Des polluants dans les petits pots pour bébé?

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Le rayon de l’alimentation infantile en supermarché

 

Bonjour à tous!

L’article précédent intitulé « Les laits infantiles, préférez les biologiques! »  vous a aidé à choisir un lait maternisé le plus sain possible pour Bébé.

Plusieurs mois se sont écoulés depuis la naissance et le lait ne suffit plus à couvrir tous les besoins nutritionnels de votre enfant ni à répondre à son envie de découvrir des saveurs et des textures nouvelles. Voici venir le temps des premières purées de légumes et des compotes de fruits…

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Voici venir le temps des premières purées à la cuillère…

En tant que parents, vous désirez donner à votre enfant des aliments qui respectent au mieux sa santé. Toutefois, notre environnement est extrêmement pollué et cela impacte toute la chaîne alimentaire, même celle de l’alimentation infantile. La communauté scientifique a reconnu que les enfants âgés de zéro à trois ans constituaient une population  beaucoup plus sensible que les autres aux risques chimiques. Les parents doivent donc disposer d’informations fiables pour pouvoir sélectionner les marques d’aliments infantiles  les moins contaminés.

Dans la première partie de cet article, vous allez faire connaissance avec les contaminants  présents dans les petits pots.

Les données exposées proviennent de l’Etude de l’Alimentation Totale infantile effectuée pour l’Anses de 2010 à 2016. Pour réaliser celle-ci, les experts ont recueilli et analysé des centaines d’échantillons de nourriture consommée quotidiennement par des enfants âgés de 0 à 3 ans. Les résultats vont vous surprendre!

L’Etude réalisée par les experts de l’Anses

En septembre 2016, l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a publié un rapport établi par un collectif d’experts sur « L’exposition des enfants de moins de trois ans à certaines substances présentes dans l’alimentation« . Ce rapport s’intitule Étude de l’Alimentation Totale Infantile .

De 2010 à 2016, des experts ont examiné les régimes alimentaires de 705 enfants âgés de 0 à 3 ans, dont 446 enfants de moins d’un an. Des analyses ont été réalisées sur  457 échantillons de nourriture provenant de petits pots, d’assiettes-repas, de briques de soupes, de viandes, de poissons,  de fruits et jus de fruits, de desserts lactés et de céréales, etc..

Les contaminants détectés dans l’alimentation infantile

L’étude des échantillons alimentaires a permis de constater la présence:

-de résidus de pesticides

_d’éléments-traces métalliques également appelés  « métaux lourds »

-de substances migrantes provenant des matériaux au contact des denrées alimentaires

-de substances nocives apparaissant durant la cuisson des aliments

-de polluants persistants tels que des dioxines, des polychlorobiphényls et des retardateurs de flamme bromés.

A quel moment a lieu la contamination des aliments?

Les analyses effectuées sur la nourriture indiquent que la contamination peut intervenir à tous les stades d’élaboration des  aliments.

-avant et après la récolte, les matières premières (légumes, fruits, céréales, lait, viandes, poissons) sont contaminées par des résidus de pesticides, des métaux lourds et des polluants organiques persistants.

– la transformation et la cuisson des aliments sont à l’origine de la présence   d’acrylamide, de furane et d’Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques.

-certains  matériaux d’emballage (cartons, plastiques, matériaux vernis) laissent migrer des phtalates et des photo-initiateurs d’encre dans les aliments.

Les conclusions des experts de l’Anses

Dans la synthèse du rapport, on peut lire que « Les risques liés à l’exposition des enfants en bas-âge aux  polluants des aliments sont globalement maîtrisés »!

Voici en réalité le détail des constats inquiétants faits par ces experts:

  • le plomb, l’arsenic inorganique, le nickel, les dioxines, les furanes, les PCBs: leurs teneurs dans les aliments destinés aux enfants est jugée  « préoccupante« .

 

  • l’aluminium, le méthylmercure, le chrome VI, le cobalt, le strontium, le cadmium, le Bisphénol A, le lindane, le dieldrine, le propylène-thiourée: leur concentration dans les aliments « ne permet pas d’exclure tout risque sanitaire pour les enfants« .

 

  • le lithium, l’argent, l’arsenic inorganique, l’étain, les phtalates DnOP et DIBP, 17 résidus de pesticides: les analyses n’ont pas permis de déterminer si leur taux de présence dans les aliments avait un impact sur la santé des enfants!

 

 

Des contaminants trop présents dans l’alimentation infantile

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Les résidus de pesticides

469 résidus de « substances actives et métabolites » ont été recherchés dans les aliments, alors que plus de 460 substances actives  et 230 adjuvants de pesticides sont autorisées à ce jour en Europe, sans compter les anciens pesticides interdits mais accumulés dans les sols .

Voici un extrait du tableau de l’EATI 2016 concernant les pesticides retrouvés dans la nourriture destinée aux enfants en bas-âge :

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Pourcentages d’aliments infantiles contaminés par des résidus de pesticides (extrait de l’EATI 2016 par l’ANSES)

100% des échantillons de céréales infantiles, de jus de fruits infantiles, de potages et purées, de pots de fruits, de pots de légumes et de pots de légumes-viande et légumes-poisson contiennent des résidus de pesticides.

316 résidus ont été trouvés dans 30 échantillons de pots de fruits –  moyenne = 10 polluants différents par échantillon– en sachant que toutes les substances existantes n’ont pas été recherchées.

170 résidus détectés dans 45 échantillons de pots de légumes-viande et légumes-poisson (moyenne= 3,8 résidus/ échantillon) et 109 pesticides dans 27 échantillons de pots de légumes (moyenne= 4 résidus/ échantillon de légumes).

les céréales infantiles ne sont pas épargnées non plus avec 56 détections de pesticides dans 17 échantillons (moyenne= 3,2 résidus par échantillon de céréales).

Pour « l’anecdote », le rapport des experts mentionne la « découverte » de 20 résidus de pesticides différents dans un seul  échantillon de pot de fruits « pommes-framboises »!

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Les effets toxicologiques des résidus d’herbicides, de fongicides et d’insecticides présents dans les échantillons ne sont pas anodins:

♦PBO: le Piperonyl Butoxide est suspecté d’être un perturbateur endocrinien.

♦Captane: c’est un fongicide soupçonné d’être cancérigène (EPA).

♦Carbendazime: fongicide, génotoxique, susceptible de nuire au développement du fœtus pendant la grossesse.

♦Dodine: fongicide et bactéricide, il est toxique par ingestion.

♦Acétamipride: insecticide neurotoxique, soupçonné d’être un perturbateur endocrinien.

♦Tébuconazole: fongicide, nocif par ingestion, peut nuire au fœtus pendant la grossesse.

♦Prosulfocarbe: herbicide sensibilisant, bioaccumulatif.

♦DDT: insecticide persistant, classé cancérigène probable par le CIRC pour le foie, les testicules et les lymphomes.

 

Des métaux lourds qui pèsent sur la santé des nourrissons

 

Les experts de l’Anses ont constaté que la présence de certains métaux lourds dans les aliments infantiles est préoccupante pour la santé des petits.

L’aluminium

C’est un métal toxique pour le système nerveux central, pour le système immunitaire et pour le tissu osseux.

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Contamination des aliments infantiles par l’aluminium

D’après ce tableau, 100% des échantillons de boissons lactées, de céréales infantiles, de desserts lactés infantiles, de potages et purées, de pots de fruits, de pots de légumes, de pots de légumes-viande ou légumes-poisson contiennent de l’aluminium.

Les légumes et les céréales présentent les taux de contamination les plus élevés.

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Des épinards contenant de l’aluminium?

 

L’Agence rapporte qu’un échantillon d’épinards analysé contenait jusqu’à 11mg/kg-1 d’aluminium et des barres chocolatées en contenaient jusqu’à 33mg/kg-1!

 

L’arsenic

Si vous n’y croyez pas, voici un extrait du tableau de l’EAT Infantile révélant la présence d’arsenic dans les petits pots.

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100% des échantillons de jus de fruits infantiles, des céréales infantiles ainsi que 91% des potages-purées et des pots de légumes- viande et légumes- poisson contiennent de l’arsenic.

Les doses  les plus élevées ont été relevées dans des pots contenant du poisson (27,3µg.kg-1) . Les céréales et le riz en particulier peuvent présenter de fortes teneurs en arsenic.

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De l’arsenic dans le riz?

L’arsenic est une substance cancérigène, neurotoxique, qui peut provoquer des pathologies cardio-vasculaires, respiratoires, gastro-intestinales, immunologiques et altérer le métabolisme du glucose ainsi que la fonction de reproduction et le développement de l’enfant.

Le cadmium

C’est un cancérigène (CIRC) qui s’accumule dans le foie et les reins, entraînant à la longue des néphropathies, une fragilité osseuse et des troubles de la reproduction. Une exposition trop élevée dans la petite enfance pourrait également provoquer des pathologies neurologiques.

Certains échantillons d’aliments infantiles présentaient des dépassements de la dose hebdomadaire tolérable (DHT) de cadmium (Cf. extrait du tableau) :

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Dépassements de la DHT de cadmium chez les enfants de moins de 3 ans du fait de l’alimentation

Les teneurs les plus élevées en cadmium ont été retrouvées dans les légumes en général et dans les biscuits.

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Des biscuits au cadmium?

Le plomb

C’est un métal très toxique qui peut provoquer des troubles du système nerveux central (comportement, quotient intellectuel) et des pathologies rénales et cardio-vasculaires. Le plomb inorganique est classé « cancérigène probable » par le CIRC.

Du plomb est retrouvé dans 100% des échantillons de céréales infantiles, des boissons et desserts lactés, jus de fruits infantiles, potages et purées, pots de fruits. 82% des pots de légumes et 93% des pots de légumes-viande ou légumes-poisson sont également contaminés.

Le mercure

On le trouve dans les échantillons sous deux formes: le méthylmercure et le mercure inorganique. Le méthylmercure est toxique pour le système nerveux central et le système cardio-vasculaire et il est classé « cancérigène probable » par le CIRC. Le mercure inorganique est nocif pour le système nerveux, pour la fonction rénale, pour le système immunitaire ainsi que pour la reproduction et le développement.

Le méthylmercure se retrouve concentré dans les poissons. Le mercure inorganique contamine des céréales telles que le riz et le blé.

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Les poissons concentrent la plupart des contaminants!

L’étude a mis en évidence que certains enfants entre 13 et 36 mois avaient une alimentation qui les exposait à des dépassements de la dose journalière tolérable (DHT) de méthylmercure.

Le nickel

C’est un métal toxique pour le système immunitaire et également pour les gènes38% des enfants âgés de 7 à 12 mois concernés par l’étude avaient un régime alimentaire les exposant à des dépassements de la DJT de nickel (pots de légumes-viande ou légumes-poisson).

La présence de nickel dans les aliments infantiles est jugée préoccupante pour la santé des moins de 3 ans.

Comme vous le voyez, les métaux lourds ne sont pas les amis des enfants!

 

Des Polluants Organiques Persistants dans les petits pots

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Les POPs sont un ensemble de molécules d’origine industrielle qui contaminent les sols,  l’air et l’eau. Elles proviennent des fumées des incinérateurs, des produits  ignifugeants, des isolants électriques et des revêtements anti-adhésifs à base de fluor. Ces molécules s’accumulent dans les sols, les cours d’eau, les végétaux puis dans les graisses animales. Elles sont concentrées dans les produits laitiers et dans les poissons.

  • les dioxines et les furanes (PCDD/F): émises dans les fumées d’incendies et celles des incinérateurs, elles sont toxiques pour le système nerveux, la reproduction, le développement et pour la glande thyroïde. Certaines sont des cancérigènes avérés.

L’étude les a détectées dans les desserts lactés, les céréales infantiles, les purées et potages, dans les pots de légumes-viande ou légumes-poisson ainsi que dans les biscuits pour bébés. L’échantillon présentant le taux le plus élevé de dioxines-furanes provenait d’un petit pot saumon-oseille.

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Desserts lactés et céréales contiennent des dioxines!
  • les polychlorobiphényles ou PCBs: servant autrefois de fluides isolants dans les transformateurs électriques, les PCBs sont neurotoxiques, immunotoxiques, perturbateurs endocriniens et cancérigènes.

Leurs teneurs sont élevées dans le lait et ses dérivés ainsi que dans les poissons.

  • Les retardateurs de flamme bromés ou RFB: utilisés en tant qu’ignifugeants dans les objets du quotidien (meubles, tissus, plastiques, rembourrages, literie,..), ils sont cancérigènes, perturbent le fonctionnement de la thyroïde et peuvent nuire au développement cérébral.

Ils sont présents à des teneurs plus élevées dans les dérivés du lait et les poissons.

L’Anses a  constaté des dépassements significatifs des doses tolérables de dioxines et de furanes chez les nourrissons à partir de 7 mois. De même, les doses « tolérables » de PCBs sont dépassées de manière significative chez les enfants dès l’âge de 13 mois.

Migration de molécules toxiques provenant des emballages

 

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Les emballages en plastique relarguent des contaminants!

Les aliments pour bébés sont vendus dans des contenants fabriqués à partir de trois types de matériaux: le verre (petits pots), le plastique (bols, assiettes, gourdes, sachets, dosettes) et le carton (briques, boîtes).

Ces matériaux peuvent relarguer certains de leurs composants chimiques dans les denrées avec lesquelles ils sont en contact. Voici quelques-unes des substances qui ont été retrouvées dans les aliments:

♦ le bisphénol A: composant des plastiques et des résines époxydiques (revêtement intérieur des conserves), il est toxique pour la reproduction (œstrogénomimétique), pour le système immunitaire, pour le métabolisme (diabète). Il pourrait aussi être à l’origine de troubles neuro-comportementaux.

Dans l’étude EATI 2016, du BPA a été découvert dans 100% des jus de fruits infantiles, 59% des pots de fruits, 61% des pots de légumes, 47% des pots de légumes-viande ou légumes-poisson et 50% des potages-purées.

♦ les phtalates: ce sont des plastifiants et des solvants utilisés pour la fabrication des cartons, des plastiques et des films alimentaires.  L’étude en a détecté plusieurs dans les aliments pour enfants:

  • du DEHP: c’est une substance présumée reprotoxique, nocive pour le foie et les reins. 70% des échantillons d’aliments analysés en contenaient. Les plus fortes teneurs ont été retrouvées dans les biscuits pour bébés, dans les céréales infantiles conditionnées en dosettes plastique ainsi que dans les repas pour enfants présentés dans des assiettes ou coupelles en plastique.

 

  • du DINP: toxique pour le foie et les reins, il a été détecté dans 33% des céréales en dosettes individuelles et au taux le plus élevé (161,5µg/kg), ainsi que dans 29% des contenants en plastique de repas de légumes-viande ou légumes-poisson.

 

  • du BBP: il est toxique pour le foie, les reins et l’appareil reproducteur. Des biscuits pour bébés ont présenté la teneur la plus élevée en BBP parmi tous les échantillons analysés. 33% des céréales en dosettes, 7,7% des pots de fruits, 29,4% des pots de légumes et 42,1% des pots légumes-viande ou légumes-poisson en emballages plastiques en contenaient.

 

  • du DnBP: Il présente la même toxicité que le BBP. On le retrouve aussi dans les biscuits pour bébés et les céréales infantiles.

 

♦ les alkylphénols : ces substances entrent dans la composition des plastiques , des résines et des vernis. L’alkylphénol appelé 4-Nonylphénol (4-NP) a été détecté dans 70% des échantillons alimentaires: 100% des céréales et des desserts lactés infantiles, des laits de croissance, des potages-purées, dans 91% des pots de fruits, 86% des pots de légumes et 63% des pots de légumes avec viande ou poisson. Le 4-NP est classé Perturbateur Endocrinien par le Danemark.

♦ les photo-initiateurs d’encres: ce sont des substances utilisées pour l’impression des encres et des revêtements à séchage ultra-violet. Elles ont la capacité de migrer depuis les emballages alimentaires de type papier, carton et plastique jusque dans les aliments. Des benzophénones ont ainsi été détectées dans une partie des échantillons: 33% des biscuits, 25%des fromages, 14,3% des légumes et 25% du riz et blé dur. Certaines benzophénones sont classées « cancérigène possible », suspectes d’être des perturbateurs endocriniens. Elles ont des effets toxiques sur la  fonction rénale et la reproduction.

 

Des risques sous-estimés

 

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Les scientifiques qui ont réalisé l’EATI ont déclaré que les résultats des analyses effectuées sont affectés par de nombreuses incertitudes:

  1.  les analyses n’ont été réalisées que sur 457 échantillons prélevés dans 309 aliments.
  2. 670 substances différentes ont été recherchées, mais pas dans la totalité des échantillons.
  3.  les risques n’ont été évalués que pour 400 substances nocives
  4. sur les 469 résidus de pesticides détectés dans les aliments, l’évaluation des risques n’a porté que sur  281 d’entre eux.
  5. certains contaminants n’ont pas pu être détectés du fait d’une sensibilité insuffisante des appareils de mesure en laboratoire.
  6. de nouvelles substances migrant depuis les matériaux d’emballage jusque dans les aliments n’ont pas été prises en compte: au moment de l’étude, les chercheurs n’avaient pas encore établi de protocoles solides pour évaluer leurs risques sanitaires.
  7. les Valeurs Toxicologiques de Référence utilisées pour estimer les risques sanitaires sont des valeurs-limites établies pour la population totale. Certaines ne conviennent pas pour les enfants de moins de 3 ans dont l’organisme a un seuil de tolérance aux substances chimiques inférieur à celui des adultes.
  8. l’effet « perturbateur endocrinien » de certains contaminants n’avait pas encore été déterminé au moment de l’étude.
  9. les risques toxicologiques résultant de la présence concomitante de plusieurs polluants dans les aliments ou « effet cocktail » n’ont pas été  évalués.
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Des effets-cocktails inconnus à ce jour!

 

Agir pour éviter les polluants dans les petits pots

Les parents  sont convaincus en toute bonne foi que les aliments industriels élaborés pour les tout-petits  présentent des garanties sanitaires suffisantes en terme de limitation des substances nocives. La fabrication des petits pots, assiettes, bols et autres aliments destinés aux moins de trois ans est encadrée entre autres par les Directives 2006/125/CE et 2006/141/CE , ainsi que par le Règlement modifié CE1881/2006   . Cette règlementation limite effectivement la présence d’une partie des substances nocives. L’examen détaillé du rapport des experts de l’ EATI 2016 nous prouve cependant que malgré cette législation, les teneurs en contaminants restent bien trop élevées et peuvent ainsi affecter la bonne santé et le bon développement de nos enfants :

  • certains polluants sont beaucoup trop présents dans les aliments pour bébés puisque leurs taux entraînent le dépassement des « doses journalières tolérables ». C’est le cas de résidus de pesticides, du plomb, de l’arsenic, du nickel, des dioxines et furanes, des PCBs, de l’aluminium, du chromeVI, du cadmium, du méthylmercure et de l’acrylamide.

 

  •  de nombreux contaminants toxiques des aliments infantiles échappent à la réglementation: substances en quantités inférieures aux seuils de détection ou de quantification, molécules insuffisamment étudiées (PFOA/PFOS, phtalates, nouveaux pesticides), molécules émergentes dont l’impact sanitaire est avéré mais mal défini (nano-particules, 3-MPCD, esters de chloropropanol, congénères de retardateurs de flamme bromés, substances migrant depuis les emballages,..).

 

  •  les effets-cocktail n’ont pas été évalués. Les scientifiques ne savent pas du tout quels sont les effets négatifs découlant de la présence en simultané de plusieurs polluants  dans l’organisme d’un enfant en bas-âge: ajout ou potentialisation des effets toxiques? Nouveaux effets toxiques?

 

Étant donné que la législation actuelle ne suffit pas à garantir une alimentation suffisamment saine pour les enfants de moins de 3 ans, nous allons voir dans la deuxième partie de cet article comment adopter facilemce que vous les parents allez pouvoir mettre en place facilement afin de diminuer ces risques. Alors à très bientôt pour la suite!

L’article que vous venez de lire avait pour but de vous alerter sur la contamination de l’alimentation infantile industrielle, malgré son encadrement par la législation. A présent que vous connaissez les risques liés à la présence excessive des polluants, la seconde partie de cet article va vous donner les informations essentielles pour vous permettre de choisir des aliments infantiles avec le moins de contaminants possible. Alors à très vite pour l’exposé des solutions!

 

 

 

 

 

 

 

 

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