil:

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  •  éviter que l’enfant soit en contact direct avec le soleil entre 12h et 16h car c’est la période où les rayons solaires sont verticaux et le rayonnement ultra-violet atteint alors son maximum. Cette période sera plutôt réservée à la sieste ou aux activités d’intérieur.

 

  • à l’extérieur, l’enfant sera vêtu avec des vêtements légers en tissu à mailles serrées, non-usés, non-mouillés, amples et couvrants (protection des épaules, des avant-bras, des creux derrière les genoux, de l’abdomen). La casquette ou le chapeau sont indispensables.

 

  • ne pas oublier les lunettes de soleil de qualité pour protéger ses yeux du rayonnement.

 

  • si l’enfant est en position immobile (cas d’une promenade en poussette, par exemple), il faudra protéger les parties de son corps non-vêtues avec une ombrelle ou un pare-soleil.

 

  • la première exposition directe de l’enfant ne doit pas dépasser un quart d’heure. Elle doit concerner un moment de la journée où l’enfant est en mouvement afin qu’une partie du corps ne soit pas irradiée en continu. Les jours suivants, il est possible de proposer deux périodes espacées dans le temps afin que la peau ait le temps de gérer les effets de l’afflux d’infra-rouges et d’ultra-violets . Le soleil direct sur un enfant de moins de 3 ans n’est pas conseillé et doit rester exceptionnel.

 

  • Même si votre enfant est installé à l’ombre à l’extérieur, il faut savoir: qu’il n’est pas à l’abri d’un coup de soleil sous un parasol, que la présence de nuages n’empêche pas les ultra-violets d’atteindre la peau, que plus on monte en altitude (montagne) plus la dose d’UV reçue est importante, que les UV sont reflétés par le sable et l’eau, qu’ils pénètrent jusqu’à 20 centimètres de profondeur dans l’eau et enfin que la présence du vent atténue la sensation de chaleur mais qu’elle n’empêche pas les UV de provoquer des brûlures.

 

  • maintenez l’hydratation de votre enfant en lui proposant régulièrement de l’eau.

 

Les gestes complémentaires- Les produits de protection solaire

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Contrairement aux croyances populaires, les crèmes solaires pour les enfants de moins de 3 ans ne servent qu’à compléter les autres gestes que nous avons détaillés auparavant. On évite de sortir son enfant durant les heures où le soleil est au zénith, il est habillé avec des vêtements adaptés, équipé avec les accessoires indispensables (lunettes solaires, chapeau, ombrelle) et en complément, on applique une crème solaire d’indice élevé sur les parties du corps non couvertes. En général, les parties exposées par l’enfant en mouvement sont le visage, le cou, les oreilles, les mains, les avant-bras, les pieds, les chevilles, les creux poplités, ..

Pourquoi l’application de crèmes solaires est-elle un geste secondaire?

Depuis des dizaines d’années, les fabricants de cosmétiques encouragent les consommateurs à penser que s’exposer au soleil de manière excessive est normal, voir même conseillé pour la santé et la beauté des corps. Ceci est totalement faux. L’exposition est bénéfique à petite dose et il faut se remettre à l’ombre et au frais dès que le corps signale un inconfort tel que: la sensation d’un excès de chaleur global ou sur la peau, des maux de tête et  étourdissements, une sensation de soif importante, un éblouissement oculaire, un début de picotements ou de rougeurs cutanés, etc… Ces signaux doivent être écoutés en priorité car ils préviennent la personne exposée qu’elle doit se mettre à l’abri du soleil. Les parents ont tendance à croire qu’une fois que l’enfant est recouvert de crème solaire, il peut rester au soleil sans restriction. C’est totalement faux.

Les limites des crèmes solaires

Une crème solaire est conçue pour arrêter une partie des rayons ultra-violets. Son efficacité sur les infra-rouges n’est pas évoquée bien que les rayons infra-rouges pénètrent la peau sur un centimètre de profondeur et ont des effets thermiques (brûlures) sur l’épiderme et le derme.

Une crème solaire est composée d’ingrédients qui ne sont pas sans dangers: les solaires classiques contiennent des filtres organiques parfois sous forme nano-particulaire ainsi que des adjuvants nocifs; les crèmes de la cosmétique biologique sont formulées à l’aide d’écrans minéraux en partie sous forme de nano-particules, ce qui pose également des problèmes.

Pour être efficaces , les crèmes doivent être appliquées en couches épaisses. Leur application doit être renouvelée toutes les 2h et à chaque fois que l’enfant est allé dans l’eau. Ceci ne sous-entend pas qu’un enfant « crémé » peut être exposé au soleil direct pendant 2 heures ou plus en continu.

Les crèmes solaires classiques enfants-bébés

Ce sont celles proposées par des marques comme  La Roche-Posay, Cosmia, Soleilbiafine, Avène, Nivéa, Garnier, etc..

La spécificité de ces produits est d’être formulés avec des filtres « organiques », c’est-à-dire chimiques, qui ont pour propriété d’absorber en partie les rayons ultra-violets.

La composition d’une protection solaire à base de filtres organiques

Que ce soit sous forme de crème, de lait ou de spray, une protection solaire contient principalement les ingrédients suivants:

-des filtres organiques: Drometrizole Trisiloxane, Octocrylène, Homosalate, Ethylhexyl Oxyphénol Methyltriazine, Ethylhexyl salicylate, Tinosorb, BMDM, avobenzone, Mexoryl, Methylène Bis-benzotriazolyl Tetramethylbutylphenol [nano], Tris Biphényl Triazine [nano] …

-des solvants: butylène-glycol, pentylène-glycol, propylène-glycol,..

-des tensio actifs émulsifiants: Disodium éthylène dicocamide PEG-15, Sodium dodecylbenzène sulfonate, Sodium Laurylsulfate,..

-des polymères filmogènes et émulsifiants: Styrene acrylates copolymers, dérivés de Polyvinyl-pyrrolidone, silicones, nylon-10/10,..

-des conservateurs: phénoxyéthanol, alcool, ethylparaben, oxothiazolidine, chélateurs (EDTA),..

-des compensateurs de pH: sodium hydroxyde, triéthanolamine,..

-des parfums de synthèse

Cette liste n’est pas exhaustive et varie en fonction des marques, de la texture souhaitée, ainsi que des allégations sur l’étiquette: rajout d’extraits de plantes, d’anti-oxydants, d’anti-inflammatoires,..

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Exemple de crème solaire enfant composée d’un mélange de filtres organiques dont un  sous forme nanoparticulaire (MBBT {Nano])

 

Les ingrédients à risques dans les crèmes solaires classiques

♦ Les filtres organiques

Ce sont des molécules synthétisées en laboratoire et destinées à absorber les rayons ultra-violets A et B.

Ces filtres ont l’inconvénient de traverser la peau pour se retrouver dans le sang. En mai 2019, une étude scientifique effectuée par l’équipe de Murali K. Matta et al. intitulée Effect of Sunscreen Application on Plasma Concentration of Sunscreen Active Ingredients a rendu les conclusions suivantes: après une application cutanée sur la peau humaine de quatre écrans solaires différents , les prises de sang ont prouvé que 6 de ces filtres organiques avaient traversé la barrière cutanée et se retrouvaient dans le sans 24 h seulement après l’application. De plus, 4 de ces filtres chimiques étaient présents dans le sang à des doses très supérieures aux seuils considérés comme non-préoccupants fixées par la Food and Drug Administration. Les filtres organiques concernés par cette étude sont: l’avobenzone, l’oxybenzone, l’octocrylène, l’homosalate, l’actisalate et l’octinoxate.

Certains filtres organiques susceptibles de traverser la peau ont également des effets nocifs avérés ou suspectés. En voici quelques exemples:

-Avobenzone (BMDM): phototoxicité, allergies, produits de photo-dégradation toxiques.

-Octocrylene: augmentation de la photosensibilité, des radicaux libres et de dérivés de cyano-acrylates. Suspecté d’être reprotoxique.

-Homosalate: Suspecté d’être perturbateur endocrinien.

-Octinoxate (Octylmethoxycinnamate): effets œstrogéniques et neurologiques chez les animaux. Suspecté de génotoxicité;

-Oxybenzone: effets œstrogéniques suspectés (Etude de Schlumpf et al.).

-Octisalate: irritant pour la peau.

-Ethylhexylsalicylate: Irritant, perturbateur endocrinien suspecté

-Ethylhexyl triazine: augmente la présence de radicaux libres provoquant des dommages à l’ADN dans les cellules.

-Ecamsule (Mexoryl SX): corrosif

-Bemotrizinol (Tinosorb S): insuffisance d’études prouvant son innocuité.

-Méthylène Bis-Benzotriazolyl T [nano]: Le MBBT [nano] n’a pas bénéficié de suffisamment d’études pour prouver son innocuité. Il est intégré sous forme nano-particulaire, ce qui augmente ses effets perturbateurs cellulaires.

-Tris Biphenyl Triazine (TBT nano): filtre intégré sous forme nanoparticulaire donc à risque de pénétration cellulaire.

Les autres ingrédients

Les autres ingrédients inclus dans les formulations sont utilisés pour obtenir des émulsions agréables au toucher, faciles à étaler sur la peau et qui se conservent sans modification d’odeur et d’apparence. La majorité est d’origine synthétique et certains présentent des effets indésirables:

– ceux qui sont irritants pour la peau et les yeux: Dibutyl adipate, Hydrogenated polyisobutène, Oxothiazolidine, Sodium lauryl sulfate, Potassium sorbate, Tert-butyl alcohol, Sodium dodecyl sulfonate (corrosif), Sodium hydroxide (Corrosif).

– ceux qui provoquent des allergies: Phenoxyethanol, Triethanolamine (+ possibilité de nitrosamines cancérigènes),  Parfum, Potassium cetyl phosphate.

– ceux qui peuvent contenir des résidus d’oxyde d’éthylène cancérigène: Copolymère d’acrylates/steareth-20 methacrylate, PEG-8 laurate, Poloxamer-407, Disodium ethylene dicocamide PEG-15 disulfate.

– le Phenoxyethanol: ether de glycol , augmente la perméabilité cutanée, peut avoir des effets neurologiques.

– le Caprylic/capric triglycerides: augmente la pénétration des substances dans la peau.

– l’Ethylparaben: perturbateur endocrinien suspecté.

– leDimethicone: c’est un silicone

– le Synthetic wax: graisse dérivée de la pétrochimie

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Exemple d’une crème solaire à base d’un mélange de filtres solaires organiques. A noter la présence des conservateurs Phenoxyethanol et Ethylparaben.

 

La liste n’est pas exhaustive. Simplement, cela vous permet de constater qu’étaler ces crèmes revient à déposer sur la peau fine d’un enfant un ensemble de composés chimiques dont l’innocuité n’est pas totale. Ce cocktail nocif est susceptible de pénétrer profondément dans la peau puis de se disséminer dans tout l’organisme. Les études effectuées au préalable ne permettent pas de connaître le comportement de ces molécules lorsqu’elles sont mélangées entre elles, ni leurs effets lorsque les ultra-violets et infra-rouges du soleil  les irradient (photoactivation).

Les crèmes solaires biologiques enfants-bébés

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Les marques de cosmétique biologique certifiée proposent  des écrans solaires pour les enfants. Ils ne contiennent pas de filtres organiques mais des filtres minéraux qui absorbent et diffusent les rayons ultra-violets. Les deux écrans minéraux actuellement autorisés sont le dioxyde de titane (TiO2) et l’oxyde de zinc (ZnO).

La composition des crèmes solaires biologiques

Elles sont constituées:

– de filtres minéraux: dioxyde de titane seul ou accompagné d’oxyde de zinc. Ces substances sont présentes sous forme micronisée ou en partie nano.

– de corps gras bios ou pas: huiles de sésame, de jojoba, de tournesol, d’olive, de colza, d’amandes douces..

– d’émulsifiants : polyglyceryl 3 ricinoleate, acide stéarique, alcool cetearyl, triolein,..

– d’agent hydratant: glycerine

– d’émollients: dicaprylyl carbonate, caprylate caprate..

– de solvants: propanediol, diéthyl sébaçate..

– de conservateurs: sodium lévulinate, potassium sorbate, sodium anisate, sodium benzoate, benzyl alcool, acide lactique.

– d’extraits de plantes bios ou pas: mangue, papaye, centella asiatica, calendula, aloe vera

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Crème solaire biologique formulée à l’aide de deux filtres minéraux: dioxyde de titane et oxyde de zinc

Les ingrédients à risques dans les crèmes solaires biologiques

La majorité des substances entrant dans la composition des solaires biologiques certifiées sont issues de végétaux et ne présentent pas de caractère de toxicité particulière. Seuls les conservateurs sont légèrement irritants pour la peau et les yeux mais leur nombre est très limité et ils sont indispensables à la bonne conservation des produits.

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Crème solaire biologique contenant un seul filtre minéral , le dioxyde de titane.

 

 

Ce qui pose problème dans ces formules, c’est la taille des particules de ces minéraux, c’est-à-dire du dioxyde de titane et de l’oxyde de zinc.

Autrefois, ces minéraux incorporées dans les crèmes étaient de dimension micrométrique et ne pouvaient pas pénétrer à l’intérieur des cellules humaines. Ils avaient l’inconvénient de laisser un résidu blanc inesthétique sur la peau. Face à la forte demande des consommateurs de se badigeonner avec des crèmes transparentes, les fabricants incorporent à présent des nanoparticules de dioxyde de titane et d’oxyde de zinc (une dimension inférieure à 100 nanomètres) qui ne laissent pas de traces blanches sur la peau. Le souci vient du fait que leur taille infime leur permet de pénétrer à l’intérieur des cellules de la peau, au risque de se disséminer dans tout l’organisme. Le dioxyde de titane et l’oxyde de zinc nanos sont toxiques quand ils pénètrent dans les cellules.

Le Règlement Cosmétique européen autorise la présence de 25 % de dioxyde de titane et d’oxyde de zinc en tant que filtres UV dans les protections solaires.

Les labels biologiques n’autorisent pas la présence de nanoparticules dans les cosmétiques certifiés. Cependant, les crèmes solaires biologiques peuvent tout de même en contenir pour les raisons suivantes:

– les labels Cosmos Organic et Cosmébio interdisent les nanos mais des dérogations peuvent être accordées sur présentation de dossiers techniques. En cas d’accord, le cosmétique peut contenir des nanoparticules de TiO2 enrobées avec de l’aluminium ou de la silice si leur taille est supérieure à 100 nanomètres. Si la taille des particules de TiO2 ou de ZnO est inférieure à 100 nanomètres, leur pourcentage dans l’ensemble des filtres minéraux ne doit pas dépasser 50% en nombre ni 10% en masse.

– le label Nature et Progrès: il interdit la présence de nanoparticules inférieures à 100 nanomètres dans les cosmétiques. Les particules d’une taille légèrement supérieure à 100nm sont donc autorisées, bien que leurs propriétés soient comparables à celles des nanoparticules.

 Protection solaire bio ou conventionnelle, laquelle choisir?

Pour une fois, c’est vous qui allez choisir ce que vous voulez étaler sur la peau de votre enfant.

En effet, les protections solaires qu’elles soient bios ou conventionnelles comportent toutes des risques de nocivité pour la santé:

– Les crèmes solaires classiques contiennent des filtres organiques à risques de photo-allergies, parfois suspects d’être des perturbateurs endocriniens, parfois intégrés sous forme de nano-particules. Ils pénètrent rapidement dans l’organisme en traversant la peau et se retrouvent dans le sang comme les études scientifiques l’ont démontré. De plus, nombre d’adjuvants sont des dérivés de la pétrochimie et présentent des caractères toxiques et allergisants.

– Les crèmes solaires biologiques sont composées de filtres minéraux et de substances adjuvantes qui sont peu nocives, irritantes ou allergisantes. Toutefois le caractère nanoparticulaire des écrans minéraux utilisés (dioxyde de titane et oxyde de zinc) entraîne un risque non négligeable de pénétration de ces nano-particules dans l’organisme, avec les risque de toxicité cellulaire et d’accumulation dans les organes-cibles (foie, cœur, cerveau, reins, poumons). Pour plus d’infos sur les nano-particules et leurs risques sanitaires, lire l’article « Futures Mamans, pas de nanos dans vos cosmétiques »

Résumé et conclusion sur la protection solaire des enfants de 0 à 3 ans

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Il est important de se rappeler qu’en Occident, le bronzage est un phénomène de mode  apparu dans les années 1920, suite à l’engouement pour le fameux coup de soleil de Coco Chanel et l’envie de ressembler à la célèbre chanteuse métisse Joséphine Baker. Auparavant, les gens à la peau blanche se protégeaient du soleil et seuls ceux qui travaillaient en extérieur avaient un hâle persistant. Les industriels de la cosmétique ont surfé sur cette tendance  et incitent toujours les consommateurs à bronzer à tout prix. L’achat de crèmes solaires est un marché très lucratif mais il s’est développé au détriment de la santé des personnes qui s’exposent à des doses d’ultra-violets nocives.

Pour la bonne santé des enfants, les parents doivent retrouver les gestes essentiels de protection qui passent en priorité par du bon sens.

La protection solaire des enfants de la naissance à 1 an

Avant l’âge d’un an, pas question d’exposer un enfant directement au soleil ni de le laisser dans un endroit où il fait trop chaud.

Pour le préserver des rayonnements, suivez les consignes déjà expliquées dans le paragraphe « Protéger un nourrisson du soleil ».

Je vous en rappelle les grandes lignes: pas de sortie entre 12h et 16h en été, protection par des vêtements adaptés, un chapeau, des lunettes de soleil, l’ombrelle, le pare-soleil, la tente anti-UV et prévention du coup de chaleur et de la déshydratation en installant le tout-petit dans un endroit suffisamment frais et en lui proposant régulièrement un biberon d’eau tempérée.

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La protection solaire des enfants de 1 à 3 ans

A partir de l’âge d’un an environ, votre enfant se déplace et ne va plus rester sagement assis ou couché dans un endroit fixe. Il doit être protégé du soleil durant ses déplacements. Voici un résumé des consignes à appliquer:

– Les gestes de protection destinés aux enfants de moins d’un an sont toujours valables: vêtements, lunettes, chapeau, tente, pare-soleil, biberon d’eau, fraîcheur de l’endroit,etc..

– Si l’enfant est exposé au soleil dans ses activités, vous pouvez protéger les endroits de son corps qui sont exposés en les recouvrant d’une crème solaire avec protection UVA + UVB. Dans ce cas, il faut respecter les consignes suivantes: choisir une protection en texture crème ou lait (pas de spray) d’indice maximal (SPF 50+) et l’étaler en couche suffisante (lire le mode d’emploi qui précise l’épaisseur nécessaire), renouveler l’application si l’enfant va dans l’eau ainsi que toutes les deux heures si l’enfant est toujours exposé. Bien protéger les endroits fragiles tels que les oreilles, le cou, le visage, le nez, les épaules, le creux poplité, le dessus des pieds,..

– Si votre enfant souffre d’un érythème, d’eczéma ou de tout autre problème cutané, la crème solaire n’est pas indiquée: les ingrédients chimiques nocifs traversent plus facilement une peau lésée et le problème de peau risque  d’être aggravé. Dans ce cas, l’enfant doit rester au maximum à l’ombre.

– Ne pas oublier qu’une crème solaire ne protège pas totalement des ultra-violets: un indice 50+ signifie que 98% des UVB sont absorbés mais seulement 30% des UVA, alors que ces derniers représentent 90% du total des UV émis par le soleil.

– Après une exposition même modérée au soleil , la peau de votre enfant peut présenter de légères rougeurs. Dans ce cas, vous pourrez appliquer sur les endroits irrités une huile bio de calendula. Si la peau de votre enfant paraît sèche à certains endroits, il est bénéfique de l’enduire au coucher  d’une huile végétale biologique telle que l’huile d’olive, de sésame, d’avocat, beurre de karité. Ces corps gras contiennent des anti-oxydants naturels (vitamine E) qui soutiennent les processus de réparation de la peau. Bien entendu, si votre enfant présente un érythème plus important, il devra être montré à un médecin.

A présent, vous connaissez l’essentiel des gestes de base pour protéger votre enfant du soleil excessif.

Si vous avez des interrogations sur cet article ou que vous souhaitez des précisions sur des points particuliers, envoyez-moi vos questions. J’essayerai d’y répondre le plus rapidement possible ..Alors à bientôt!

Quelques liens pour l’achat de tentes anti-UV, de pare-soleil pour poussette et maxi-cosy et d’ombrelles anti-UV:

La Redoute

Babymoov

Vert Baudet

Autour de Bébé

Berceau magique

En complément à cet article:

Pour ceux et celles qui douteraient encore des risques des substances  contenues dans les  protections solaires, il est possible d’accéder à l’enquête en date de juin 2020 de l’association « Agir pour l’environnement ».

Son rapport présente sous la forme de tableaux  71 produits solaires actuels pour enfants, avec pour chacun d’eux les principaux ingrédients mis en cause.

Voici le lien du rapport à télécharger « Enquête produits solaires pour enfants »

2 commentaires sur “Protections solaires des enfants, que choisir?

  1. Bonjour Andrée. Quel plaisir de vous lire à nouveau ! Je vous remercie beaucoup pour cet article que je vous avais demandé 🙂 On est gâtés !

    Pour ma fille de 3 ans, nous utilisons de la crème solaire bio (filtre minéral) depuis sa naissance. Mais voilà, une récente enquête menée par Test-Achat Santé (magazine consommateurs belges) m’a un peu effrayée à ce sujet car il semblerait que les UVA ne soient pas toujours suffisants dans ce type de crèmes. Qu’en pensez-vous? Test-Achat a testé près de 40 crèmes solaires, bio et non bio confondues, en crème comme en spray. Actuellement, nous avons l’indice 50 de chez Weleda (et en cherchant un peu, je vois qu’elle est de trop faible protection UVA, elle obtient d’ailleurs la mention « qualité moyenne »).
    BIOSOLIS obtient – toujours selon le comparatif de Test-Achat – la mention « mauvaise qualité ». En cause: la protection UVA carrément inexistante (!!). Avant cela, nous avions opté pour la crème ACORELLE BABY 50+. (mais pas testée par Test-Achat donc je ne sais pas vous en dire plus).
    Je l’ai aperçue sur l’une des photos de votre article. La conseillez-vous?

    Pourriez-vous nous donner une petite liste de crèmes solaires suffisamment protectrices UVB-UVA et saines pour la peau des enfants? En bio, en Belgique, nous avons facilement accès à WELEDA, BIOSOLIS, ACORELLE, ALPHANOVA. En outre, je fus effrayée de constater qu’une crème solaire (pourtant conseillée par Test-Achat) contenait la mention NANO dans sa composition. Il s’agit d’une crème de grande surface « SOLAIT » (de chez Kruidvat) que nous avons occasionnellement utilisée pour notre fille (filtre chimique cette fois, non bio). Bref, vous imaginez bien qu’avec toutes ces informations (et cette désinformation), il nous est très difficile de faire notre choix parmi les nombreuses marques et les pharmacies ne sont pas toujours de bons conseils en la matière. Merci pour votre aide si précieuse ! Belle journée, Andrée 🙂

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    • Bonjour Sandra,

      Merci pour votre gentil commentaire.
      Je reviens sur les qualités des protections cosmétiques solaires.
      Les filtres solaires organiques contenus dans les crèmes non bio présentent des caractéristiques de risques toxiques. De plus, certains sont incorporés sous forme de nanoparticules qui sont suspectées de pénétrer dans les cellules , ce qui est gênant . D’autre part, les crèmes solaires non-bio contiennent des « adjuvants » également nocifs qui augmentent donc les risques.

      En ce qui concerne les protections solaires bios, elles ont peu d’ingrédients nocifs mais les filtres minéraux incorporés sont souvent de taille proche des nanoparticules. ce qui fait que ces filtres (dioxyde de titane et oxyde de zinc) sont suspectés de pénétrer dans les cellules, ce qui est toujours gênant.

      Pour résumer, on peut dire que les cosmétiques de protection solaire qu’ils soient bios ou classiques ne présentent pas toutes les garanties d’éviter tout risque de nocivité.

      En ce qui concerne les indices de protection (SPF ou IPS), il faut savoir qu’en l’absence de précisions supplémentaires sur son emballage, une crème solaire indiquant un SPF 50+ UVA/UVB, ça signifie par convention que ses filtres arrêtent 98% des UVB mais seulement un tiers des UVA. Or quand on sait que les rayons solaires sont constitués de seulement 5% d’UVB mais de 95% d’UVA, on comprend tout de suite que ces protections solaires évitent les érythèmes (surtout les UVB) mais très peu les dégâts en profondeur dans la peau (UVA).

      En conclusion, le meilleur moyen de protéger les enfants des effets des UVs, c’est d’utiliser en premier lieu la protection physique: pas d’exposition en été entre 12h et 16h, protection des enfants avec des tentes anti-UV, des ombrelles et pare-soleil, chapeau, lunettes de soleil, vêtements amples et couvrants, etc…
      Les cosmétiques solaires étant donné les risques qu’ils présentent ne sont à utiliser qu’en complément de ces mesures, quand l’enfant est obligé d’être exposé au soleil et seulement pour de courtes durées.
      Vous trouverez des explications complémentaires dans l’article rédigé sur ce thème car il s’agit là d’une question difficile : l’exposition directe et durable au soleil d’individus à la peau blanche n’est pas naturelle ni conseillée. Les protections solaires actuelles ne sont pas anodines et elles ne permettent pas d’éviter tout risque de lésions dermiques, que ce soit à court, moyen ou long terme.

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