Futures Mamans, pas de nanos dans vos cosmétiques!

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Bonjour à tous,

Les nanoparticules, qui n’en a jamais entendu parler? Mais savez-vous que ces substances un peu spéciales sont présentes -de manière discrète- dans la majorité des cosmétiques que vous utilisez?

Sont-elles inoffensives ou est-il préférable de s’en méfier ?

Incorporées depuis quelques dizaines d’années dans les formulations cosmétiques, ces particules sont en réalité suspectées d’ avoir des impacts importants sur la santé et également sur celle d’un bébé puisqu’elles franchissent la barrière du placenta.

La bonne nouvelle pour celles qui me lisent, c’est qu’il existe des solutions simples pour les éviter et que je vais vous les donner !

Alors sans plus tarder, partons vite à la découverte de ces fameux « nanos » cachés dans vos produits de beauté …

Les nanoparticules, qu’est-ce que c’est?

Ces substances  sont constituées de particules qui ont des caractéristiques très spéciales…

Une taille infiniment petite

Les nanoparticules sont des substances minérales ou organiques qui se présentent sous la forme de poudres ultra-fines ou de gels colloïdaux dont les grains ont des dimensions extrêmement petites (nano=nain). Par définition, une des dimensions de ces grains est comprise entre 1 et 100 nanomètres.

Pour vous donner une idée de leur taille, voici quelques comparaisons :

  • 1 nanomètre ( 1nm) = 0, 0000000001 mètre.
  • 1 nanoparticule de dioxyde de titane =  1 à 100 nms
  • 1 molécule d’ADN humain=2 nms

    ADN
    Largeur d’un brin d’ADN de chromosome humain = 2 nanomètres
  • 1 virus de l’herpès= 150 nms
  • 1 bactérie = 1 000 à 10 000 nms
  • 1 globule rouge= 7 000 à 8 000 nms
  • 1 cheveu = 40 000 nms d’épaisseur
  • 1 kératinocyte (cellule de la peau) = 150 000 nms

Ces particules ont donc une taille qui peut être inférieure à celle d’un virus ou d’une bactérie!

Ce caractère « infiniment petit » leur donne de nouvelles propriétés très intéressantes pour les fabricants de cosmétiques mais en contrepartie, celles-ci génèrent de nouveaux risques pour la santé des consommateurs!

 

Le rôle des nanomatériaux dans les cosmétiques

 

Les principales nanoparticules utilisées en cosmétique sont:

  • des filtres ultra-violets: dans les crèmes de protection solaire, dans les actifs anti-âge et dans tous les soins portant un indice de protection (IP ou SPF). Ces filtres portent les noms de MBBT,  TBPT (dans le Tinosorb A2B), éthylhexylméthoxycinnamate, dioxyde de cérium, dioxyde de titane TiO2, oxyde de zinc ZnO,..
Solaires et nanos
Les produits solaires peuvent contenir des nanomatériaux

 

  • des colorants/pigments: dans les produits de maquillage et les auto-bronzants, on trouve de l’oxyde de chrome ou d’aluminium, le cuivre colloïdal, le fer, l’or colloïdal, le noir de carbone, le dioxyde de titane, le bleu de Prusse, … En 2018, plus de 80 colorants/pigments sous forme nano étaient recensés sur le marché européen.

 

  • des anti-bactériens: ils sont ajoutés dans les formulations de nombreux produits d’hygiène et de  beauté (argent colloïdal, poudre de platine, silice,..).
Dentifrice
Aussi présents dans le rayon des dentifrices et des soins de bouche ..

 

  • des agents de texture: les produits de soins, d’hygiène et de maquillage contiennent de  l’oxyde de zinc ZnO, de la cellulose, du dioxyde de titane TiO2, des styrène/acrylates copolymer, de la silice, du silica diméthicone silylate, de l’ HEMA,..

En 2016, plus de 424 000 tonnes de nanomatériaux ont été produites ou importées en France.

Début 2018 – d’après le site Veille-nanos  – 11000 références de produits cosmétiques du marché européen contenaient des nanos.

 

Les effets toxiques des nanoparticules

 

Les nanoparticules ont des propriétés très différentes des matériaux d’origine.

Par exemple, l’oxyde de zinc « nano » n’a pas les mêmes effets toxicologiques que l’oxyde de zinc non-nano. Cette toxicité est généralement plus importante. Du fait de leur taille infinitésimale et de charges électriques différentes, elles pénètrent beaucoup plus facilement dans les cellules humaines (transcytose) et peuvent atteindre les noyaux contenant l’ADN des chromosomes. Elles perturbent le bon fonctionnement métabolique des cellules.

Les nanoparticules peuvent se présenter sous différentes formes ayant chacune de nouvelles propriétés. Parmi ces différentes formes, on trouve des sphères « enduites » ou non (cas du dioxyde de titane et de l’argent), poreuses ou non, des feuillets-plaquettes (cas de l’argile), des cubes, des tubes-fils-filaments (cas du carbone), des fibres (cellulose), des nanos « encapsulés » dans des sphères (cas des actifs anti-âge ou anti-cellulite).

Les nanotechnologies se sont développées très rapidement en quelques dizaines d’années et les nanos ont été incorporés dans les cosmétiques avant que soient réalisées des études toxicologiques sérieuses et suffisantes.

Les premières études effectuées sur les nanomatériaux mettent en évidence de nouveaux effets nocifs pour la santé.

La pénétration des nanoparticules à l’intérieur des cellules augmente dans celles-ci la présence de radicaux oxydants. Ceci constitue une gêne pour la détoxification  cellulaire et entraîne des phénomènes inflammatoires pouvant aller jusqu’à la mort des cellules contaminées. Certaines nanoparticules ayant une structure particulière (nano-fils, nano-tubes) sont susceptibles de s’enrouler autour des organites de la cellule et de bloquer les réactions biologiques nécessaires au bon fonctionnement intra-cellulaire.

La plupart des nanoparticules s’agglomèrent et s’accumulent sous forme d’amas dans les différents organes du corps.

Leurs propriétés électro-magnétiques génèrent des interférences au moment des divisions cellulaires et peuvent être à l’origine de l’apparition d’ aberrations chromosomiques (génotoxicité).

Mitose d'une cellule humaine
Les nanoparticules perturbent les phénomènes de la division cellulaire (génotoxicité)

Des études effectuées sur certains nanomatériaux présents dans les cosmétiques font état des risques pour la santé. En voici quelques exemples:

Le dioxyde de titane nano

Il est utilisé en tant que filtre ultra-violet dans les produits de protection solaire et dans  ceux accompagnés d’un indice de protection SPF, comme bactéricide ( dans les déodorants et brosses à dents), texturant (dans les dentifrices, les crèmes, les laits, les gels) et colorant blanc ou brillant (maquillage, gels lavants, crèmes). En dessous du seuil de 200 nanomètres, le dioxyde de titane (TiO2) qui est une substance blanche à l’origine prend un aspect transparent et ne laisse pas de trace visible sur la peau.

Solaires et nanos
Les produits solaires peuvent contenir des nanomatériaux

Le TiO2 non-nano est déjà classé « Cancérigène probable » par le CIRC. Le  TiO2-nano qui est incorporé dans les produits de protection solaire se présente sous la forme de nanosphères de TiO2 enrobées d’une couche  d’alumine, de silice ou de silicone qui est censée diminuer les risques toxicologiques. Or, cette couche « protectrice » est facilement dégradée par le chlore contenu dans l’eau des piscines…

Si du TiO2 nano pénètre dans les voies respiratoires, il  provoque des inflammations des alvéoles pulmonaires pouvant aller jusqu’à la formation de tumeurs.

Voir aussi le document de l’INERIS « Nanotechnologies, nanomatériaux, nanoparticules. Quels impacts pour l’Homme et l’Environnement?- 2007.

L ‘inhalation de TiO2-nano par voie nasale peut entraîner la migration des particules jusqu’au cerveau en passant par le nerf olfactif.

Chez les animaux, l’ingestion orale de TiO2-nano a des effets nocifs sur le foie, les reins, le cœur et le système neurologique.

Lorsqu’on étale sur la peau un produit cosmétique qui en contient, les particules de TiO2-nano pénètrent dans les couches plus profondes du derme en passant par les follicules pilo-sébacés. Ces nano-particules sont alors récupérées dans le sang et la lymphe, puis stockées dans les cellules ou dans les organes-filtres (foie, rate) qu’elles surchargent. Déjà en mai 2014 ainsi qu’en 2018, l’ANSES avait préconisé le classement du TiO2-nano dans la catégorie des substances dangereuses, mais les industriels s’y sont opposé et n’ont pas transmis les données requises.

Malgré  ces effets nocifs, le   « Comité pour la Santé et la Sécurité des Consommateurs (CSSC) » a autorisé l’incorporation de nanoparticules de TiO2 en tant que filtre anti- UV dans les cosmétiques, à une concentration maximale de 25%!

L’argent colloïdal nano

Il est autorisé dans les cosmétiques en tant que bactéricide et fongicide, malgré que les données recueillies ne permettent pas d’affirmer son innocuité ( Opinion du CSSC en date d’octobre 2018). On en trouve dans les dentifrices, les lingettes nettoyantes, les savons, les masques, les crèmes, les produits capillaires, les déodorants, les désinfectants,..

L’argent colloïdal nano est un neurotoxique également suspecté d’être un perturbateur endocrinien (Cf. Anses- Bulletin de veille scientifique n°33 – Mai 2018). Les NPs d’argent pénètrent dans les cellules de la peau et  génèrent une augmentation des radicaux libres. Ces NPs  s’accumulent dans le foie, les reins, les poumons et la rate. Elles sont aussi susceptibles de traverser la barrière de l’encéphale ainsi que celle du placenta (Etude de Wick et al, 2010).

 

Les nano-silices

Dans les formulations cosmétiques, elles apparaissent sous la dénomination « silice/ silice hydratée/silice alkyl silylate ».

Elles sont utilisées en tant que texturant (agent d’écoulement pour les poudres, agent d’onctuosité des poudres et des crèmes) ou comme composant de résistance à la chaleur pour les rouges à lèvres. On peut en trouver dans les dentifrices, dans les parfums (silices poreuses), dans le maquillage minéral (nano-silices liées à des plaques de mica) ainsi que dans des produits de soins anti-âge ou spécifiques (actifs encapsulés dans des nanoparticules de silice).

Dentifrice
La composition d’une pâte-dentifrice classique: silice hydratée, dioxyde de titane, alumina,…

Les nano-silices traversent la peau et se retrouvent dans la circulation sanguine et les organes au bout de 28 jours (Etude de Nabeshi en 2011). Elles augmentent le stress oxydant dans les cellules et peuvent endommager l’ADN en pénétrant dans les noyaux. Elles ont des effets génotoxiques. Cf. Thèse de S. Quignard « Comportement des nanoparticules de silice en milieu biologique: des cellules aux bio-matériaux ». Matériaux- Université P. et M. Curie- Paris VI- 2012- NNT: 2012 PAO 66271.

L’oxyde de zinc- nano

Le ZnO nano est incorporé dans les cosmétiques en tant qu’agent de charge, filtre anti-UV ou colorant. Il peut être revêtu d’une autre substance (diméthicone, triéthoxycaprylylsilane). Ces particules  revêtues n’ont pas été suffisamment étudiées.

Les NPs d’oxyde de zinc migrent dans la peau, en particulier si celle-ci est abîmée (brûlures, coupures, abrasion du derme) ou aux points de pliure (coude, poignet, genou..) et également si la formulation du cosmétique contient des substances qui favorisent la pénétration dans le derme (Université de Bordeaux).

Elles induisent un stress oxydatif cellulaire et peuvent générer des dommages à l’ADN des chromosomes (études sur des cellules humaines in-vitro). Par inhalation, elles déclenchent une inflammation des cellules pulmonaires. Des études de toxicité chez l’animal ont mis en évidence des impacts sur les fonctions cérébrales: les NPs d’oxyde de zinc qui pénètrent dans les cellules augmentent le stress oxydatif, ce qui entraîne la mort de neurones et l’apparition de lésions cérébrales. Par voie orale, elles augmentent la perméabilité de la muqueuse intestinale, favorisant le passage dans le sang de substances indésirables. Elles agissent de même avec la barrière hémato-encéphalique en la rendant plus facilement franchissable par des substances indésirables. CF. « Toxicité des nanoparticules métalliques et mitochondries: cas des nanoparticules d’oxyde de zinc »- Laboratoire de chimie et biologie des Métaux/ Université de Grenoble -Alpes/CNRS/CE A-UGA-URM 5249.

Le MBBT nano

Le Méthylène Bis-Benzotriazolyl Tétraméthylbutylphénol (MBBT) est un filtre anti-UV utilisé dans les protections solaires et les cosmétiques à indice SPF ou IP. Il a été autorisé par le CSSC en 2015 sans études toxicologiques suffisantes pour s’assurer de son innocuité, au motif de « sa faible absorption cutanée sur une peau saine et intacte »… Le CSSC a précisé qu’il pourrait revoir cette opinion si de nouvelles études étaient mises en œuvre!

L’oxyde de fer nano

C’est un pigment colorant pour le maquillage et les produits auto-bronzants.

Des études faites sur les animaux révèlent que l’ingestion des NPs d’oxyde de fer provoque des atteintes du foie et que leur inhalation peut perturber la coagulation sanguine. Elles s’accumulent dans le foie, la rate, les poumons (inflammation) et le cerveau (destruction des neurones). Leurs effets toxiques seraient dus à l’augmentation des radicaux oxydants dans les cellules et l’ADN pourrait être endommagé. Cf. l’étude citée par le site de l’Association Française des Malades de la Thyroïde: « Toxicité des nanoparticules d’oxyde de fer et aperçu des modèles expérimentaux actuels«  par Haji Bahader and al., extrait de l’Iran Biomedical Journal du 20 Janvier 2016.

Le Styrène/acrylate Copolymers nano

Ce sont des substances polymères (des nano-plastiques) utilisées en tant qu’opacifiants ou filmogènes dans de nombreux cosmétiques. Elles se présentent sous forme de sphères poreuses  ou qui encapsulent un actif nanoparticulaire.

En juin 2018, le CSSC a déclaré que les données des études transmises par les industriels au sujet de trois de ces polymères étaient insuffisantes pour déterminer si oui ou non ces nanoparticules présentaient un risque sanitaire. Dans l’attente des données scientifiques réclamées mais pas encore fournies, les industriels de la cosmétique continuent d’incorporer ces polymères dans les formulations, jouant sur le fait qu’ils ne sont officiellement ni autorisés ni interdits!

Résumé des risques

Les risques toxicologiques proviennent de l’extrême petite taille et des nouvelles propriétés électriques de ces particules:

  • Elles s’introduisent dans les différentes cellules du corps humain, depuis l’épiderme jusqu’aux neurones du cerveau. La détoxification des cellules est perturbée (augmentation des radicaux oxydants, inflammation, lyse des cellules). La présence des nanoparticules dans les noyaux gêne les mécanismes en lien avec l’ADN des chromosomes (tumeurs, génotoxicité).

 

  • Les nanoparticules ont de nouvelles propriétés électro-magnétiques qui sont susceptibles de perturber tous les fonctionnements cellulaires.

 

La réglementation cosmétique des nanomatériaux

La composition d’un produit cosmétique est encadrée en Europe par le Règlement cosmétique 1223/2009 qui établit la liste des ingrédients autorisés ou interdits ainsi que les modalités en rapport (pourcentage autorisé d’un ingrédient dans un produit, rôle de l’ingrédient, pureté minimale,..)

En ce qui concerne les nanomatériaux, les industriels ont commencé à les introduire dans les formulations sans demander d’autorisation préalable: ils ont agi comme si ces nanomatériaux étaient identiques aux mêmes matériaux non-nanos.

La communauté scientifique ayant alerté l’opinion publique sur les risques associés, les autorités ont mis en place un système de demande d’autorisation pour l’ensemble des nanoparticules utilisées.

Les cosmétiques actuels contiennent de nombreux nanomatériaux qui sont soit en cours d’évaluation de risques, soit pas du tout étudiés donc pas interdits puisque les études n’ont pas encore été réalisées. Par conséquent, les cosmétiques que vous achetez  peuvent contenir des substances « nanos » dont les risques pour la santé sont inconnus.

Sur le site officiel R-nano, vous pouvez consulter la liste des nanomatériaux utilisés en 2017 en France pour la fabrication des cosmétiques et d’autres produits: Registre R-Nano

Repérer les cosmétiques qui contiennent des nanomatériaux

Le Règlement cosmétique 1223/2009 (article 19) impose aux fabricants l’obligation de signaler aux consommateurs la présence de nanomatériaux dans un produit. Ce règlement est applicable depuis juillet 2013: un ingrédient nano doit être mentionné sur l’étiquette du cosmétique par son nom, suivi de la mention [nano].

Par exemple, si dans la composition du produit vous lisez les termes « Dioxyde de titane [nano] », cela signifie que le cosmétique contient du dioxyde de titane sous forme de nanoparticules ( taille comprise entre 1 et 100 nanomètres).

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Ce solaire contient du dioxyde de titane [nano] qui est bien indiqué dans la liste des ingrédients
En théorie, il devrait donc être simple de savoir si un produit contient ou non des nanoparticules. Mais ce n’est pas le cas: de nos jours, la majorité des cosmétiques disponibles en Europe contiennent des nanomatériaux sans que ceux-ci soient signalés sur les étiquettes. Pourquoi? Parce que les industriels ont compris que la mention d’un ingrédient nano sur l’étiquette d’un produit n’encourage pas son achat par le consommateur averti.

Les stratégies pour masquer la présence des nanos

Les industriels disposent de plusieurs moyens pour « accommoder » la règlementation:

♦ utiliser des particules dont la taille est légèrement supérieure à 100 nanomètres, par exemple 110 nms ou 150 nms. Celles-ci ont pratiquement les mêmes propriétés, mais elles ne sont plus soumises à l’obligation d’étiquetage qui concerne seulement les particules inférieures comprises entre 1 et 100 nms.

♦ utiliser des nanoparticules qui ne sont ni interdites, ni autorisées du fait de l’absence d’études.

♦ introduire des nanosomes et des nano-émulsions qui du fait de leur solubilité ne sont pas soumis à la règlementation sur les nanomatériaux.

♦ incorporer des nanoparticules sans les inscrire dans la liste des ingrédients, sous couvert d’une dérogation pour « secret industriel et commercial ».

♦ ne pas vérifier systématiquement la composition des ingrédients de base fournis par leurs producteurs.

♦ ne pas déclarer de manière volontaire la présence de nanomatériaux dans les produits.

En 2017 , la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) a constaté que sur 40 cosmétiques analysés, 35 contenaient des nanoparticules qui n’étaient pas signalées sur les étiquettes.

Les principales nanoparticules contenues dans vos produits de soins

De nos jours, la majorité des cosmétiques contiennent des nanomatériaux qui ne sont qu’exceptionnellement indiqués sur les étiquettes. Voici une liste non-exhaustive de ceux qui se cachent peut-être dans votre salle de bains:

Dans les produits solaires

Des filtres anti-UV: MBBT, Dioxyde de titane TiO2, oxyde de zinc ZnO, tocophéryl acétate.

Solaires
Présence de Dioxyde de titane nano dans un produit solaire

Dans les produits lavants pour le corps et les cheveux

Du tétraméthylbutylphénol, de l’alumine, du cuivre et de l’or colloïdal, de la silice hydratée, des silicates, du ZnO, du TiO2, de l’oxyde d’étain, des filtres anti-UV.

Dans les dentifrices et bains de bouche

Du TiO2, du ZnO, du cuivre colloïdal (Copper), de la silice hydratée, de l’hydroxyapatite, du tocophéryl acétate.

Dans les déodorants

Du TiO2, du silice diméthylsylylate.

Dans les masques pour le visage

Du TiO2, du ZnO, des silices, de l’or et du cuivre colloïdal, de l’or + acide hyaluronique, de la poudre saphir, du silice diméthicone sylylate, de l’alumina.

Dans les sticks à lèvre

Du  TiO2, du ZnO, des filtres anti-UV, du tocophéryl acétate.

Dans le maquillage et les correcteurs de teint

Du TiO2, du ZnO, des filtres anti-UV, de l’or, du lithium magnésium sodium silicate, des colorants et pigments, du platine, des silices, du diméthicone sylylate,  du tocophéryl acétate.

Dans les produits protecteurs pour la peau

Du TiO2,  du ZnO, des filtres anti-UV, du lithium magnésium sodium silicate, du sodium magnésium fluoro silicate, du silice + silicone, des styrène acrylates copolymer, de la cellulose, du tétraméthylbutylphénol.

Dans les exfoliants

Du TiO2, du ZnO, de l’alumine, de l’or colloïdal, des silices.

Dans les produits anti-âge

Des nanosomes et des nano-émulsions, de l’ or colloïdal.

Et les cosmétiques et soins biologiques, contiennent-ils des nanomatériaux?

La cosmétique biologique et les nanoparticules

Les cosmétiques biologiques peuvent être certifiés par différents labels. Ceux-ci interdisent plus ou moins les nanomatériaux:

  • le label « Nature et Progrès »natpro_logo officiel exclut les particules et les liposomes dont la taille est inférieure à 100 nanomètres.
  • les labels Cosmos Organic cosmos-organic-cosmebio et Cosmébio Bio excluent les particules dont la taille est comprise entre 1 et 100 nms. Cependant,  des dérogations sont possibles après l’examen des dossiers techniques présentés par le fabriquant demandeur.

Rien n’empêche un producteur « indélicat » de fournir à un fabriquant bio des matières premières dont un pourcentage est constitué de nanoparticules et ceci, sans l’en informer. Il est assez difficile pour un fabriquant de contrôler constamment la totalité des ingrédients livrés par ses fournisseurs, d’autant que les nanos sont difficiles à distinguer des matériaux « classiques » à première vue.

A l’issue de cette première partie, vous savez que:

  1. Les cosmétiques actuels sont envahis par les nanomatériaux.
  2. Ces nanomatériaux présentent des risques importants pour la santé, d’autant plus que toutes les études indispensables n’ont pas encore été réalisées.
  3. Lire les étiquettes des ingrédients ne permet pas de savoir avec certitude si le produit concerné contient ou non des nanoparticules.

Alors que faire pour vous protéger vous et votre futur bébé des risques des nanomatériaux?

C’est ce que nous allons voir dans la deuxième partie de l’article. Dans la suite, je vais vous proposer des astuces simples mais efficaces pour vous permettre de réaliser la majorité de vos soins de beauté sans nanoparticules.

Alors, à tout de suite pour les solutions!

 

 

 

 

7 commentaires sur “Futures Mamans, pas de nanos dans vos cosmétiques!

  1. Bonsoir, vous citez l’argent colloïdal? Vous ne recommandez pas l’argent colloïdal ? Je l’utilise pour désinfecter les plaies en 20 ppm….? Merci beaucoup de votre aide

    J'aime

  2. Bonjour.
    J’utilise l’argent colloïdal en 20ppm ou 15 pour désinfecter les plaies et parfois nettoyer le nez en cas de rhume.
    Est-ce dangereux?
    En combien de ppm est-il nano?
    Merci d’avance 🙏🙏

    J'aime

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