Allergies alimentaires: évitez les pesticides et les additifs chimiques durant la grossesse

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Framboise au jardin

 

Bonjour à tous,

Les allergies alimentaires sont de plus en plus présentes dans nos vies et dans celles de nos enfants. Elles obligent à prendre de nombreuses précautions lors des repas à la maison ou à l’extérieur.

Dans l’article précédent, vous avez découvert que la présence de pesticides dans les aliments  n’est pas bénéfique à la santé des nourrissons, déjà au cours de la grossesse puisque de nombreuses substances chimiques sont susceptibles de traverser le placenta.

Le risque que nous allons traiter dans cet article est celui des allergies alimentaires. Elles apparaissent sous la forme de symptômes qui vont de l’éruption cutanée  jusqu’au choc toxique grave. Nous allons voir dans ce qui suit  comment minimiser ce risque en choisissant les bons aliments.

Pesticides et  additifs en lien avec les allergies.

Depuis quelques décennies, la fréquence des allergies alimentaires est en constante augmentation chez les enfants: allergies au gluten, aux protéines du lait de vache, au lactose, aux œufs, aux arachides, aux noix, aux fruits exotiques, aux huiles de tournesol et de sésame, aux lupins, aux poissons, aux épices, etc…

Les pesticides et les additifs alimentaires de synthèse perturbent le bon fonctionnement de l’organisme. Il peuvent interférer avec le système immunitaire de l’enfant et  favoriser l’apparition de réactions d’allergie.(Cf. Centre d’Allergologie de Bordeaux-Nord)

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Extrait du Site Web du Centre d’Allergologie de Bordeaux Nord– Allergies alimentaires-Août 2016

Les symptômes qui apparaissent en cas d’allergie peuvent être graves: urticaire géant, œdème, choc, etc… Si votre enfant devient allergique à certains aliments, vous serez dans l’obligation de surveiller de manière constante et rigoureuse la nourriture qu’il consomme. Et bien entendu, tout l’entourage (famille, école, amis) devra également être informé de la liste des aliments à bannir.

Pour éviter ces « désagréments », il vaut mieux agir de manière préventive en donnant dès la naissance une alimentation sans pesticides ni additifs, même si ces derniers sont encore autorisés par la législation européenne….!

La présence des pesticides dans les aliments conventionnels

Pour vous donner une idée de la quantité de pesticides présents dans les aliments conventionnels, voici trois extraits du « Canevas de traitements conseillé par la Chambre d’Agriculture du Tarn -et -Garonne »  destiné en 2016 aux producteurs de pêches non « biologiques »:

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Extrait du canevas (1)

 

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Extrait du canevas (2)

Dans l’extrait (3) qui suit, vous pouvez découvrir la légende qui explique que le point rouge accolé au nom de certains pesticides signifie: « Produit classé Mortel-toxique« …..!

 

 

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Extrait du canevas (3)

Plus de 20 traitements chimiques sont autorisés sur les pêchers avant la récolte!

En Europe, l’agriculture conventionnelle autorise plus de 4000 pesticides différents!

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Un saupoudrage toxique

Après application de traitements phytosanitaires sur les cultures, un pourcentage de ceux-ci reste à la surface des végétaux et/ou rentre à l’intérieur des plantes par les racines . Le reste des pesticides lessivé par les eaux de pluie rentre dans les sols et il est réabsorbé par les racines des mêmes plantes.

La consommation de ces végétaux entraîne l’ingestion des pesticides qu’ils contiennent!

Diminuer les risques d’allergies alimentaires

L’agriculture biologique évite au maximum l’utilisation de pesticides dans les cultures et les élevages.logo_ab Le label biologique de l’Union européenne n’autorise que 50 pesticides qui ne sont pas d’origine synthétique. Les autres labels (Nature et Progrès, Demeter) sont encore plus restrictifs.

Un aliment certifié « bio », ça signifie que les ingrédients entrant dans sa composition excluent au maximum les substances toxiques. Les règles d’exclusion varient en fonction de l’aliment et du label biologique: label de l’Union Européenne, Demeter Biodynamie, Nature et Progrès,.. (Cf. Article sur les labels biologiques).

Les fertilisants utilisés en agriculture biologique

Pour enrichir les sols , l’Agriculture Biologique dispose de plusieurs techniques saines:

  • la fertilisation des sols: ils sont enrichis soit par des apports de matières organiques telles que du fumier ou du compost issus d’exploitations bios, soit par des engrais verts ( trèfle, phacélie, lupin, seigle, pois, vesce,…). Ces plantes captent les minéraux solubles des sols. Après floraison, elles sont enfouies dans les terres et restituent les minéraux  aux cultures vivrières semées ensuite.
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Fiche technique des engrais verts du réseau GAB/FRAB- Agrobio Bretagne
  • La rotation des cultures: toutes les plantes ont besoin de minéraux et de substances organiques pour croître. L’agriculture conventionnelle utilise des engrais chimiques ( superphosphates et azote) en grandes quantités, voir même des boues de stations d’épuration! Ces boues contiennent de nombreux polluants dont des métaux lourds extrêmement toxiques (mercure, plomb, chrome, cadmium,..) qui se retrouvent en bout de chaîne dans nos aliments. L’agriculture biologique interdit ces fertilisants. Elle pratique la « rotation des cultures« . Cette technique consiste à ne pas cultiver plusieurs années de suite le même végétal au même endroit et à laisser les sols « se reposer » certaines années (jachère). Les sols se renouvellent ainsi naturellement, ce qui évite l’apparition de maladies et la prolifération des prédateurs.

 

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Rotation des cultures (fiche technique Agribio Bretagne)

La lutte contre les maladies et les prédateurs

L’agriculteur bio dispose de plusieurs outils sans risques chimiques:

  • le maintien de petites surfaces délimitées par des haies: les haies sont des lieux de vie pour les prédateurs des nuisibles, c’est-dire les oiseaux, les petits rongeurs, les hérissons, etc.. Ceux-ci contribuent naturellement à éviter la prolifération des insectes nuisibles.
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Arsinoé, le hérisson ami des jardins naturels
  • la culture de variétés végétales plus résistantes
  • des procédés non-polluants pour lutter contre les insectes nuisibles: pièges à phéromones, appâts collants, lumineux et alimentaires, savon noir, huile de colza, huiles essentielles, autres insectes prédateurs des nuisibles, Bacille de Thuringe, barrières mécaniques (limaces), pyréthrines, Quassia, huile de Thuya, vinaigre,…
  • des procédés réglementés plus naturels pour limiter les maladies des plantes: décoctions et purins de plantes (ortie, prêle, chêne, absinthe,..), silicate de soude, bicarbonate de sodium, soufre, cuivre, permanganate de potassium,..

 

L’alimentation et la santé des animaux dans les élevages biologiques

Plus personne n’ignore les conditions de vie difficiles des animaux dans les élevages conventionnels:

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La vache en conventionnel, c’est pas la joie!
  • Ils sont nourris avec des rations alimentaires les moins coûteuses possible. Leur alimentation (fourrages, tourteaux, acides aminés de synthèse, compléments divers) est contaminée à la fois par des pesticides, des métaux lourds , des Organismes génétiquement Modifiés (OGM) ainsi que par des additifs de synthèse servant à « booster » leur croissance de manière artificielle (Cf. Etude de l’Observatoire des Résidus de Pesticides d’octobre 2010). Les élevages et les bâtiments dans lesquels ils sont parqués sont nettoyés et désinfectés avec des substances très toxiques. Les animaux sont  traités préventivement et de manière systématique à l’aide de médicaments vétérinaires tels que des vaccins, des antibiotiques, des corticoïdes, des insecticides et antiparasitaires, des psychotropes, etc.. Or, il est reconnu que les animaux (bovidés, moutons, porcs, volailles, poissons,..) sont des organismes bio-concentrateurs. Ce qui signifie qu’un pourcentage des substances absorbées (médicaments, additifs, antibiotiques, hormones, pesticides,..) reste dans les organismes animaux. Ces substances nocives sont ainsi « concentrées » dans les denrées animales , en particulier dans le lait, les abats, les parties contenant de la graisse et dans toute la viande en général.
  • Les élevages conventionnels ne respectent pas les besoins physiologiques et de confort des animaux: ils sont « surpeuplés », les animaux sont confinés dans des bâtiments ou des cages étroites, l’accès à l’air libre est rare voir inexistant, les cycles naturels d’accouplement ne sont pas respectés (synchronisation des chaleurs  des vaches par injection d’hormones, césariennes consécutives aux fécondations répétées des vaches avec des mâles d’une autre race beaucoup plus volumineuse,..), etc…
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Pas mieux pour les volailles en conventionnel!

A l’opposé, les élevages bios respectent les besoins physiologiques et de bien-être des animaux:

  • la densité d’animaux par mètre carré est beaucoup moins élevée
  • les caillebotis sont interdits
  • les petits veaux ne sont pas isolés du reste du troupeau
  • les animaux ont accès à un parcours extérieur
  • le pâturage est obligatoire durant un nombre de mois déterminé, un abri est prévu pour les animaux quand ils sont en extérieur
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Élevage biologique
  • la ration alimentaire est biologique. Elle contient des végétaux frais, des feuilles, des racines, des fleurs et exclut les OGM.
  • la « synchronisation des chaleurs » et les transferts d’embryon sont proscrits.
  • les bâtiments sont construits en matériaux non-toxiques et désinfectés à l’aide de substances les moins nocives possible.
  • pour éviter les maladies, les éleveurs choisissent des races locales rustiques et évitent les consanguinités.
  • les traitements allopathiques, les antiparasitaires et les vaccins sont limités. Si un animal est malade, il est soigné en priorité avec des médecines alternatives naturelles: homéopathie, phytothérapie et aromathérapie.

Les élevages bios  respectent les besoins des animaux et les aliments qui en sont issus (viande, œufs, laitages) contiennent beaucoup  moins de substances chimiques pouvant favoriser les allergies.

La supériorité nutritionnelle des aliments biologiques

La transformation des céréales (décorticage des grains, mouture, chauffage, mélange avec d’autres ingrédients) est nécessaire pour la fabrication des aliments tels que les farines, semoules,flocons, pains, viennoiseries, gâteaux,  etc…

La transformation des végétaux permet d’obtenir des conserves: confitures, compotes, plats préparés frais, surgelés, légumes en bocaux, légumes lacto-fermentés, purées, saumures, huiles, jus, sirops, …

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La transformation des viandes est à la base des charcuteries, des salaisons, des fumaisons et des conserves de viande.

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La transformation du lait permet d’obtenir les produits laitiers: lait écrémé, yaourts, beurres, crèmes, fromages, entremets, glaces, …

En alimentation classique, les produits transformés ont été modifiés par l’incorporation de nombreux additifs chimiques de synthèse: conservateurs, colorants, exhausteurs de goût, améliorants de texture, arômes artificiels, … Les procédés autorisés dans l’industrie alimentaire pour transformer les matières de base ne respectent pas non plus l’intégrité des nutriments : chauffage à ultra-hautes températures, extraction par solvants pétrochimiques, micro-ondes, ionisation, atomisation,…

Les produits transformés biologiques sont fabriqués selon d’autres procédés, beaucoup plus respectueux des nutriments.

Les matières premières sont issues de l’agriculture biologique, sans pesticides de synthèse.

Leur transformation a été réalisée à l’aide de procédés « doux » qui ne dénaturent pas les nutriments: chauffage à basse température, pasteurisation, extraction par pression, broyage à froid, malaxage, filtration, etc..

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L’ajout d’additifs se fait à partir de listes de substances généralement inoffensives: lécithine biologique, carotène, acide citrique, charbon végétal, pectine, extraits d’algues, huiles essentielles, acide lactique, …

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En résumé, les aliments de l’Agriculture Biologique  contiennent:

-moins de: pesticides, produits vétérinaires de synthèse, métaux lourds, additifs chimiques, solvants pétrochimiques.

-plus de: nutriments non-dénaturés, sels minéraux, vitamines, oligo-éléments, enzymes.

Ils ne favorisent pas l’apparition d’allergies alimentaires.

 

Produire soi-même ses aliments biologiques

 

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Un potager pour les grands ..et les petits!

Dès lors qu’on dispose d’une petite surface de terrain, celle-ci est suffisante pour aménager un mini potager. Même si vous n’avez qu’une terrasse ou un balcon, vous pouvez  y installer des « carrés potagers » vendus dans les jardineries. Ils vous permettront de cultiver quelques plantes de base telles que du persil, de la ciboulette, des laitues, des tomates, des radis, …

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Cultures variées sur une petite surface

Pour pratiquer le jardinage biologique, il vous faut un minimum de connaissances: savoir comment fertiliser un sol, composter ses déchets verts, semer à la bonne période, faire les meilleurs associations de végétaux pour éviter les maladies, etc…Il existe de nombreux sites internet de jardinage bio. En voici quelques-uns:

Terre vivante.org

Un jardin bio.com

Tous au potager.fr

Rustica.fr

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Un panier bio, ça vous tente?

 

Vous pouvez acheter vos aliments bios sur les marchés paysans,  dans les magasins spécialisés (Biocoop, Biomonde, La Vie Saine, On a la Vie, ..) ou encore dans les rayons bios des supermarchés classiques.

 

 

 

Des blogs spécialisés proposent des recettes bios et gourmandes qui peuvent vous inciter à tester ces aliments. Je vous mets les liens de ces sites, en sachant qu’ils fournissent également des recettes destinées tout spécialement aux bébés:

Biogourmand.info

Cleacuisine.fr

100-vegetal.com

les recettes de juliette.fr

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un bon appétit sans allergies!

 

 

 

 

 

 

 

Comme vous le constatez, les aliments issus de l’Agriculture Biologique sont l’idéal pour vous permettre d’élaborer des menus avec le moins de pesticides possible. Mais pour être certain qu’un aliment est réellement issu de l’Agriculture Biologique, il est nécessaire qu’il porte la garantie d’un label officiel. Dans notre prochain billet, nous allons nous pencher sur les différents labels bios existant en France et découvrir quels sont les plus exigeants.

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